Adam Nidzgorski, né le à Cormeilles-en-Parisis et mort le à Marseille, est un peintre, de nationalité polonaise à sa naissanceCar ses deux parents étaient polonais. La loi du sol ne s'appliquait pas en 1933 lorsque les deux parents étaient étrangers, il fallait obligatoirement que l'un d'eux soit français. Voir et naturalisé français en 1971.
Ses œuvres figurent dans des collections muséales permanentes du monde entier liées à l'Art brut et l'Art singulier : en France à Villeneuve-d'Ascq au LaM L'Aracine, à Bègles au Musée de la Création Franche, à Nice au Musée international d'art naïf Anatole-Jakovsky ; à l'étranger, aux Pays-Bas au Musée de Stadshof de Zwolle, en Espagne au musée de Navarre de Pampelune, en Italie dans le Cabinet d'Estampes de la bibliothèque Panizzi à Reggio d'Émilie, et chez d'innombrables particuliers et dans plusieurs musées de Pologne.
Vie privée Son père Piotr Nidzgorski est né le à BonkowoÀ une centaine de kilomètres au nord-ouest de Varsovie (près de Mlawa en Pologne), sa mère Jozefa Slotwinska est née le à Krzywki-Bratki (également près de Mlawa). En 1927, ils émigrent en France, se fixant vers 1929-1930 à Cormeilles-en-Parisis où Piotr trouve un emploi à la carrière de gypse. C'est là que naît leur fils Adam, le dans la cité ouvrière Lambert. Il a un frère, Denis, né en 1934 à Argenteuil et mort à Marseille le , grand spécialiste des marionnettes africainesLe fait que Denis soit son frère n'est pas référencé selon les recherches actuelles sur internet, hormis sur la page Facebook de l'Association d'Adam Nidzgorski. À la page du 6 mai 2025, il y est par exemple notifié :, et une sœur, MoniqueSur la page Facebook du 5 mai 2025 de l'Association d'Adam Nigorski figure une photo de la fratrie où Adam semble avoir 10 à 12 ans..
Il fait ses études primaires à Cormeilles-en-Parisis et après l'obtention de son certificat d'études le maitre d'école encourage ses parents à le mettre au collège. Il y fait un an, ensuite il étudie au lycée polonais de Paris fondé par le diplomate polonais Zygmunt Zalewski. Un de ses professeurs de musique lui donne des cours de mandoline durant deux ans, mais Adam préfère le sport. Il y obtient son baccalauréat en 1951. C'est alors que la Pologne d'après-guerre lui offre une bourse d'études supérieures du sport, par les mains de son ambassadeur à Paris Jerzy Putrament. Il se rend à Varsovie, où jusqu'en 1954 il étudie à l'Académie d'éducation physique Józef Piłsudski. Il y découvre le yoga et le judo qu'il contribue à diffuser en Pologne. Il reste en Pologne jusqu'en 1956, y vivant quelque temps de travaux de traductions. Il devient Après donc quelques mois passés en région parisienne, sans pouvoir y travailler du métier pour lequel il est formé, à partir de 1957 et pendant dix ans, il travaille comme professeur d'éducation physique à l'École normale supérieure d'éducation physique de Tunis.
Formé par Mikinosuke Kawaishi, maître japonais ( dan) et Shozo Awazu ( Dan), et dans leur sillage il contribue à la popularisation du judo et du ju-jitsu en France. Nidzgorski est appelé pour animer les master class, spectacles, tournois dans ce domaine avec son camarade du lycée polonais de Paris, Henryk Gielec. Le la Fédération polonaise de judo l'honore de l'insigne d'or de la Fédération ().
Le , il épouse Catherine Vincentelli, née à Sousse en Tunisie d'un père corse et d'une mère sicilienne. Le couple n'ayant pas d'enfant, pourvoit aux besoins de trois enfants béninois, deux garçons et une fille.
Il revient en France en 1968, il se fixe en région parisienne où, son diplôme polonais enfin reconnu en France, il exerce le métier de professeur d’éducation physique dans divers établissements scolaires parisiens et il acquiert la nationalité française en 1971.
En 1998, Adam qui a 65 ans, s’installe avec son épouse à Marseille qu'ils ne quitteront plus. Retraité depuis 1994 de son métier de professeur d'éducation physique, il se consacre désormais entièrement à l’art pictural.
