Saint-Martin-de-la-Porte, voire Saint-Martin-la-Porte dans la forme locale, est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Situation Le village de Saint-Martin-de-la-Porte s'étend sur (), de à d'altitude.
Saint-Martin-de-la-Porte a pour communes limitrophes Montricher-Albanne, Saint-Michel-de-Maurienne et Valloire.
Le village est entouré de forts, de refuges et de sommets prisés par les touristes et les promeneurs, parmi lesquels : le fort du Télégraphe ; le col du Bonhomme ; la pointe de la Grande Childe ; le refuge de la Sausse Chalets ; le sommet de la Croix des Têtes.
Le bourg est installé sur le cône de déjection du ruisseau Saint-Bernard qui descend du col des Encombres au nord et se jette dans l'Arc après avoir franchi l'autoroute A43 et la route départementale 1006 par le biais d'un pont-rivière. Les autres hameaux de la commune sont La Porte, La Villette, Mollard Durand, Planchette, Chalengette, Charbutan ainsi que de nombreuses fermes et alpages.
Communes limitrophes Saint-Martin de la Porte est limitrophe de Saint-Michel-de-Maurienne, Saint-Martin-de-Belleville, Valloire, Saint-Julien-Mont-Denis, Montricher-Albanne et Saint-Martin-d'Arc.
Voies de communication et transports Dans le fond de la vallée, le long de l'Arc, la commune est traversée par l'autoroute A43, la route départementale 1006 et la ligne de Culoz à Modane (frontière). La route départementale 219 dessert les différents hameaux de la commune. Un chemin carrossable à accès réglementé permet de gagner la vallée des Belleville en Tarentaise par le col des Encombres.
L'un des accès de creusement du tunnel de base du Mont-d'Ambin sur la future liaison ferroviaire transalpine Lyon - Turin se trouve sur la commune.
thumb|gauche|RD 1006, ligne ferroviaire et autoroute A43 à Saint-Martin-de-la-Porte.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Michel-de-Maurienne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Saint-Martin-de-la-Porte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Julien-Mont-DenisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Julien-Mont-Denis comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-de-Maurienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (34,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (33,5 %), forêts (18,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), zones urbanisées (2,1 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,4 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Toponymie Saint-Martin-de-la-Porte est mentionnée, dans les documents médiévaux, sous les formes de Porta () Parrochia Sancti Martini (vers 1100), Parrochia S. Martini (1200), Apus S. Martinum de Porta (1297), ecclesie S. Martini de Porta (1310), parrochie Sancti Martini de Porta (1372) ou encore Curatus Sancti Martini de Porta ()..
Localement le nom de la commune est Saint-Martin-la-Porte (1801), utilisée notamment sur le site de la mairie.
La commune porte le nom de son saint patron, Martin, évêque de Tours au . Il est associé au nom Porte provenant d'un ancien village, qui était traversé par la voie romaine. Il a été adjoint à la paroisse vers la fin du pour le distinguer des villages homonymes. Selon Nègre, porte désigne en francoprovençal un « passage étroit, défilé ».
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sin Martïn (graphie de Conflans) ou Sent-Martin(-la-Porta) (ORB)..
Histoire
Politique et administration
Démographie Ses habitants sont appelés les Saint-Marteninches et les Saint-Martenins..
En 2005, 51,5 % d'hommes pour 48,5 % de femmes.
La population masculine de 0 à 19 ans est de 21,6 %. De 20 à 39 ans, elle compte 24,3 %. La tranche d’âge de 40 à 59 ans est de 26,1 %. La population des 59 ans et plus représente 28,0 % des villageois. La population féminine de 0 à 19 ans est de 16,9 %. De 20 à 39 ans, elle compte 18,6 %. La tranche d’âge des 40 à 59 ans est de 31,4 %. La population des plus de 59 ans représente 33,1 % des villageois.
Économie Agriculture
Industrie C’est sur cette commune qu’a été créée la première usine de Maurienne exploitant les ressources hydroélectriques de la vallée : en 1890, les frères Bernard, de Creil, y fondaient l’usine d’aluminium auquel Tristan, le neveu des fondateurs, un temps directeur, donna le nom de Calypso, par dérision sans doute vu l’aspect sinistre du site. Cette localisation était commandée par celle de la centrale turbinant les eaux de la Valloirette, affluent de rive gauche de l’Arc. Sept ans plus tard, l’établissement était racheté par Alais Froges et Camargue (la future Pechiney). Le procédé d’électrolyse Héroult y a été substitué au procédé concurrent Hall vers 1914. Mais le site ne se prêtant pas à de grands développements fut abandonné en 1932 malgré une qualité exceptionnelle qui faisait de la marque Calypso une référence. L’établissement fut rouvert en 1956 pour le traitement de métaux de grande valeur. Du silicium extra-pur on passa par la suite à d’autres métaux spéciaux comme le béryllium et jusqu’à furent ainsi recréés vers 1960. Plus tard ce furent le tantale, le samarium… mais en quantités apparentant l’usine à un laboratoire, jusqu’à la fermeture définitive dans les années 1970..
Autre activité notoire : la carrière exploitant un gisement de calcaire redressé en lame verticale en rive gauche de la gorge de la Valloirette. Le front de taille s’élevait sur de hauteur entre les cotes 740 et 985. Ce mode de gisement à pendage vertical explique un type d’exploitation véritablement minier : l’abattage était opéré sur le front de carrière successivement sur cinq niveaux superposés à partir de puits verticaux intérieurs d’où partaient des galeries béantes sur le vide. Tous les deux mois environ à l’un de ces niveaux était projetée dans le vide une tranche de d’épaisseur, soit . Toute circulation et toute vie étaient alors suspendues dans la vallée. Ce calcaire particulièrement pur était, pour partie, transformé en chaux sur place. Saint-Gobain, propriétaire de la carrière, trouvait là son approvisionnement pour son usine de carbure de calcium de Villarodin-Bourget. Au total, en 1971, 35 personnes étaient employées (jusqu’à 45 en haute conjoncture)..
À partir des années 2000, les travaux de reconnaissance puis de construction du tunnel de base du Mont-d'Ambin, qui doit faire passer la liaison ferroviaire transalpine Lyon - Turin en 2030, débutent sur le territoire de la commune. L'entrée du tunnel est situé au Plan des Saussaz, dans la montagne en aval du hameau de la Porte. La base de vie du chantier et l'usine à voussoirs sont situées entre la montagne et la route départementale 1006. Un convoyeur à bande en part, longeant l'autoroute A43 jusqu'en aval du bourg, entre l'Arc et l'autoroute où est installée une gravière.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments thumb|Église Saint-Martin. Tour du Mollaret. ; maison-forte de La Buffette. ; maison-forte de la Tour Carrée.. Église Saint-Martin de Saint-Martin-de-la-Porte, style baroque..
Espaces verts et fleurissement En 2014, la commune de Saint-Martin-de-la-Porte bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris..
Personnalités liées à la commune La famille de Luciane ou Mareschal-Luciane, qui possédait un château (voir Famille Mareschal)..
Voir aussi Bibliographie ( lire en ligne).
Articles connexes Liste des communes de la Savoie
Liens externes
. Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références Site de l'Insee
Autres sources
Catégorie:Commune en Savoie Catégorie:Aire d'attraction de Saint-Jean-de-Maurienne Catégorie:Commune en Maurienne Catégorie:Villes et villages fleuris