Saint-Genix-sur-Guiers est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le , elle a fusionné avec les communes de Gresin et Saint-Maurice-de-Rotherens pour former la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages.

Géographie Description et situation Saint-Genix-sur-Guiers est à la fois la commune la plus occidentale et la moins élevée du département de la Savoie. Sous influence de la métropole lyonnaise, elle se situe d'ailleurs à à l'est de Lyon, et est la commune savoyarde la plus proche de l'aire urbaine de Lyon, qui commence quelques kilomètres à l'ouest aux Avenières.

La commune se situe à la confluence du Rhône et du Guiers, au carrefour des départements de Savoie, de l'Isère et de l'Ain, qui domine le Rhône par l'extrémité sud du Bugey.

Communes limitrophes

Géologie

Climat Du fait de la présence du mont Tournier et du Rhône, la commune bénéficie d'un climat plus doux que les communes environnantes.

Cependant, son climat reste toutefois sous influence continentale et montagnarde avec d'abondantes précipitations, des hivers froids et des étés chauds à très chauds.

Hydrographie alt=Le Guiers à Saint-Genix|vignette|Le Guiers à Saint-Genix.

Voies de communication

Toponymie La plus ancienne mention de l'église et de la villa date de 1023, « », d'après le cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne.. On trouve, au cours du , les formes suivantes Apud Sanctum Genesieum (1115), Ad Sanctum Genesieum (1146, 1160) et Petrus de Sancto Genesio (1185).. Au siècle suivant, la paroisse devient Parrochia Sancti Genesii (1239), et apparait les premières mentions du (1244, 1286). alt=Saint-Genix-sur-Guiers|vignette|Saint-Genix-sur-Guiers Au cours de la période médiévale, on disait Aouste Saint-Genis, devenue Saint-Genis d'Aoste, qui va perdurer jusqu'au début du .. On trouve par ailleurs les formes Capellanus de Genesio (), Castellanus Sancti Genesii (1454), Saint Genys (1481), Sangenisium (1581), Saint Genis d'Hoste (1691), Saint Genis ou Saint Genix (1729), Saint Genis en Savoye (1731). Au cours de la période révolutionnaire, la commune devient Entre Rives (1793), Saint-Genix-d'Aoste (1801). Enfin, la forme actuelle Saint-Genix-sur-Guiers (1908).

Saint-Genix-sur-Guiers est composé du nom de la paroisse, « Saint-Genix », au syntagme « -sur-Guiers ». L'origine du nom de la paroisse n'est pas certain. Il est à mettre en relation avec la christianisation de la région depuis l'axe du Rhône. Saint-Genix peut faire référence à saint Genix, comédien, martyr à Rome sous Dioclétien, ou saint Genest (ou Genès), greffier, martyr à Arles, mort en 300. On dit que les cités menacées par les eaux dévastatrices du Rhône imploraient la protection de saint Genest afin qu'il les préserve de la mort et de la ruine. On aurait donc donné le nom de Saint-Genest (devenu plus tard Saint-Genix) au petit village pour le mettre sous la protection du grand martyr d’Arles.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San Ni (graphie de Conflans) ou Sant-Genès / Genix (ORB).

Histoire

Antiquité

Une inscription permet d’identifier le lieu de culte consacré à la déesse romaine Victoire comme en fait consacré à la déesse gauloise Andarta, assimilée à la déesse romaine par les RomainsCamille Jullian, Frédéric Mistral, « Sainte Victoire », Revue des études anciennes, 1899, 1, 48..

