vignette|Plan du site, document de 1828, dressé par Pierre-Jacques Feret. Le nord de la carte est vers le bas. vignette|Le site est à cheval sur la limite communale de Dieppe et Bracquemont. Le camp de César ou cité de Limes est un site retranché antique estimé d'époque celtique et gallo-romaine situé en bord de mer à au Nord-Est de Dieppe, rattaché au lieu-dit dieppois de Puys et à l'ancienne commune de Bracquemont, aujourd'hui fusionnée dans la commune nouvelle de Petit-Caux.

Datation Malgré son nom, qui lui aurait été donné par Louis XIII qui est venu ici le pour une partie de pêcheCamp de César sur le site des habitants de Puys Arp76.fr - Cette anecdote figure sur le panneau touristique disposé sur les lieux., les origines du site sont beaucoup plus anciennes, certainement celtiques et peut-être même protohistoriques. Sa fonction d'oppidum fortifié gaulois est attestée par les découvertes archéologiques. Un accès direct à la mer existait auparavant, détruit de nos jours par le recul du littoral, avec un port qui permettait une activité de pêche et un moyen de fuite en cas d'attaque. L'occupation s'est poursuivie à l'époque gallo-romaine puisqu'un petit fanum maçonné (aujourd'hui emporté par le recul de la falaise) et des monnaies romaines ont été retrouvés sur le site.

Le nom Cité de Limes, ou Cité d'Olyme est la plus ancienne mention du site dans les textes. Il apparaît dès le dans les écrits de Matthieu Paris et en 1466 sur une dalle tumulaire de l'église de Martin-ÉgliseAbbé Cochet, La Seine-Inférieure, historique et archéologique, Paris, 1864, page 97. . Par la suite, le nom vulgarisé de Camp de César se répand largement.

Morphologie vignette|Gravure du Journal des voyages, 1879. Vue de la plage de Puys. À l'horizon on observe le rempart de terre et l'entrée du chemin du camp de César, dans la falaise le profil de la valleuse sèche qui coupe le site en son milieu et à l'arrière-plan, la seconde levée de terre. Le site, délimité par des remparts de terre sur deux côtés et par la mer sur le troisième, représente aujourd'hui un triangle d'environ de superficie, il aurait perdu depuis l'antiquité au moins à cause de l'érosion du littoral..

Historique des fouilles La première étude parue sur la cité de Limes est une communication de l'abbé de Fontenu, lue en 1731 et 1732 à l'Académie des inscriptions et belles-lettres à la suite de la visite qu'il fit sur place en 1730. Le texte est reporté dans les publications de cette académieMémoires de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres, tome X, 1736, pp.403-436. Les conclusions de l'abbé de Fontenu sont que l'origine du site ne peut remonter antérieurement au et qu'il pourrait être un camp anglais lors du siège de Dieppe soutenu pendant la Guerre de Cent Ans. Cette opinion, sujette cependant à polémiques, prévaudra jusqu'à la communication faîte par Eustache-Hyacinthe Langlois à la Société d'émulation de Rouen sur les premières fouilles réalisées en 1825 par Pierre-Jacques Feret de Dieppe. Ce dernier publie son travail en 1826Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, 1826, 101 pages. il avait déjà évoqué le sujet dans Notice sur Dieppe, Arques et quelques monuments circonvoisins, publié en 1825Livre numérisé sur le site Gallica.fr..

En 2024, lors de fouilles de sauvetage, les archéologues trouvent un message de Pierre-Jacques Feret laissé dans une petite bouteille de verre :

Notes et références

Bracquemont Bracquemont Catégorie:Site classé ou inscrit dans la Seine-Maritime Bracquemont Catégorie:Petit-Caux