Après le décès de son épouse en 2005, très affecté par ce deuil et sur le conseil d'un ami, Hédi Bouraoui, il lui consacre un livre, Lettre à Catherine publié pour la première fois en Tunisie en 2009 (Éditions L'Or du Temps), réédité à plusieurs reprises, une première fois en 2015 chez le même éditeur à Tunis avec des dessins de Catherine Nidzgorski, une seconde fois en 2024 à Paris et traduit en plusieurs langues : en 2012 en polonais List do KatarzynyÉditeur Centre de culture et d'art Themerson à Płock , en 2013 en arabe « رسالة إلى كاثرين »La seule référence trouvée est sur Facebook que Wikipedia n’accepte pas. On y trouve la photo du livre en arabe sur une page de « Cercle Tunetania » en date du 24 juin 2014., en 2018 en italien Lattera a Catherine (Grafitalia, 2018) au moment de l’exposition à la galerie Rizomi de Parme .
Carrière de peintre Ses débuts À Tunis, il rencontre Nicole Monaco, une amie de son épouse, tout juste diplômée de l'École des Beaux-Arts, grâce à laquelle il découvre la peinture. À 30 ans, en 1963, sans avoir reçu aucune formation artistique, en véritable autodidacte, il commence à dessiner et à peindre, avec un ardent désir de création. . À quelques rares exceptions près, son unique sujet est la figure humaine. Délaissant totalement leur environnement, il représente des personnages cernés de noir, aux têtes trop grandes pour des corps résumés à leurs vêtements très colorés et de grands yeux ronds très expressifs malgré leur simplicité. Lors d'une interview donnée de nombreuses années plus tard, il revient sur les pas de son enfance à Cormeilles-en-Parisis, il confie que rétrospectivement il réalise combien la grande tapisserie brodée par sa mère en 1935-36Elle a été offerte par Adam et sa sœur Monique Nidzgorski au Musée du plâtre. On peut en voir la reproduction sur cette page où, en bas du paragraphe Mémoire de la carrière Lambert un lien sur Les œuvres d’Adam Nidzgorski (1933-2025) dans les collections du Musée du Plâtre renvoie à un pdf accessible également directement à l'url , représentant de façon naïve des motifs de son village polonais de Krzywki et fixée au mur de l'unique chambre où dormait toute la famille, l'a inconsciemment profondément marqué et été déterminante dans son orientation artistique. Ses œuvres de début de carrière ne sont présentées qu'à Tunis où il expose en compagnie d'autres artistes.
L'épanouissement de son œuvre Revenu en France dans l'effervescence des évènements de 1968 et des années qui suivent et à l'occasion de l'exposition collective organisée par des enseignants de l'Éducation nationale au centre universitaire Jean SarrailhCelui-ci se trouve avenue Georges-Bernanos, juste à l'est de la Gare du RER Port-Royal dont il surplombe les quais qui sont à l'air libre sur une courte portion. en 1969 à Paris à laquelle il participe, il se joint au groupe d'artistes Concordance réuni par Patrick Fauconnet et il enchaîne avec eux les expositions à Paris et sa banlieue et plusieurs villes de France pendant quelques années, jusque vers 1972. dit-il à Hédi Bouraoui dans une interview en 2020. Il multiplie les techniques : dessin, à la mine de plomb, au crayon de couleur, au stylo bille, à l’encre de Chine, au fusain, au pastel sec ou gras ; peinture, à l'aquarelle, à la gouache, à l'acrylique, à l'huile ; collage ; broderie en application et il diversifie les supports : papiers de diverses qualités et couleurs, papier crépon, serviette et nappes en papier, papier essuie-tout, papier d'emballage, papier cadeau, papier d'argile, papier journal, papier professionnels luxueux, tickets de métro, boites d'allumettes, tissus... Il travaille aussi des panneaux textiles en collaboration avec son épouse ou avec une tisserande ou licière à qui il propose des dessins ; il réalise aussi des gravures. Sa notoriété dépassant la région parisienne, entre art brut et art singulier, à partir de 1974 ses œuvres sont présentées partout en France et en Europe et jusqu’à New York.
