est une ancienne commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

La commune fusionne avec Saint-Nicolas-de-Bliquetuit le pour former la commune nouvelle d'Arelaune-en-Seine et prend à cette date le statut de commune déléguée. Géographie Localisation La commune se trouve en bordure de la Seine.

Elle fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.

Toponymie Ancienne commune de Guerbaville (Grabarvilla 1225) rattachée à la Mailleraye. Le domaine de Grabhard / Grabardus, nom de type germanique.

La forme La Mesleree est attestée en 1185-1207, de l'ancien français meslier, néflier.

Histoire

Antiquité La mise au jour d'une luxueuse villa romaine du atteste d'une occupation ancienne du site. Une mosaïque provenant de la margelle du bassin de la villa est conservée au musée de Normandie de Caen..

Révolution française et Empire La commune créée en 1789 était dénommée en 1793 Guerbaville. Elle est renommée en 1910 La Mailleraye-sur-Seine, qui était jusqu'alors la dénomination du port de la commune..

Époque contemporaine La commune est libérée le .

Fusion Les cinq communes constituant la presqu’île de Brotonne avaient engagé de longue date une réflexion sur leur éventuelle fusion, réflexion accéléré par une réforme à la baisse des dotations de l’État aux communes, qui serait suspendue pour les communes qui décideraient de s'unir avant le ..

Dans ce cadre, la commune nouvelle d'Arelaune-en-Seine, issue du regroupement des deux seules communes de La Mailleraye-sur-Seine et Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, qui deviennent à cette occasion des communes déléguées, est créée au par un arrêté préfectoral du .....

Politique et administration Liste des maires

Démographie Évolution démographique

Lors du recensement Insee de 2007, La Mailleraye-sur-Seine comptait (soit une augmentation de 7 % par rapport à 1999). La commune occupe le rang au niveau national, alors qu'elle était au en 1999, et le au niveau départemental sur 745 communes.

Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante : 48,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 20,7 %) ; 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 27,9 %).

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Église Saint-Mathurin. Ancien relais de poste. Prieuré du Torps. Presbytère du , transformé en médiathèque Château de la Mailleraye. Seuls vestiges, la chapelle seigneuriale du , consacrée en 1585., inscrite au titre des monuments historiques depuis le , et le colombier, construit en brique et pierre au , avec sa curieuse corniche en pierre sculptée. Situé sur la rive de la Seine, sur un terre plein entouré de fossés secs, boisé au . Le château remonte aux . Il se composait, sur le côté nord du terre-plein, d'un corps de logis cantonné par deux pavillons, prolongé en retour, parallèlement à la Seine., par un autre corps de logis, le tout construit entièrement en pierre et couvert en ardoise.. La seigneurie de la Mailleraye appartenait à la maison de Moÿ.. Au , Charlotte de Moÿ épouse Jacques de Grimouville, qui obtient du roi , en 1653, l'érection en marquisat de la terre de la Mailleraye et plusieurs fiefs environnants. En 1686, les héritiers de Louis de Grimouville vendent le château et son domaine à Marie Angélique Fabert, fille d'Abraham Fabert, maréchal de France, et seconde épouse en 1677 de François d'Harcourt, marquis de Beuvron. Ce dernier meurt en 1704 et est inhumé dans la chapelle de la Mailleraye. Son épouse lui survit jusqu'en 1730. En 1728, elle vend la Mailleraye au petit-fils issu du premier mariage de son époux, François d'Harcourt, 2e duc d'Harcourt , maréchal de France (1689-1750) .. En 1751, les héritières de celui-ci vendent le marquisat de la Mailleraye au comte d'Houdetot, qui, après l'avoir fait ériger en 1753 en comté d'Houdetot la Mailleraye, le revend en 1755 à Anne Joseph Bonnier de La Mosson, épouse du 5e duc de Chaulnes. Le , la duchesse de Chaulnes revend le comté d'Houdetot la Mailleraye à Adélaïde Louise Duhamel de Mellemont, épouse du marquis de Nagu. Celle-ci meurt à La Mailleraye en 1826, laissant la propriété à sa fille, Adélaïde Marie Céleste de Nagu, épouse de Victurnien Bonaventure de Rochechouart, marquis de Mortemart. Après le décès de celle-ci, en 1853, le château de la Mailleraye est vendu en 1854, puis démoli en 1857 ., le parc et le domaine attenant sont démantelés.. Aujourd'hui, la chapelle accueille toujours le caveau de la Maison d'Harcourt.

Personnalités liées à la commune François III d'Harcourt (1627-1705), marquis de Beuvron, de Beaufou et de la Mailleraye, comte de Sézanne, baron de Druval, gouverneur du Vieux Palais de Rouen, lieutenant général au gouvernement de Normandie. Époux de Catherine Le Tellier de Tourneville (1628-1659) et en secondes noces d'Angélique Fabert (1648 - 1730), fille d'Abraham Fabert, maréchal de France, inhumée avec son époux à la Mailleraye. La Maison d'Harcourt dont les membres sont inhumés dans la chapelle du château de la Mailleraye. Louis Dumesnil (1743-1829), curé de la paroisse de la Mailleraye. Louis Pierre Édouard Bignon (1771-1841), ministre sous Napoléon , baron de l'Empire, né dans la commune. Édouard Delamarre, député. Jules Corniquet (1867-1942), poète régionaliste normand né dans la commune. Renée Anquetil (née Déchamps) (1939-2015), enseignante à l'école communale Louis-Bignon, conseillère et adjointe municipale, membre fondateur des associations Club de marche de la Mailleraye et de l'Amicale laïque, à l'origine de la bibliothèque communale. Depuis , la médiathèque de La Mailleraye-sur-Seine / Arelaune-en-Seine, située dans l’éco-quartier de l’église, porte le nom de Renée Anquetil. La reconversion du presbytère, bâtiment patrimonial valorisé grâce à une architecture sobre, ouverte et contemporaine exprime l’ouverture et la convivialité d’un lieu de culture, échanges et animations multiples.

Héraldique

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liste des anciennes communes de la Seine-Maritime

Liens externes

La Mailleraye-sur-Seine sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Ancienne commune dans la Seine-Maritime Catégorie:Commune membre du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande Catégorie:Ville titulaire de la croix de guerre 1939-1945