Gary Kobinger est un microbiologiste et enseignant universitaire canadien (québécois). Il est notamment connu pour avoir codéveloppé un vaccin et un traitement efficaces contre la maladie à virus Ebola. En 2020, dans la foulée de la pandémie de Covid-19 au Canada, il dirige une équipe de chercheurs qui élabore trois vaccins potentiels contre cette maladie.
Biographie Gary Kobinger est né dans la ville de Québec au Canada.. Après avoir abandonné des études en médecine et planté des arbres pendant une année, il se rend en Inde, où il contracte une sévère maladie. Guéri après plusieurs mois de convalescence, il décide de retourner à l'université. « J'ai réalisé qu'il y avait un grand besoin de vacciner et de protéger les gens contre les maladies infectieuses émergentes. Je suis devenu fasciné par les virus et j'ai été convaincu que nous pouvions aider les gens. Mon objectif est devenu de prévenir la mort. » Il obtient un baccalauréat en microbiologie à l'Université Laval en 1993, un doctorat en microbiologie de l'Université de Montréal en 1998, puis un post-doctorat de l'université de Pennsylvanie.
En 2005, il est recruté par l'Agence de la santé publique du Canada. De 2007 à 2014, il effectue quatre voyages en Afrique pour observer l'impact du virus Ebola sur les populations locales. « Vous n'oubliez jamais l'expression de la peur imprimée sur le visage d'une personne morte d'Ebola ». En 2008, il est nommé responsable du (littéralement, « Programme spécial de biosécurité des pathogènes niveau 4 ») et travaille au (situé à Winnipeg au Manitoba) et seul laboratoire en microbiologie de niveau 4 au Canada (il est supervisé par les Forces armées canadiennes). C'est à cette époque que Kobinger commence à enseigner et faire de la recherche à l'Université du Manitoba.
En 2005, Kobinger et Xianngguo Qiu, malgré le scepticisme de la communauté scientifique, commencent à rechercher des anticorps susceptibles non pas de bloquer la multiplication du virus Ebola dans le corps humain, mais des anticorps susceptibles de ralentir suffisamment la multiplication du virus pour permettre au corps de développer des méthodes de lutte au virus. En 2008, Qiu établit qu'un mélange de trois anticorps suffit pour freiner la progression du virus. Par la suite, les deux mettent au point le vaccin VSV-EBOV en s'appuyant sur les travaux antérieurs de Kobinger. Le ZMapp, traitement qu'ils ont également mis au point, combiné au vaccin se révèlent très efficaces contre la maladie à virus Ebola. En 2014, Kobinger apparaît à l'émission de la BBC Horizon pour discuter de son travail. En 2015, il est nommé . En 2015, il apparaît à l'émission de la PBS 60 Minutes pour discuter de ZMapp. En 2017, Kobinger et Qiu reçoivent le prix principal d'innovation Ernest C. Manning pour . En 2018, Kobinger et Qiu reçoivent le prix du Gouverneur général pour l'innovation de 2018. En , Qiu, son mari et leurs étudiants chinois, qui travaillent tous au Laboratoire national de microbiologie, sont suspendus par l'Agence de la santé publique du Canada sur des soupçons de bris de confidentialité, ce que le président de l'Agence de la santé publique du Canada n'a ni confirmé ni infirmé, indiquant que la Gendarmerie royale du Canada enquête à ce sujet.
En 2020, probablement à cause de son expérience en administration de laboratoire et du succès du traitement contre le virus Ebola, Gary Kobinger est recruté par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour occuper un poste au sein du (STAG-IH, littéralement « Groupe conseil stratégique et technique pour les risques infectieux »). Au début 2020, le chercheur travaille à la mise au point d'un vaccin contre le VIH. Cependant, lorsqu'il constate que l'impact de la Covid-19 est nettement plus ample que d'autres épidémies, il décide d'interrompre ses recherches sur le VIH et de réorienter son équipe sur un vaccin contre la Covid-19. Selon lui, son équipe Il souligne que les instances gouvernementales canadiennes l'ont sollicité et lui ont demandé ce qu'elles pouvaient faire pour le soutenir, ce qui est inhabituel selon lui tout en lui faisant plaisir. Il rajoute : Il anticipe qu'un virus encore plus dangereux surgisse dans le futur.
En , l'équipe de Kobinger propose trois vaccins potentiels contre la Covid-19. Le chercheur indique que l'homologation d'un vaccin pourrait prendre de cinq à dix ans . Par ailleurs, le microbiologiste Raymond Tellier fait remarquer qu'il , tout en faisant observer que, même si les recherches d'un vaccin contre le SRAS ont été abandonnées lorsque cette maladie a cessé ses ravages, elles ont permis de raccourcir les travaux préliminaires pour trouver un vaccin contre la Covid-19. En , Kobinger et deux autres collègues reçoivent une subvention de 2 millions CA$ pour rechercher des méthodes de lutte contre la Covid-19.
Fin , Kobinger déclare que des vaccins seront disponibles en , sinon au début 2021, mais en petites quantités et prioritairement réservés aux personnes les plus vulnérables et aux personnels en soins de la santé. Il affirme que la sévérité de la seconde vague de pandémie de Covid-19 au Québec est moindre parce que la population respecte mieux les consignes sanitaires.
En 2020, il est et, depuis 2016, directeur du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval. Il est également professeur adjoint à l'université de Pennsylvanie et professeur associé en microbiologie à l'Université du Manitoba.
En , il critique les gouvernements d'avoir attendu trop longtemps avant d'exiger le port du masque au travail et dans les lieux publics. Il croit que si le gouvernement du Canada se dotait d'un groupe-conseil d'experts indépendants, il serait mieux outillé pour gérer des crises de l'ampleur de la pandémie de Covid-19 au Canada.
Il est néanmoins satisfait d'observer que beaucoup de gens veulent en savoir plus sur la science, tout en se désolant de la quantité de fausses informations circulant dans le Web.
Au début , il suggère que le plus de gens possibles reçoivent une première dose, la deuxième injection pouvant être retardée jusqu'à 6 mois. Il explique : .
En , la communauté scientifique débat encore des méthodes propagation du virus SARS-CoV-2 : par gouttelettes ou en aérosol ? Si la propagation se fait par aérosol, le personnel médical doit porter un masque N95. Pour tenter de mettre un terme à ce débat, Kobinger et la chercheuse en microbiologie Caroline Duchaine recherchent les endroits où le virus pourrait se trouver dans des établissements de santé.
Notes et références Citations originales
Références
Liens externes Page professionnelle sur le site du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval Page professionnelle sur le site de l'université du Manitoba La prochaine pandémie pourrait être pire sur Radio-Canada.ca, . Entrevue avec Gary Kobinger sur l'impact de futures pandémies et les moyens étudiés pour les mettre en échec
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