Période médiévale Le bourg de Saint-Genix se trouve être une possession des Humbertiens, futurs comtes de Savoie, dès le . La première mention du lieu est celle de l'église et d'une villa, en 1023, d'après le cartulaire de l'abbaye de Saint-André-le-Bas de Vienne. L'origine du nom de la paroisse semble liée à la christianisation de la région à partir de l'axe rhodanien. Il provient très certainement de saint Genest que l'on invoquait pour se protéger des eaux dévastatrices. Ainsi . La fête patronale a lieu le dernier week-end d’août.alt=La Porte de Savoie à Saint-Genix-sur-Guiers|vignette|La Porte de Savoie à Saint-Genix-sur-Guiers fait l'objet lors de cette année 1023 d'une « concession » par Burchard à l'église de Vienne... Cette date est retenue comme celle de la fondation du prieuré. Celui-ci semble accueillir les corps de Burchard, frère du comte Humbert-aux-Blanches-Mains, et d'Aymon, le fils du premier.. Humbert reposerait au prieuré voisin des Échelles.

Le , dit château de Saint-Genix, est mentionné pour la première fois au , le . Il s'agit d'une donation de l'ensemble des droits sur le château et de la châtellenie de Saint-Genix par Marguerite de Genève et son fils, le comte , à leur fils et frère, Thomas de Piémont. En 1286, les « » sont mentionnés dans un arbitrage opposant le comte et son frère Louis. Il s'agit d'un , puisqu'il appartient directement aux Humbertiens, comtes de Savoie.. Il semble être intégré à l'enceinte qui protégeait le bourg.

Entre 1232-1257 (Histoire des communes, 1982). ou (Ruth Mariotte Löber, 1973), le bourg obtient des franchises. Entre 1259-1282 (1270 ?), Béatrice Fieschi, veuve du seigneur de Piémont, , et leur fils, , octroient cette charte de franchises au bourg de Saint-Genix-sur-Guiers. Un marché est installé entre 1259 et 1282.

Le Jean Létanche, Les vieux châteaux, maisons fortes et ruines féodales du canton d'Yenne en Savoie, Le livre d'Histoire-Lorisse, 1907, ., vente et inféodation d'Yenne et Saint-Genix, par le duc de Savoie Charles-Emmanuel, à Louis de Poupet de Courgenon, comte de La Baulme-Saint-Amour, pour , et érection en marquisats d'Yenne et de Saint-Genix en reconnaissance de ses services militaires et diplomatiques. Son fils, Emmanuel-Philibert, capitaine de chevaux-légers, mort en 1622 et son petit-fils, Charles-Eugène d'Arenberg, gouverneur général de la Franche-Comté en 1668, prirent tous deux le titre de marquis d'Yenne et de Saint-Genix. Mais la cession, faite à leur père et aïeul en 1586, n'ayant pas été entérinée par la Chambre des comptes et le prix de vente non versé, la terre d'Yenne comme celle de Saint-Genix, restèrent au souverain.

À la suite du traité de Lyon en 1601, voyant entre autres la cession du Bugey à la France, Saint-Genix devient une ville frontière sur deux côtés (sud et ouest). Le , les Genevois en guerre avec le duc Charles-Emmanuel, s'empare de la ville, ne la restituant qu'au traité de Saint-Julien, signé le ..

Période contemporaine Le , la commune fusionne avec celles de Gresin et Saint-Maurice-de-Rotherens pour former la commune nouvelle de Saint-Genix-les-Villages dont la création est actée par un arrêté préfectoral du ..

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Conseil municipal des jeunes La commune s'est dotée d'un conseil municipal des jeunes de douze membres élus chaque année en juin parmi les élèves de CM1 pour un mandat de deux ans et renouvelables par moitié chaque année. Il permet de donner la parole aux jeunes en leur offrant la possibilité de participer à la vie de la commune au côté des adultes..

Population et société Démographie Les habitants de la commune sont appelés les San-Genestoises et San-Genestois..

Enseignement Rattachée à l'académie de Grenoble, Saint-Genix-sur-Guiers compte un collège, nommé collège « La Forêt »collège La Forêt

Médias La commune de Saint-Genix possède une salle de cinéma de 140 places, le cinéma Atmosphère, salle Albert Préjean, place Pierre Descotes, derrière l’église du village .

