Saint-Laurent-sur-Sèvre est une commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.

Géographie Le territoire municipal de Saint-Laurent-sur-Sèvre s'étend sur . L'altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre 98 et « Commune 16458 », Géofla, version 2.2, base de données de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Saint-Laurent-sur-Sèvre », Répertoire géographique des communes, fichier de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..

La commune est située dans la Vendée à la limite des Deux-Sèvres et du département de Maine-et-Loire dans un triangle formé des 3 villes de Cholet, Les Herbiers et Bressuire. Elle est traversée par la Sèvre nantaise.

Voies de communication et transports Saint-Laurent-sur-Sèvre est desservie en autocars par le réseau Tréma (ligne 103).

Généralités Au cœur du bocage vendéen, à du Puy-du-Fou, Saint-Laurent-sur-Sèvre doit son nom de « ville sainte de la Vendée » à Louis-Marie Grignion de Montfort. Quelque par an, comme Jean-Paul II en 1996, viennent se recueillir sur son tombeau dans la basilique. On compte aussi à Saint-Laurent dont internes au sein de l'ensemble scolaire Saint-Gabriel - Saint Michel. Il y a 6 communes différentes à proximité.

Communes limitrophes

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cholet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Laurent-sur-Sèvre est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Laurent-sur-SèvreUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cholet, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (31,7 %), zones agricoles hétérogènes (24 %), terres arables (23,7 %), zones urbanisées (14 %), forêts (5,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Une grande partie du territoire de la paroisse de Saint-Laurent constituait jadis une seigneurie portant ce nom. Le siège primitif de cette seigneurie devait se situer dans un manoir à l'emplacement du presbytère actuel. Sous l'Ancien Régime, le domaine comprenait divers droits seigneuriaux, un grand bois, un moulin, un étang, des maisons dans le bourg et cinq métairies : le Bois Chabot Grolleau, le Gast, la Péardière, la Boisvinière, la Petite Yvoie. La seigneurie était possédée à l'origine par un fidèle vassal du baron de Mortagne, lui-même vassal du vicomte de Thouars et enfin du comte de Poitou. Au , il s'agissait de la famille Chabot. Au , le baron de Mortagne posséda le domaine de Saint-Laurent en direct et jusqu'à la Révolution, laissant progressivement se dégrader le manoir. Au , le baron vendit des métairies et même le manoir de Saint-Laurent qui devint le presbytère après des travaux.

D'autres fiefs existaient sur la paroisse : la Grande Vergnaie, la Barbinière, la Maltière et la Barre. Une partie du territoire constituant la Grande Vergnaie se trouvait sur les marches Anjou-Poitou. Pour la partie poitevine, le possesseur devait rendre hommage au baron de Mortagne. Si la Barbinière prit de l'importance aux , il ne s'agissait pourtant pas à l'origine d'une importante seigneurie. Toutefois, les familles d'Espinasseau et Sapinaud de Bois-Huguet choisirent de s'y installer dans un château. Progressivement, à la faveur de mutations foncières, ils se constituèrent une propriété autour du vieux logis. En 1893, le marquis Albert-Charles-François d'Aviau de Piolant y construisit un château dans le style néo-gothique en vogue à cette époque.

Après la création du diocèse de La Rochelle en 1648, Saint-Laurent-sur-Sèvre devient le siège d'un des deux doyennés dans l'archidiaconé de Fontenay-le-Comte.

Pendant la Révolution française, les prêtres et les missionnaires refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Située au cœur de la région vendéenne en rébellion, la commune devint le centre religieux de cette insurrection. Gabriel Guyot de Folleville, surnommé le « faux évêque d'Agra », y séjourna à plusieurs reprises. Après la défaite de Cholet, les troupes républicaines menèrent plusieurs incursions meurtrières dans le bourg, de janvier à . Au , les communautés montfortaines connurent une expansion significative sous la direction du père Gabriel Deshayes..

