Louis-Charles d’Orléans, comte de Beaujolais, est un prince du sang français, né le à Paris et mort le à Malte. Il est un membre de la maison capétienne d’Orléans.

Biographie Dernier des enfants de Louis-Philippe, duc d’Orléans, connu sous la Révolution française sous le nom de « Philippe-Égalité », et de Marie-Adélaïde de Bourbon, Louis-Charles d'Orléans naît au Palais-Royal à Paris et est ondoyé le même jour par l'abbé Jean-Baptiste Talon, aumônier du Duc, en présence de Jean-Jacques Poupart, curé de l'église Saint-EustachePhilippe de Montjouvent, Éphéméride de la Maison de France de 1589 à 1848, Paris, Éditions du Chaney, 1999, . On ignore par contre la date et le lieu de la cérémonie supplémentaire de baptêmeCelle de ses frères Antoine et Louis-Philippe, futur Louis-Philippe , a eu lieu le dans la chapelle royale du château de Versailles. On peut penser que la cérémonie de baptême de Louis-Charles était prévue pour une date ultérieure qui a été finalement perturbée par le déclenchement de la Révolution française..

Ses parents destinaient Louis-Charles à une carrière ecclésiastique. En 1783, il reçut un précepteur particulier, l'abbé Mariottini, neveu du nonce apostolique , mais celui-ci démissionna en 1786 à la suite d'un conflit avec le « gouverneur » des enfants du duc d'Orléans, la comtesse de Genlis. Beaujolais fut alors élevé par le premier valet de chambre, Barrois, avant d'être confié en 1789 au sous-gouverneur Lebrun, qui avait succédé au chevalier de Bonnard.

Il montra des dispositions pour l'équitation, mais dans l'ensemble, son éducation fut d'autant plus négligée que la famille ne tarda pas à être prise dans la tourmente révolutionnaire. Le , le comte de Beaujolais, suivait son père et la maîtresse de celui-ci, la comtesse de Buffon, à l'armée du Nord. Ils passèrent quelque temps à Valenciennes mais rentrèrent à Paris à la mi-juillet. Ils se trouvaient au Palais-Royal lors des massacres de Septembre et Beaujolais alors âgé de 12 ans, attiré par le bruit à une fenêtre, vit passer, fichée sur une pique, la tête de sa tante, la princesse de Lamballe.

En , le prince de 13 ans fut décrété d'arrestation en même temps que tous les Bourbons et incarcéré au fort Saint-Jean à Marseille. Durant son emprisonnement, il contracta la tuberculose, tout comme frère Antoine, qui devait l'emporter. Détruit par la captivité qui avait ruiné sa santé c'était, au moral, un être « inculte, aboulique, paresseux »Guy Antonetti, op. cit., .. Le 13 fructidor an IV (), le Directoire décida enfin son élargissement et ordonna qu'il soit transféré à Philadelphie où le chargé d'affaires de la République française aux États-Unis lui verserait, de même qu'à son frère le duc de Montpensier, une pension annuelle de 15 000 francs. Il s'embarqua le .

En , accompagné de son frère, il rejoignit son frère aîné, Louis-Philippe, à Philadelphie. Pendant deux années, ils voyagèrent en Nouvelle-Angleterre, dans la région des Grands Lacs et le Mississippi. Ils rentrèrent en Europe en 1800 et s'installèrent en Angleterre à Twickenham (Highshot House sur Crown Road, détruite en 1927).

Guy Antonetti, op. cit., . Selon le comte de Mesnard : Le même auteur raconte également : Mauvais sujet, Beaujolais tenait parfois des propos inconvenants, qui valaient à son aîné des rappels à l'ordre du gouvernement britannique. vignette|Cénotaphe de Louis-Charles d'Orléans dans la chapelle royale de Dreux. En , il s'engagea dans la Royal Navy britannique et accomplit une courte mission de reconnaissance le long des côtes françaises. Mais sa santé, minée par la tuberculose aggravée par l'excès de boisson, se dégrada rapidement. Sous prétexte de la rétablir, son frère aîné Louis-Philippe décida un voyage à Malte, d'où il avait l'intention de gagner la Sicile pour solliciter la main d'une des filles du roi Ferdinand des Deux-Siciles. Les deux princes s'embarquèrent à Portsmouth le et débarquèrent à La Valette le après avoir fait escale à Gibraltar et à Cagliari. C'est là que le comte de Beaujolais mourut le , quinze jours après son arrivée. Son corps fut inhumé provisoirement dans la chapelle de Notre-Dame de Liesse puis transféré en 1843 dans la chapelle de France dans la cathédrale Saint-Jean de La Valette. Son tombeau a été sculpté par James Pradier. Une copie de son gisant, réalisée par le même sculpteur pour le musée de Versailles, a été placée en 1986 dans la chapelle royale de Dreux.

Hommage Rue de Beaujolais (Paris)

Titulature - : Son Altesse Sérénissime Louis-Charles d'Orléans, comte de Beaujolais, prince du sang de France ; - : Louis-Charles, prince français26 août 1791 : l'Assemblée nationale constituante décrète que les membres de la famille du roi n'auront plus de nom patronymique, et ne porteront que leur nom de baptême suivi de la dénomination de prince français. Le texte sera ensuite amendé pour éviter le mot « baptême », et fera partie de l' de la du du de la constitution, signée par le roi le 14 septembre..

Ascendance

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Guy Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Arthème Fayard, 1994.

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