Le de reconnaissance de division d'infanterie () est une unité de l'armée française créée en 1939 et rattachée à la d'infanterie motorisée. Elle a participé à la Bataille de France lors de la Seconde Guerre mondiale.

Historique Il est formé le par le et le centre mobilisateur de cavalerie de Compiègne sous la forme d'un motorisé avec automitrailleuses. Il est rattaché à la d'infanterie motorisée. Le GRDI rejoint la Champagne en septembre, puis la Meuse le . Le , la part pour le secteur de Morhange, sous les ordres du . Le s'installe à Diebling. Le GRDI tient des avant-postes de la ligne Maginot, face à la 258. Infanterie-Division. Le , cinq pelotons du GRDI participent à une attaque vers Forbach en soutien des corps-francs des , et . 17 cavaliers sont tués et 36 blessés pendant les divers coups de main de la drôle de guerre jusqu'au départ de la division vers l'arrière, le . Le régiment stationne dans la Marne jusqu'en mai.

Le , l'escadron d'automitrailleuses de découverte (AMD) Panhard 178 du capitaine Kaminsky quitte le GRDI pour rejoindre le corps expéditionnaire français en Scandinavie, devenant le . L'escadron ne débarque finalement pas à Namsos à la suite de l'échec de la campagne en Norvège centrale et rejoint le . Un nouvel escadron AMD venu du du de hussards le remplace.

L'offensive allemande du trouve le GRDI stationné dans le secteur de Vitry-le-François. Il est aussitôt envoyé avec sa division sur le front pour essayer de colmater la trouée de Sedan. Ainsi le , il reçoit la mission de défendre Stonne qu'il doit abandonner le lendemain devant la violence des assauts allemands. Avec le reste de la division, il va participer activement à la contre-attaque de Stonne en combattant au Mont-Dieu et à La Cassine.

Puis, il défend le canal des Ardennes à l'est de Chesnes-Populeux avant de passer en réserve (17-). Ensuite, le groupe d'escadron est mis à la disposition de la de cavalerie ( de hussards et de chasseurs). Avec elle, il combat de façon incessante les 23, 24 et , subissant de lourdes pertes pour défendre le bois de Sy. Il contre-attaquera même sur la cote 276.

Il participe ensuite à la bataille de l'Aisne. D'abord stationné à Savigny, il est rapidement envoyé au sud de Rethel pour soutenir la division cuirassée et division légère mécanique dans leur contre-attaques notamment à La Neuville-en-Tourne-à-Fuy (). Le , il défend Juniville puis la ligne de l'Arnes (de Saint-Etienne à Sommepy) avec l'aide d'éléments des et régiments d'infanterie. Le lendemain, il arrête à trois reprises l'ennemi à Saint-Hilaire-le-Grand. La suite de son histoire n'est qu'une suite de durs combats d'arrière garde à Bussy-le-Château le puis Saint-Seine et Sombermon (Cote d'Or) le . Finalement, les débris du la se rendent le , la retraite vers le sud ayant été coupée par la progression des Allemands.

Ordre de bataille Sous-unités et officiers Commandement : Lieutenant-colonel de Langle de Cary puis Lieutenant-colonel Dufour à partir du Adjoint : Capitaine Poupard puis Lieutenant Roquefeuil Escadron hors-rang : Capitaine de Vaugelas puis Capitaine de Laurens à partir du (groupe d'escadrons de découverte) : Chef d’Escadrons puis Chef d’Escadrons Winsbach à partir du d'automitrailleuses de découverte (AMD) : Capitaine Kaminsky puis Capitaine d’Estrées à partir du de motocyclistes : lieutenant Thiriat puis Capitaine de Rancourt (groupe d'escadrons de reconnaissance) : Chef d’Escadrons Bodelot puis Chef d’Escadrons de La Porte escadron d'automitrailleuses de reconnaissance (AMR) : Capitaine Renault puis Lieutenant Reynaud : Capitaine de Laurens puis Capitaine Poupard puis Lieutenant Mirabaud escadron de mitrailleuses et d'engins : Capitaine de Vaugelas Le , les deux escadrons d'automitrailleuses deviennent des escadrons mixtes à deux pelotons d'AMR et deux pelotons d'AMD.

Matériel Au 10 mai 16 AMD 35 P 16 AMR Schneider P16 4 canons de 25 mm SA 34 (au ) 2 AMR 35 ZT 3 avec canon de antichar en casemate (au ). Présents en , les témoignages divergent sur leur participation aux combats de mai-juin.

Au 25 mai 6 AMD 35 P, 6 AMR P16, 7 motos, 55 side-cars, 17 véhicules de soutiens (camions et voitures)

Articles connexes Groupe de reconnaissance Groupe de reconnaissance de corps d'armée Liste des Groupes de reconnaissance de corps d'armée Groupe de reconnaissance de division d'infanterie Liste des Groupes de reconnaissance de division d'infanterie

Références

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