Jacob-Bellecombette est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Historiquement la commune correspond à la réunion de deux anciens hameaux à la fin du Moyen Âge et fait actuellement partie de l'agglomération chambérienne et de Grand Chambéry. Son territoire de dimension modeste est partagé entre la cluse de Chambéry et les premiers contreforts nord du massif de la Chartreuse. La commune accueille l'un des sites de l'université Savoie-Mont-Blanc.

Géographie

Situation La commune de Jacob-Bellecombette est située dans le département de la Savoie, au sud de la préfecture qu'est la ville de Chambéry. D'une superficie relativement limitée, la commune s'étend sur dans la cluse de Chambéry, plus précisément sur les contreforts nord du massif de la Chartreuse.

Malgré ces premières pentes, Jacob-Bellecombette comporte un dénivelé de moins de , d'une altitude minimale de à la limite avec le quartier du Biollay de Chambéry au nord-ouest, à à la limite du hameau du Haut Chanaz de Barberaz, au sud-est.

La crête sur laquelle est situé ce hameau marque la limite est de la commune. Au sud-ouest, c'est le ruisseau du Pontet qui marque la limite avec Cognin. Du côté de Chambéry, au nord, les limites sont fixées au niveau de certaines rues, comme la rue du Chaney.

Hydrographie Le ruisseau du Pontet, ou Nant du Pontet, est le seul cours d'eau arrosant la commune. Arrivant par Montagnole au sud-est, ce cours d'eau se jette dans l'Hyères à Cognin à moins de de la limite ouest de Jacob-Bellecombette. Sur la commune, ce ruisseau comporte plusieurs cascades, des marmites et de petites gorges.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Challes-les-Eaux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Communes limitrophes vignette|gauche| Jacob-Bellecombette et les communes voisines.|alt= Jacob-Bellecombette et les communes voisines.

Jacob-Bellecombette possède au total quatre communes limitrophes, dont Chambéry au nord et nord-ouest de la commune. Les autres communes sont Barberaz à l'est et sud-est, Montagnole au sud et Cognin à l'ouest.

Voies de communication et transports Voies routières vignette|Entrée de l'ex-RN 512 à Jacob en arrivant du col du Granier en Chartreuse. La commune de Jacob-Bellecombette n’est traversée par aucun itinéraire routier majeur, qu'il s'agisse d'autoroute de routes nationales.

Toutefois, la commune se situe à proximité de la route nationale 201, dite aussi « Voie rapide urbaine de Chambéry », assurant la liaison entre les autoroutes A41 pour Annecy, Genève ou Grenoble, et A43 pour Lyon ou l'Italie via les vallées alpines. Plus proche se trouve également l'ancienne route nationale 6, aujourd'hui RD 1006, qui relie Lyon à l'Italie par la vallée de la Maurienne et le col du Mont-Cenis. Arrivant de Cognin, elle dessert le sud de Chambéry à moins d' de la limite nord-ouest de Jacob-Bellecombette.

Par ailleurs, la commune voit passer sur son territoire l’ancienne Route nationale 512 (actuelle RD 912), arrivant de Grenoble et se terminant à Chambéry (Bellevue) après traversée du massif de la Chartreuse par le col du Granier. Cette route est reliée à la mairie et à l'église par la route de Bellecombette.

Transports ferroviaires Jacob-Bellecombette n’est aujourd'hui desservie par aucune ligne ferroviaire. La grande gare ferroviaire la plus proche est la gare de Chambéry - Challes-les-Eaux à moins de . Elle permet des liaisons par TER Rhône-Alpes vers les chefs-lieux de certains départements rhônalpins, dont Lyon, ainsi que les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise et Genève en Suisse. Des liaisons TGV existent également avec Paris, ainsi qu'avec Turin et Milan en Italie.

Par le passé, Jacob-Bellecombette pouvait être desservie par la halte de Cognin, aujourd'hui fermée. Cette halte est située sur la ligne de Saint-André-le-Gaz à Chambéry qui longe l'ouest de la commune en direction de l’avant-pays savoyard, puis de Lyon.