Depuis le , le contour du territoire municipal n’a pas évolué. En effet, par ordonnance de ce jour de Louis-Philippe datée du palais des Tuileries, la commune est agrandie d’une exclave de Treize-Vents. En 1867, la création de la blanchisserie Saint Joseph marque le début de l'industrialisation.

Au , la ville de Saint-Laurent-sur-Sèvre accueille plusieurs grands rassemblements, notamment en faveur de l'enseignement libre en 1925, 1947 et 1950. En 1947, des célébrations importantes ont lieu à l'occasion de la canonisation de Louis-Marie Grignion de Montfort, suivies en 1993 par la béatification de Marie-Louise Trichet, première supérieure de l'ordre de la Sagesse. Le , le pape Jean-Paul II visite la basilique de Saint-Laurent-sur-Sèvre pour se recueillir sur le tombeau de Louis-Marie Grignion de Montfort.

Héraldique

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 34,6 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 30,1 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 52,10 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,16 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Éducation Institution Saint-Gabriel L'institution privée catholique collège-lycée Saint-Gabriel a été fondée en 1838 par les frères du même nom. Avec 930 internes, pour un total de , cet établissement est l'un des plus grands internats de France. Les élèves viennent de tout le pays, quelquefois de l'étranger. L'institution s'étend sur près de 19 ha et permet aux élèves de pratiquer de nombreuses activités sportives : rugby, golf Depuis , les bâtiments accueillent l'ensemble des niveaux allant de la au Brevet de technicien supérieur (BTS).

Quelques-uns de ses anciens élèves sont devenus célèbres : Jamy Gourmaud (présentateur de l'émission C'est pas sorcier), Stéphanie Traîneau (champion de judo), ou encore Bruno Retailleau (sénateur de la Vendée).

Institution Saint-Michel L'institution Saint-Michel a été liée il y a peu avec Saint-Gabriel pour une meilleure complémentarité. Il faut savoir qu'à l'origine Saint-Gabriel était destiné aux garçons et Saint-Michel aux filles, la mixité étant assez récente (2000). Saint-Michel a aussi un passé prestigieux. Ce collège-lycée privé catholique a longtemps dispensé un enseignement rigoureux. . Jusqu'en , l'établissement accueillait les élèves de , ainsi que la filière professionnelle coiffure et esthétique.

Unité fonctionnelle scolaire de l'institut Saint-Gabriel Œuvre de l'architecte choletais Francis PierrèsArchitecte notamment de la mairie de Cholet dite « la machine à écrire » et de la Caisse primaire d'Assurance maladie. Il est mort le à 86 ans. Il est également l'auteur d'une maison à Beaupréau, qui a été labellisée « Patrimoine du »., inaugurée le , elle a pour fonction la restauration collective des élèves de l'institut Saint-Gabriel et compte des salles de permanence, un foyer

Officiellement labellisé « patrimoine du » par décision du préfet de région des Pays de la Loire en date du . au nom du gouvernement français ; la plaque apposée sur le monument est dévoilée en .

Elle développe sur deux niveaux pour chacun, avec une ossature en béton à nu, d'inspiration « brutaliste », de vastes baies vitrées donnant sur la vallée de la Sèvre Nantaise et un « jeu de mikado de poutrelles béton », en débord des façades.

Lieux et monuments Ouvrages d'art Viaduc de Barbin

Édifices religieux Saint-Laurent possède une basilique, la basilique Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort dédiée à Saint-Laurent et abritant le tombeau de Louis-Marie Grignion de Montfort, fondateur d'écoles charitables et celui de la bienheureuse Sœur Marie-Louise Trichet , fille de la Sagesse . En 1996, Jean-Paul II y est venu en pèlerinage, honorer l'apôtre de Marie. Les maisons mères des filles de la Sagesse, des pères missionnaires montfortains et des frères de Saint-Gabriel se sont établies près de l'endroit où repose leur fondateur. C'est la Famille montfortaine. Cette spécificité a donné à ce village cinq églises, chapelles et oratoires.

Personnalités liées à la commune