Le est un stade omnisports situé dans le quartier de Kerfeunteun, à Quimper dans le département du Finistère.
Propriété de la ville de Quimper, il est construit entre 1963 à 1968 et inauguré le , remplaçant le vétuste stade de Kerhuel du quartier de l'hippodrome. Dès lors, il accueille les matchs du Stade Quimpérois, équipe de football jouant alors en CFA (premier échelon amateur). Il est situé dans le quartier de Kerfeunteun, ancienne commune avant la création du Grand-Quimper, en 1960, au nord de la ville. Il s'agit d'un complexe sportif puisqu'il est composé de plusieurs autres terrains de football (un synthétique, un stabilisé et un en herbe) ainsi que d'équipements pour la pratique de l'athlétisme.
Il a été pendant longtemps le plus grand stade de la ville, deuxième plus grand stade du Finistère derrière le Stade Francis-Le Blé, sixième plus grand stade de Bretagne en capacité d'accueil. Cette enceinte comptait jusqu'en . À la suite de la démolition de l'ensemble de ses tribunes, la capacité a été baissée à le temps d'une future reconstruction prévue pour 2026-2027.
Son club résident principal est le Quimper Kerfeunteun Football Club (Régional 2), équipe de football représentant la ville et ancien club professionnel dans les années 1980 et 1990. Il fut aussi résident de l'équipe féminine du club lorsqu'elle joua en première division. Ce n'est pas le seul club résidant dans le complexe, en effet depuis 2016, le Quimper Italia joue l'entièreté de ses matchs sur le terrain principal. D'autres sports sont pratiqués dans le complexe, en effet depuis sa création en 1987, le Quimper Athlétisme organise entraînements et compétitions sur le terrain principal possédant une piste d'athlétisme. Enfin, d'autres clubs ont résidé sur le complexe, c'est le cas de l'ES Kerfeunteun qui jusqu'à sa fusion avec le Quimper CFC, jouait sur l'un des terrains secondaires.
Histoire du Stade Avant-projet
En 1948, un terrain en herbe est construit sur l'emplacement du stade actuel, à Kerfeunteun il ne comporte aucune tribune, aucun vestiaire. À l'époque, la ville de Quimper était composé du centre-ville actuel uniquement puisque Ergué-Armel, Kerfeunteun et Penhars était encore des communes distinctes. La ville manquait d'infrastructures puisque le Stade de Kerhuel, se situe à Kerfeunteun.
Le stade de Kerhuel d'une capacité de construit en 1842 est occupé par le Stade Quimpérois, principal club de football de la ville, depuis 1920. Ce stade est inadapté à la pratique d'autres sports que le football et le rugby, en effet il ne possédait pas de piste d'athlétisme, pas de vélodrome, seulement un terrain en herbe, souvent marécageux. Le terrain comporte une tribune de bois couverte de 450 places, construite en 1914 comportant des poteaux gênant la visibilité des spectateurs et des gradins non-couverts, construits en face de la tribune en bois. Pour continuer à accueillir les matchs du Stade Quimpérois jusqu'à l'inauguration du nouveau stade, trois nouveaux gradins en béton ont été installés en 1963, derrière les buts de chaque côté. Le stade de Kerhuel ne pouvait ni être rénové, ni être étendu à cause de la création d'une future zone industrielle dans le quartier de l'Hippodrome où se situe le stade, empêchant la construction de nouvelles tribunes. De la fin des années 1950 au début des années 1960, divers projets de grand stade municipal sont présentés mais aucun n'aboutit à la construction d'un stade.
Projet puis construction Projet d'un grand parc des sports thumb|upright=1.2|left|Emplacement du futur stade au début des années 1960. Le projet du stade voit le jour après la fusion de Quimper avec Ergué-Armel, Kerfeunteun et Penhars en 1960 pour former le Grand Quimper. À l'époque, il n'y avait de grand stade à Quimper, de plus, le Stade Quimpérois était contraint de quitter le stade de Kerhuel, trop vétuste. L'emplacement d'un terrain de football à Penvillers est choisi pour construire le grand stade, bien qu’au départ les joueurs du Stade Quimpérois n'étaient pas forcément pour. Pour le remplacer, nombreux étaient ceux qui auraient préféré l'emplacement de l'actuel Carrefour qui à l'époque était un champ. Selon certains, l'emplacement du stade à Penvillers était un cadeau du maire Yves Thépot à l'ancien maire de Kerfeunteun à la suite de l'unification du Grand Quimper. Entre 1961 et 1963, la ville de Quimper fait l'acquisition des terrains où vont être construit le stade. Dès lors, les premiers plans du stade voit le jour. Pour construire son stade, les plans du Stade de la Colombière d'Épinal, alors en construction, sont consultés afin d'élaborer les plans du futur parc des sports quimpérois. L'année suivante, le financement du stade est voté par la municipalité quimpéroise mais pour pouvoir financer le parc des sports, celui-ci devait être obligatoirement omnisports, afin de recevoir les subventions jeunesses et sports de l'État.
Construction du stade thumb|upright=1.2|Stade en construction en 1965. En 1963, le plan final est voté et l'entreprise Limousin remporte l'appel d'offre pour la construction du gros œuvre du stade. D'autres entreprises sont employés pour un élément précis de la construction (ex : C.Le Bris et fils, les clôtures). La ville de Quimper commence la construction du grand complexe sportif sur les hauteurs de Kerfeunteun proche d'une ferme et de champs.
