La Fédération nationale des mines et de l'énergie (FNME-CGT), aussi dénommée CGT Mines-Énergie, est une fédération syndicale française affiliée à la Confédération générale du travail (CGT). Au niveau européen, elle est affiliée à la Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l’énergie et à la Fédération syndicale européenne des services publics. Au niveau international, elle est membre de l'Internationale des services publics et de IndustriALL global union.

Création La CGT Mines-Énergie est issue de l'union entre la Fédération nationale des travailleurs du sous-sol CGT (FNTSS-CGT) et la Fédération nationale de l'énergie CGT (FNE-CGT), entérinée lors du congrès de Grenoble, en 1999. Elle regroupe les salariés des mines, des industries électrique et gazière, du secteur de l’énergie atomique et des filiales qui s’y rattachent. L'Union fédérale des ingénieurs, cadres et techniciens (UFICT) est créée en au sein de la CGT.

En , la CGT indiquait syndiquer des du secteur énergie, soit un taux de 14 %Les premiers mai ne chantent plus - Article de l'Institut supérieur du travail, 25 janvier 2008.

En , Virginie Gensel est la première femme élue secrétaire générale de la CGT Mines-Énergie ; elle succède à son compagnon Frédéric ImbrechtUne militante énergique - Article de l'Usine nouvelle du 5 avril 2010.. Elle est remplacée en 2018 par Sébastien Menesplier.

Secteurs d'activité La CGT Mines-Énergie est constitué de 3 secteurs d'activités : les mines, l'énergie atomique les industries électriques et gazières (IEG), branche professionnelle reconnue.

Mines

Issus de la Fédération nationale des travailleurs du sous-sol CGT (FNTSS-CGT), les mineurs sont, aujourd'hui, pratiquement tous retraités.

Énergie atomique

120 entreprises entrent dans cette catégorie.

Le secteur de l'énergie atomique est issu de l'Union nationale des syndicats de l'énergie atomique (UNSEA), qui a intégré la Fédération de l'énergie de la CGT en 1989.

Ce secteur regroupe les syndicats du CEA (Commissariat à l'énergie atomique), des activités cycle du combustible du groupe AREVA, de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) et de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Industries électriques et gazières

140 entreprises entrent dans cette catégories qui regroupent .

Les entreprises qui composent cette branche sont les suivantes : Les entreprises historiques, nationalisées en 1946 : EDF SA, GDF Suez, enedis, GrDF, RTE, GRT Gaz, Storengy et Elengy. Les entreprises exclues de la nationalisation de 1946 : SNET (Charbonnages de France), SHEM (SNCF), etc. Les 138 entreprises non nationalisées en 1946 (TIRU, CNR, Électricité de Strasbourg, Gaz de Strasbourg et bien d’autres).

Tous les salariés actifs et inactifs (retraités et pensionnés) de ces entreprises ont droit au statut des IEG, la FNME-CGT revendique l’extension de ce statut aux salariés « commercialisateurs » de Poweo, Direct Énergie, etc

Dans la branche IEG, la CGT est l'organisation syndicale majoritaire.

Représentativité de la CGT dans la branche, calculée par l’agrégation des résultats obtenus au des élections professionnelles dans toutes les entreprises de la branche :

Période 2007-2010 : 51,28% Période 2010-2013 : 46,23% Période 2013-2016 : 41,95%Communiqué du SGE des IEG http://sgeieg.fr/sites/default/files/sgeieg/actus/communique_des_resultats_-_definitif.pdf

Le patronat est, quant à lui, représenté par deux syndicats d’employeurs : l’Ufe (Union française de l’électricité) et l’Union nationale des employeurs des industries gazières (Unemig).

Le dialogue social se fait au sein du Secrétariat des groupements d’employeurs des IEG qui assure l’interface permanente entre, d’une part, les entreprises du secteur entre elles et, d’autre part, ces entreprises et les fédérations syndicales.

