Cet article concerne la qualité de l'air dans le milieu professionnel. Plusieurs enjeux majeurs sont d'une part la santé du personnel et du public accueilli dans les lieux, s'il y en a, et d'autre part la qualité de vie des employés et leur productivité, et les économies induites par une diminution de l'absentéisme, les hospitalisations, visites médicales et arrêts de travail qui ont un coût pour l'entreprise, mais aussi pour la société entière ; améliorer la qualité de l'air extérieur et intérieur est source de bénéfices monétaires considérablesRabl A (2016), Les bénéfices monétaires d'une amélioration de la qualité de l'air en Île-de-France, 2268-3798, http://lodel.irevues.inist.fr/pollutionatmospherique/index.php?id=3243.

Lien entre productivité et performance et qualité de l'air Plusieurs études ont montré qu'un air pur améliorait la capacité du cerveau et de l'organisme, dont au travail, avec par exemple : l’étude de Allen JC (2016) concernant des employés du secteur tertiaireAssociations of Cognitive Function Scores with Carbon Dioxide, Ventilation, and Volatile Organic Compound Exposures in Office Workers: A Controlled Exposure Study of Green and Conventional Office Environments, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26502459 ; l’étude (EHP) de l’université Harvard, qui montre que quand le taux de augmente, les performances cognitives et la concentration des employés de bureau diminuent. ; l'étude des Italiens Fuoco (2015) en milieu scolaire qui ont montré que la pollution intérieure dans des classes de primaire était liée à l’évolution de la pollution extérieureFuoco , Indoor Air Quality in Naturally Ventilated Italian Classrooms, https://www.mdpi.com/2073-4433/6/11/1652, Atmosphere, 2015, 6(11), 1652-1675, ; l'étude de Mandin (2017) sur le lien entre qualité de l'air dans les bureaux et performance au travail (Volet français du projet OFFICAIR) qui laisse penser qu'en période estivale, le taux de xylènes et d'ozone pourrait influencer le temps de réaction testé<ref>Mandin, C., Boerstra, A., Le Ponner, E., Cattaneo, A., Roda, C., Fossati, S. et Carrer, P. (2017), Qualité de l’air intérieur et confort dans les espaces de bureaux, et relations avec la performance au travail, Volet français au projet OFFICAIR, Partie 2. Environnement, Risques & Santé, 16(6), 565-574</ref>.

Le but de l'hygiène du travail par rapport à l'air est de pouvoir disposer de données expérimentales rencontrées sur les lieux de travail, de façon que les normes, les prescriptions réglementaires correspondantes soient aptes à protéger, selon les connaissances scientifiques du jour, la santé du travailleur.

Il est de plus en plus recommandé d'anticiper sur le changement climatique et de préparer de futurs lieux de travail moins sensibles au réchauffement, comme le recommande par exemple le conseil économique, social et environnemental régional (CESER) d'Île-de-France pour les futurs lycées de la régionCESER Île-de-France, Intégrer l’évolution climatique au cadre de vie des lycées franciliens, 17 octobre 2019.

Un cas particulier est celui des bâtiments d'élevage où les animaux eux-mêmes peuvent souffrir d'une qualité de l'air dégradée (particules, ammoniac)Guingand, N. (2003), Qualité de l'air en bâtiment et stades physiologiques, TechniPorc, 26(3), 17-24, https://www.ifip.asso.fr/sites/default/files/pdf-documentations/tp2003n3guingand.pdf.

Réglementation La qualité de l'air est une notion complexe car multiparamétrique et variant selon le type d'environnement de travail (industrie, tertiaire, agricole, BTP, etc.). En fonction des substances possiblement présentes dans l'atmosphère du lieu de travail, on s'efforce peu à peu d'en prévoir les effets ; pour limiter, avec des marges de sécurité, les risques, en proposant des valeurs de concentration inférieures à des valeurs maximales déterminées.

On introduit donc, pour diverses substances réglementées, des VLE (Valeurs Limites d'Exposition) : VLEP 8h, Valeurs Limites d'Exposition Professionnelle, pour des durées de l'ordre d'une journée de travail (base huit heures) ; VLCT, Valeurs Limites de Courte Durée, pour des durées d'exposition courtes (inférieures à quinze minutes).

Les réglementations sont complexes et variables selon les pays. Elles concernent des substances aussi variées que des biocontaminants (bactéries, virus, champignons, légionelles, etc.), et des polluants chimiques organiques ou inorganiques ; par exemple des solvants, des hydrocarbures, des aérosols, des brouillards (peintures), des métaux lourds, des fibres (bois, amiante, etc.), de la silice, des gaz divers (CO, , NO, NO, formaldéhyde).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Bases de données Base de données (Open data) pour les rejets de polluants dans l'air par les principaux émetteurs industriels (installations classées pour la protection de l'environnement), par région, de 1989 à 2009 : quantités annuelles émises, nombre d'établissements concernés et seuil de collecte des données pour : ammoniac, cadmium, monoxyde de carbone (CO), etc. (fichier CSV) Mosqueron L et Nedellec V (2001), Inventaire des données françaises sur la qualité de l'air à l'intérieur des bâtiments'', Observatoire de la qualité de l’air intérieur.

Liens externes https://www.researchgate.net/profile/Luc_Mosqueron/publication/266219210_Inventaire_des_donnees_francaises_sur_la_qualite_de_l'air_a_l'interieur_des_batiments/links/55642ee108ae9963a11f0446.pdf

Sur le site du ministère de l'Écologie (France)

Présentation du plan particules, 6

Autres Pollution de l'air et santé

Bibliographie

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