Jacob-Bellecombette a aussi été traversée par plusieurs lignes industrielles atypiques pour relier les carrières se trouvant sur le haut de la commune, autour du lieu-dit Tire Poil, mais surtout les carrières de Montagnole, à l'usine des ciments Chiron à La Revériaz sur Chambéry. Tout d'abord par un chemin de fer à voie étroite de 0,6m - à crémaillère par endroit - de 1912 à 1924 (avec des locomotives à vapeur), remplacé pour la partie centrale par un télébenne à motorisation électrique de 1924 à 1963 (et passage à des locotracteurs électriques aux extrémités), et enfin par une voie ferrée souterraine de largeur 1,1m (utilisant les locotracteurs électriques élargis) : le "Métro de Montagnole", de 1963 à la fin d'exploitation du ciment par Vicat en 1993..

Transport aérien L'aéroport le plus proche de la commune est l'aéroport de Chambéry - Savoie, situé au sud du lac du Bourget à une douzaine de kilomètres. Principalement actif durant la saison hivernale en raison de la présence des stations de sport d'hiver, l'aéroport offre aussi des liaisons régulières avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Un peu plus proche, se trouve l’aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, notamment spécialisé dans les vols en planeurs.

Transports en commun vignette|Deux bus du réseau Synchro, devant le campus de l’université, en novembre 2017. Le territoire communal est desservi par trois lignes du réseau de bus Synchro, géré conjointement par Grand Chambéry et Transdev Chambéry. Les lignes concernées sont : la ligne , qui dispose de son terminus au sud de la commune, relie les deux campus savoyards de l’Université Savoie-Mont-Blanc (au Bourget-du-Lac et à Jacob-Bellecombette) via le centre-ville de Chambéry. Elle ne dessert que son terminus sur le territoire communal (“Université Jacob”). la ligne , qui entre dans la commune par le nord-ouest et en sort à l’est, relie le quartier du Biollay au quartier des Hauts-de-Chambéry, les deux étant rattachés à la Cité des ducs. Elle dessert dix arrêts sur le territoire jacobin (“Université Jacob”, “Mairie Jacob”, “A. Chypre”, “Silènes”, “Champ Parin”, “Ancolies”, “Muses Galantes”, “Bellecombette”, “Mi-Vallon” et “Bellevue”). la ligne , qui arrive sur le territoire depuis le sud-ouest et dispose de son terminus à l’université, relie la commune à Saint-Cassin. Elle ne dessert que son terminus à Jacob-Bellecombette (“Université Jacob”). En heures creuses, cette ligne est assurée en transport à la demande, ce qui permet, en réservant son trajet jusqu’à deux heures avant l’heure souhaitée, d’être récupéré par un bus et déposé au campus, d’où la ligne A assure des départs vers le centre-ville de Chambéry.

Le dimanche et les jours fériés, seules les lignes et circulent. Le réseau de nuit ayant été supprimé dans le cadre du nouveau réseau, la commune ne voit plus de bus traverser son territoire après 22 ou 23 heures, selon les jours.

Urbanisme Typologie Au , Jacob-Bellecombette est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ChambéryUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Chambéry comprend deux villes-centres (Aix-les-Bains et Chambéry) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (46 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (29,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (46 %), zones agricoles hétérogènes (27,6 %), forêts (19,1 %), prairies (7,4 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Hameaux, lieux-dits et écarts La commune de Jacob Bellecombette se compose d'une agglomération centrale divisé en quartiers urbains mais aussi de plusieurs hameaux ruraux, ainsi que de nombreux lieux-dits et écarts..

Bellevue Le Belvédère Le Chanay Les Charmettes La Grobelle La Basinière Bellecombette Tire-poil La Tignette Sécheron Buisson rond La Souris Le Biollay La Favorite Le Grillon Château de la Peysse / Peisse

Toponymie Jacob-Bellecombette est créé en 1497, de la fusion du village de Bellecombette, anciennement rattaché à la paroisse de Montagnole, et du hameau de Jacob, relevant du prieuré de Lémenc...

Bellecombette Le terme « combe », issu du gaulois et attesté sous les formes , , signifiant « creux » ou « vallée » désigne une dépression de profil intermédiaire, moins encaissée que le creux, mais moins vaste que la vallée, .. Le nom de Bellecombette (Bellacombetta) est citée dans un document datant de 1232.

Jacob Le toponyme provient d'un nom d'homme issu de la Bible. Il s'agit de la forme ecclésiastique savante de Jacques. L'église, dédiée à saint Maurice, est mentionnée dès 1250 ().