Les institutions de la branche IEG sont : La Commission supérieure nationale du personnel (CSNP) La Commission paritaire de branche (CPB) Mouvement social contre le projet de réforme des retraites en France de 2023

La Fédération nationale des mines et de l'énergie CGT joue un rôle important lors du Mouvement social contre le projet de réforme des retraites en France de 2023, notamment lors des opérations spectaculaires visant à freiner l'économie et faire connaitre la cause défendue à la population.

Elle agit dès janvier via de nombreuses coupures d'électricité ciblées et opérations "Robin des bois". Les coupures de courant ont visé le Fort de Bréançon, résidence d'Emmanuel Macron et son épouse, des permanences de députés et sénateurs ou encore le Stade de France et le chantier du village olympique, selon Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT énergieLe Parisien avec AFP Le 9 mars 2023 ou "des lieux jugés emblématiques": station essence, gares, CPAM, CAF, antennes-relaisFrance 3 Ardennes, le 10 mars 2023. Des artisans et familles en difficulté ont au contraire été mis en tarif réduit ou reconnectés au réseau pour les soutenir.

Une coupure de courant présentée comme "sauvage" et "opérée par des grévistes de la CGT" a "plongé toute la journée dans le noir un Ehpad et un centre de dialyse du Pas-de-Calais" mais la Fédération CGT a démenti au micro de BFMTV et assuré qu'il s'agissait d'une panne de réseau classique, puis rendu visite aux résidents, par une délégation menée par Nicolas Cuvillier, dirigeant de CGT Énergie, avec des fleurs pour excuser leur entreprise"APRÈS UNE PANNE D'ÉLECTRICITÉ DANS UNE MAISON DE RETRAITE, LA CGT OFFRE DES FLEURS AUX RÉSIDENTS" par Jérémy Bruno sur BFM TV le 10/03/2023 .

Repères historiques Quelques repères historiques sur les industries électrique et gazière :

1791 : Loi Le Chapelier interdisant à des professions de s’assembler pour leurs « prétendus intérêts communs » 1797 : Premières expériences de Philippe Lebon sur l’éclairage et le chauffage au gaz

1824 : Date de naissance officielle de l’industrie du gaz 1830-1850 : Installation de l’éclairage au gaz dans les villes 1864 : Loi supprimant le délit de coalition, autorisant la grève. Fondation de la Première Internationale. 1884 : Loi qui autorise les syndicats. Fondation de la société de secours mutuels des allumeurs de gaz de la Seine : Fais le bien pour l’amour du bien. 1886 : Premières centrales électriques à Dijon et Saint-Étienne (société Edison) 1889 : Fondation de la Deuxième Internationale 1889 : inauguration de la centrale électrique des Halles de Paris 1890 : Premier syndicat dans l’industrie du gaz : Bordeaux 1891 : Création de la chambre syndicale des travailleurs du Gaz de Paris (ouvriers) et du syndicat des allumeurs du Gaz de Paris 1892 : Ouverture de la Bourse du travail de Paris et fédération des bourses du travail. Création de « l’Union syndicale des employés du Gaz de Paris ». Parution du Journal du Gaz, premier journal syndical des ouvriers du Gaz de Paris. Fondation du syndicat patronal de l’industrie du gaz 1895 : Naissance de la CGT. Les syndicats de gaziers donnent leur adhésion 1896 : Grève victorieuse des gaziers de Bordeaux. Formation entre les trois syndicats du Gaz de Paris d’un comité d’entente, première tentative pour fédérer les syndicats de gaziers 1897 : Fondation de la chambre patronale de l’électricité 1899 : Grèves dans les usines du Gaz de Paris pour les 8 heures (497 révoqués)