Économie Même si l’agriculture représente encore une part notable de l’économie de la commune (élevage, viticulture), Saint-Genix accueille aussi plusieurs entreprises œuvrant dans le domaine des technologies. Le tourisme se développeSite de l'Office de tourisme pays du lac d'Aiguebelette. et la commune demeure un centre commercial et administratif local.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|L'ancienne gare du Chemin de fer de l'Est de Lyon, vue ici au début du , existe toujours, bien que désaffectée. Ancienne ville frontalière, Saint-Genix-sur-Guiers a perdu ses fortifications, à l’exception d’une porte et de quelques vestiges des remparts le long du Guiers.. Son centre historique, regroupé autour de l’église, est remarquablement bien conservé. On y trouve une architecture en pierre, avec des tuiles en écailles et parfois des pignons à redents, comme dans le Bugey voisin. En dehors du centre, l’architecture rappelle celle de la plaine dauphinoise, avec des maisons en pisé.

Les châteaux dont château de Saint-Genix (castellum Sancti Genesii) ou château comtal ( ou ), disparu. Installé à proximité du Guiers et probablement faisant partie de l'enceinte protectrice du bourg. château de Montdragon (), installé au croisement des routes de Novalaise et d'Yenne. Édifié par la famille Du Bourg, qui forme une nouvelle branche celle des Montdragon. Il est détruit par le maréchal Lesdiguières au cours du conflit franco-savoyard de 1600.

le patrimoine religieux L'église Saint-Genix ; Le prieuré.

Les chapelles, dont La chapelle de PigneuxPrésentation de la chapelle sur le site touristique de la Savoie.Site de la paroisse. (ou Notre-Dame-du-Gage) est un oratoire situé sur une colline à quelques centaines de mètres du centre de Saint-Genix, sur l’itinéraire du chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Son origine, mystérieuse, pourrait être liée à une victoire sur les Maures () ou à un conflit religieux du . Elle a été dotée d’un chapelain par l’évêque de Belley au . Ruinée à la Révolution française, la chapelle a été relevée en 1816, agrandie en 1875 et totalement rénovée en 2001.

Petits patrimoines Les bords du Rhône, le long du site protégé du Rhône du Pont de Groslée à Murs et Gélignieux, avec les vestiges d'anciennes digues constituant des abris pour les bateaux naviguant sur le fleuve. Un carnet d'explorateur longeant le Guiers jusqu'à sa confluence avec le Rhône est proposé par l'Office de tourisme à Saint-Genix-Sur-Guiers ;vignette|Borne frontière datant de 1822, située place des Tilleuls à Saint-Genix-sur-Guiers, à l'origine au milieu du pont sur le Guiers et qui délimitait l'ancien duché de Savoie (États de Savoie) et l'ancien royaume de France. Le pont de Saint-Genix, sur le Guiers ; Le phare aéronautique. La borne frontière de 1822, place des Tilleuls, autrefois au milieu du pont de Saint-Genix, qui séparait l'ancien duché de Savoie (États de Savoie) au royaume de France

La commune de Saint-Genix-sur-Guiers possède un office de TourismeSite de l'office du tourisme., situé dans le parc derrière la mairie. Il gère le Repaire Louis Mandrin Site du Rerpère Mandrin, un site de visite qui propose de vivre une aventure de contrebande au en compagnie de Louis Mandrin.

Gastronomie

Le gâteau de Saint-Genix est une spécialité gastronomique de Saint-Genix-sur-Guiers, créée par la famille Labully vers 1860. La marque Gâteau Labully fut déposée dès 1880 pour défendre le savoir-faire. Cette brioche ronde (environ ) a la particularité d'être recouverte de sucre et ornée de pralines.

Personnalités liées à la commune Famille Costa de Beauregard, marquis de Saint-Genix de Beauregard en 1700 ; Robert Laurent-Vibert (1884-1925), industriel et historien français né à Saint-Genix ; Léon Bouveret (1850-1929), médecin français, a habité La villa Champs de Bataille ; Louis Mandrin, contrebandier français du condamné à plusieurs reprises.

Voir aussi Bibliographie ( lire en ligne)

Articles connexes Liste des anciennes communes de la Savoie

Liens externes

Site de la mairie

Notes et références Notes

Références

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