Un tournant de son évolution artistique est la visite à Paris fin 1981 de l'exposition de Jean Dubuffet au Centre Georges PompidouVoir les références du catalogue de cette exposition : qui le touche beaucoup. Il décide de lire ses livres et, de 1982 à 1984, il entretient une courte correspondance avec Jean Dubuffet (car ce dernier décède en 1985), auquel Adam offre deux pastels et, en réponse, Jean Dubuffet l'encourage très vivement. Il va voir l'exposition d'un peintre dont Dubuffet parle, Gaston Chaissac. Il se trouve beaucoup d'affinités avec cet artiste, .
Alain BouilletVoir la recension de l'un ses livres , maître de conférences à l'Université de Montpellier est collectionneur d'art brut et admiratif des œuvres de Nidzgorski ; ensemble ils exposent et parcourent l'Europe. La critique d'art Jeanine Rivais publie de nombreux articles dans lesquels elle décrit Adam comme un grand coloriste.
Expositions hors Pologne De son vivant 1965 : Galerie des Arts à Tunis,Tunisie, exposition avec Nicole Monaco et Marcel Ottavy, 1966 : Galerie Municipale de Tunis, Grande salle du palmarium, exposition collective de peintres tunisien, 1967 : Salon des Arts, de la galeriste Juliette Nahum à Tunis, exposition d'un mois en octobre avec, pour la première fois, vente de quatre de ses dessins, 1969 : Centre universitaire Jean Sarrailh, à Paris, France, 1969 : Avec le groupe Concordance, (dans plusieurs villes de France), 1970 : Centre Culturel de Neuilly-sur-Marne avec le groupe Concordance, 1971 : Centre Culturel de Bobigny, avec le groupe Concordance, 1972 : Centre Culturel de Fontenay-sous-Bois, avec le groupe Concordance, 1972 : Cercle culturel Plaisir de Connaître à Cormeilles-en-Parisis à l’invitation de Françoise Tribondeau, 1974 : Galerie Daberkow, à Francfort-sur-le-Main, Allemagne, 1992 : Biennale internationale du pastel à Saint-Quentin, 1992 : Musée de la Création Franche, à Bègles, 1993 : Galerie Aparté à Lausanne, en Suisse, 1993 : Galerie Hamer, à Amsterdam, aux Pays-Bas, 1995 : Stadhof Museum, à Zwolle, aux Pays-Bas, 1995 : Halle Saint-Pierre, à Paris, 1998 : Outsider Art Fair, à New York, aux États-Unis, 2002 : L'Athanor, ancienne halle aux grains, à Albi, 2002 : Galerie Imago, La Création franche à Bègles du 27 avril au 2 juin (catalogue), 2002 : Atelier des Caves du Logis Neuf à Allauch du 20 au 29 septembre, 2003 : Musée international d'art naïf, à Nice, du au Voir la page 3 et les pages 114 et 115 du catalogue de l'exposition écrit par , 2003 : Galeries municipales de Sfax, (Tunisie), 2004 : Festival Art et Déchirure, à Rouen, 2004 : Exposition Collective Wladimir Jaroslaw, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, Russie, 2006 : Atelier des Caves du Logis Neuf à Allauch, 2006 : Visionary Art Tour Internal Guidance Systems, (États-Unis), 2008 : Galerie Objet Trouvé, à Paris, 2008 : Musée de la Création Franche à Bègles du au Dérouler cette page jusqu'à la manifestation , 2011 : Atelier des Caves du Logis Neuf à Allauch, 2014 : Manas (Musée d'art naïf et d'art singulier) dans le Vieux Château de Laval du au , 2014 : Galerie Hédi Turki à Sidi Bou Saïd, du 4 au en Tunisie, 2015 : Écomusée de Marquèze à Sabres, du 1er avril au 28 juin, 2015 : Galerie Lamazière de Cormeilles en Parisis, sa ville natale du au , 2015 : Médiathèque Max Rouquette de Bédarieux, Allumer tes yeux exposition de 30 livres d'artistes du 1er décembre 2015 au 5 janvier 2016Voir catalogue., 2016 : Bibliothèque Panizzi, du au à Reggio d'Émilie, en Italie, 2018 : Festival international de l'art marginal du Grand Baz'Art du au à Gisors, 2018 : Galerie Rizomi, à Parme du au , 2019 : Halle Saint-Pierre, en septembre à ParisSur cette page descendre jusqu'au paragraphe Biographie d'Adam Nidzgorski , 2020 : Galerie Polysemie à Marseille, 2022 : Maison des Arts de Bages du 2 au Sur cette page, descendre jusqu'à l'affiche correspondant à la date de décembre 2022 ,