1900-1906 : Bataille des gaziers de Paris pour leur assimilation au personnel de la Préfecture de la Seine 1903 : Naissance de la chambre syndicale des travailleurs des industries électriques (région parisienne). Premier numéro du Travailleur de l’électricité 1904 : Création d’une « Union amicale des chefs de service, contremaitres et employés de bureau des secteurs électriques de Paris », qui devient « Union syndicale » en 1905 1905 : : Naissance officielle de la Fédération nationale de l’éclairage 1906 : Victoire des gaziers de Paris qui obtiennent « l’assimilation » : 10 jours de congés pour les ouvriers, un mois pour les employés, un régime de retraite, un régime maladie 1907 8 et : grève de l’électricité à Paris dirigée par Émile Pataud. Les électriciens obtiennent à leur tour l’assimilation 1909 : , Paris, de la Fédération : 21 syndicats, 51 délégués. Passage des 2 x 12 aux 3 x 8 dans les services continus de nombreuses usines à gaz 1910 : Grève des cheminots : 300 révoqués ; Grève de soutien des électriciens : 350 à 470 révoqués 1911 : Premier numéro de L’éclairage, organe de la Fédération 1911-1914 : Grèves des gaziers de Roue, Valence, Gennevilliers, Limoges, Nantes, Bourges… Premiers statuts du personnel 1919 : mai : les syndicats d’électriciens rejoignent la Fédération qui devient Fédération de l’éclairage et des forces motrices. Nouvel organe fédéral Éclairage et force motrice. Novembre : les électriciens de la banlieue obtiennent le statut d’équivalence avec le personnel de la CPDE (Paris) 1921 : Scission dans la CGT. Création de la CGT-Unitaire 1922 juin : Saint-Étienne, congrès constitutif de la Fédération CGTU de l’éclairage 1927 : La Fédération CGTU de l’éclairage fusionne avec la Fédération des services publics 1928 : Loi du qui rend obligatoire un statut du personnel dans les sociétés d’électricité et de gaz 1932 : Marcel Paul, secrétaire général de la Fédération CGTU des services publics et de l’éclairage 1930-1936 : Bataille de la CGTU pour un statut unique électricité de la région parisienne 1934 avril : création par la CGTU des premières œuvres sociales, médicales et juridiques dans les services publics et l’éclairage, rue de Bondy (aujourd’hui rue René Boulanger) 1936 février : congrès de fusion des deux fédérations à Toulouse. Juin : Signature d’une convention collective gaz et électricité. Généralisation des statuts du personnel, la Fédération élabore un statut-type 1937 juin : fédéral à Lyon : Marcel Paul élu secrétaire général. Novembre : Constitution du GNC 1938 : décret-loi sur le développement de l’industrie électrique, programme des 3 milliards de kWh. Première classification nationale (10 catégories) avec début de coordination des barèmes de salaires et projet d’une caisse nationale de retraites 1939 : Mars : arrêté fixant les majorations de salaire pour chaque catégorie, à partir du salaire de base (les coefficients hiérarchiques). Août : Pacte germano-soviétique. Septembre : déclaration de guerre. Dissolution du Parti communiste et de nombreux syndicats. Novembre : les communistes chassés de la direction fédérale : Clément Delsol prend la direction de la Fédération 1940 : Marcel Paul organise des groupes de résistance dans l’ouest. Novembre : dissolution de la CGT 1941 juin : entrée en guerre de l’URSS. Septembre : André Bréchet, résistant de la CPDE, guillotiné. Octobre : Jules Auffret, militant du gaz de banlieue, fusillé à Châteaubriant. Novembre : arrestation de Marcel Paul. Décembre : création de la Caisse nationale des retraites 1942 mars : arrestation d’Émile Pasquier, Fernand Gambier prend la direction de la fédération clandestine 1943 mai : fondation du Conseil national de la Résistance. Décembre : conférence nationale de la fédération. La fédération se démarque du régime de Vichy 1944 février : premier numéro de Force clandestin. Mars : adoption du programme du CNR. Septembre : réunification de la fédération 1945 : Marcel Paul rentre de Buchenwald en mai, Émile Pasquier de Mauthausen en juin. Novembre : Marcel Paul, ministre de la production industrielle. Décembre : premier congrès du GNC 1946 avril : nationalisation de l’électricité et du gaz (loi du ). Naissance de EDF-GDF. Juin : statut national du personnel (décret du ), le statut le plus avancé pour l’époque. Décembre : Marcel Paul quitte le ministère 1947 janvier : élections du Conseil central des œuvres sociales (CCOS). Marcel Paul élu président. Février : première assemblée des secrétaires des Comités Mixtes à la Production (CMP)