Les élections législatives françaises de 2002 se déroulent les et . À Paris, vingt-et-un députés sont à élire dans le cadre de vingt-et-une circonscriptions.
La gauche, menée notamment par Bertrand Delanoë, fonde de grands espoirs sur ce scrutin à Paris, après avoir gagné la mairie de haute lutte lors des municipales de 2001. Malgré des négociations difficiles avec le Parti socialiste, Les Verts obtiennent l'investiture dans 2 circonscription jugées gagnables et sont en mesure de faire élire des députés à Paris pour la première fois. La droite part divisée dans certaines circonscriptions du fait de candidatures dissidentes mais bénéficie de l'effet d'entraînement de la large victoire de Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle.
L'érosion de l'électorat de droite à Paris amorcé lors des municipales de 1995 se confirme (même si le rapport de force au premier tour est plus favorable à la droite qu'en 1997) et la gauche est en mesure de conquérir 3 nouveaux sièges sur la droite (deux gains pour Les Verts, un pour le PS plus un autre siège conquis sur le Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement). La gauche devient ainsi majoritaire en nombre de sièges à Paris pour la première fois sous la V république (situation qui perdure jusqu'en 2017).
Le Front national connait un net recul et ne qualifie aucun candidat pour le second tour.
Élus
Résultats Analyse Le rapport de force en voix est favorable à la majorité présidentielleC'est-à-dire l'UMP, l'UDF, DL, le MPF, le RPF et les divers droite. avec 46,87 % des voix exprimés au premier tour et 50,69 % au second mais n'empêche pas la perte de trois sièges par rapport aux élections de 1997. Résultats à l'échelle du département
+ Résultats départementaux des élections législatives de 2002 à ParisPartiPremier tourSecond tourSiègesVoix%Voix%34,6242,6676,396,1214,451,9111,1100,300 Majorité présidentielle46,8750,69923,8238,63109,7510,6722,1701,9902,1700,150 Gauche parlementaire40,0549,30126,3802,2001,500 dont , , et 1,4100,5300,510 dont et 0,4200,140
Résultats par circonscription Première circonscription
Deuxième circonscription
Troisième circonscription
Quatrième circonscription
Cinquième circonscription
Sixième circonscription
Septième circonscription
Huitième circonscription
Neuvième circonscription
Dixième circonscription
Onzième circonscription
Douzième circonscription
Treizième circonscription
Quatorzième circonscription
Quinzième circonscription
Seizième circonscription
Dix-septième circonscription
Le conseil constitutionnel, saisi par Stefanini, annula le scrutin dans sa décision n° 2002-2697 AN du 21 novembre 2002. Elle est motivée par une propagande électorale tardive, la veille du second tour, visant le candidat de droite, qui a potentiellement influencé les résultats compte tenu du faible écart avec Lepetit.
Une élection législative partielle est organisée en 2003.
Dix-huitième circonscription
Dix-neuvième circonscription
Vingtième circonscription
Vingt-et-unième circonscription
Cartes
Analyse Dans un contexte de forte poussée à droite au niveau national, les résultats de la capitale sont atypiques. Le temps où sous le patronage de Jacques Chirac, alors maire, la droite parisienne triomphait sans se heurter à une réelle résistance est terminé. Un an après la conquête de l'Hôtel de ville par le socialiste Bertrand Delanoë, la gauche nourrissait de grandes ambitions pour ce scrutin législatif. Elles sont satisfaites puisqu'elle ravit trois circonscriptions à la droite et détient à présent la majorité des sièges : onze contre dix. Il s'agit de la première gagnée par la verte Martine Billard dans le centre de la capitale, de la quatorzième où l'ancien ministre vert Yves Cochet réussit son "atterrissage" depuis le Val-d'Oise en partie grâce au conflit interne à la droite entre la secrétaire d'État Dominique Versini et la députée sortante Nicole Catala, et enfin de la dix-septième que Françoise de Panafieu a préféré déserter pour se présenter et remporter la circonscription voisine. Hormis Jean de Gaulle, tous les députés de droite sont élus dans l'ouest parisien, c'est-à-dire dans les quartiers les plus riches. Lorsque la compétition fut interne à la droite, l'investiture de l'UMP n'a pas toujours suffi pour s'imposer. En effet, Françoise de Panafieu n'en a pas eu besoin pour prendre le siège de Bernard Pons. Elle bénéficia de son statut de maire de l'arrondissement qui constitue la plus grande partie de cette circonscription. Dans le secteur voisin, le député sortant Gilbert Gantier fut réélu sous l'étiquette UDF contre l'UMP Laurent Dominati venu de la première circonscription. Devenu pour la première fois de son histoire première force politique de la capitale, le PS n'éprouve aucune difficulté pour garder ses places fortes de l'est parisien. Il met d'ailleurs la main sur la sixième circonscription aux dépens de Georges Sarre, le bras droit de Jean-Pierre Chevènement.
Articles connexes Liste des circonscriptions législatives de Paris Liste des députés de Paris Élections législatives françaises de 2002 Notes et références Notes
Références
Paris 2002