Le chantier commence en 1963 par le terrassement du terrain, effectué par l'entreprise J.Brougalay et le début de l'installation des clôtures, effectué par l'entreprise C. Le Bris et fils. Ensuite ce sont la tribune populaire ceinturant le terrain, le terrain principal et la piste d'athlétisme qui sont créés durant l'année 1964 et 1965. Après, il ne reste plus que la tribune , sa construction débute en 1966. Tout d'abord, toutes les rangées de gradins sont construites et le toit en béton est installé. Le , une première visite du stade est organisé par le maire de Quimper à l'époque, Léon Goraguer, afin de visiter l'ensemble en fin de construction, le toit de la tribune était alors, en cours d'installation. Le reste du stade était alors terminé. Avant l'inauguration, la tribune est aménagée par l'installation de bancs en bois pour les places assises et l'aménagement des locaux de la tribune. Enfin des gradins démontables en acier sont installés derrière la partie centrale de la tribune populaire. Entre 1970 et 1971, 4 pylônes d'une hauteur de , sont installés par la Société Générale d'Entreprises, aux 4 coins du terrain, afin d'équiper le terrain d'un éclairage satisfaisant pour la pratique de matchs en nocturne. L'installation des pylônes pour l'éclairage met fin à la construction du terrain principal.
L'architecture du stade est principalement inspirée du Stade de la Colombière de la ville d'Épinal, la ville a étudié les plans du stade d'Épinal. L'architecture du stade est reprise dans plusieurs autres stades en France notamment au Stade municipal de Guentrange à Thionville ou encore au Stade de l'Ill de Mulhouse, au Stade Francis-Le Basser de Laval et au Stade Pierre-de-Coubertin de Cannes qui à l'origine était un stade d'athlétisme. À l'époque, la ville avait déjà prévu un projet d'extension des tribunes du stade en cas de montée du Stade Quimpérois, club de football, dans les échelons supérieurs nationaux, le club jouant alors en CFA. L'entièreté du stade et du complexe autour, revient, pour la ville de Quimper, à un coût de 500 millions d'anciens francs, soit aujourd'hui, un coût de , subventionné en partie par l'État.
Chronologie de la construction du stade 1961-1963 : achat des terrains et choix du plan du stade 1963 : début de construction du stade (terrassement et nivellement) 1964-1966 : construction de la tribune populaire, de la piste d'athlétisme et d'un terrain en herbe 1966 : construction d'un terrain stabilisé 1966-1968 : construction de la tribune honneur, d'un demi-terrain stabilisé 1968 : installation des gradins démontables, homologation du stade et inauguration du stade 1970-1971 : installation des 4 pylônes pour l'éclairage du stade
Inauguration et Premières années Pour inaugurer son stade, la ville de Quimper veut quelque chose de grandiose. À l'époque, le quotidien le Ouest-France titrait . Cette information fut bien vérifiée puisque la ville a contacté des clubs comme le Real Madrid, Benfica Lisbonne ou encore le Milan AC pour leur proposer de participer au match inaugural, contre une équipe professionnelle française, le . À la suite de problèmes de calendrier, les clubs durent refuser et la ville contacta d'autres clubs comme le Bayern Munich, FC Nuremberg, le RSC Anderlecht ou encore le Standard de Liège.
Finalement le , ce sont les Belges du Standard de Liège qui sont venus affronter l'équipe de France militaire pour inaugurer le nouveau stade. À son inauguration, le stade, d'une capacité de , dont , possède une tribune honneur, qui pour cette dernière était à l'époque moderne et révolutionnaire notamment son toit et sa tribune presse chauffée ainsi que la tribune populaire, à 5 niveaux ceinturant la piste ainsi que des gradins démontables à 6 niveaux en acier. Le complexe sportif possédait à son inauguration une piste d'athlétisme sur le grand stade, deux terrains stabilisés et un terrain en herbe. Le stade eu rapidement comme surnom car le vent y soufflait très fort, ce qui glaçait les spectateurs quimpérois.
Le Stade quimpérois, alors en CFA, inaugure le nouveau stade, le . Ce jour-là, le club joue son premier match de championnat au stade de Penvillers contre le SC Poitevin PEPP. Le nouveau stade attire de nouveaux les spectateurs puisque l'affluence moyenne qui avait baissé de 30 % en 3 ans, augmente de 14 % dès la première saison du Stade quimpérois dans ce stade. Deux mois plus tard, le stade accueille son premier match de Coupe de France, le Stade quimpérois affrontent la Stella Maris de Douarnenez, les visiteurs s'imposent devant spectateurs. Trois mois plus tard, le , le stade accueille son premier match de Coupe de France sur terrain neutre, qui oppose le CS Sedan et le FC Nantes pour le compte des de finale de la Coupe de France 1968-1969. Le match entre les équipes de Division 1 a eu lieu devant , nouveau record d'affluence du stade.
Le stade accueille de plus en plus de spectateurs et montre vite ses limites en termes de capacité puisque le , le record d'affluence du stade est de nouveau battu lors d'un match entre le Stade rennais, en ligue 1 et le Stade brestois alors en CFA. Le match a eu lieu devant alors que la capacité est de soit le premier match à guichets fermés. La même année, le stade accueille le premier match du SQ en Division 2, le , lors du premier match de la saison du club contre l'AAJ Blois devant . Les matchs du Stade quimpérois dans ce nouveau stade attirent de plus en plus de monde, en effet pour la première fois, le club accueille plus de puisque assistent au derby contre le FC Lorient en 1974. Il s'agit du nouveau record d'affluence du Stade Quimpérois à domicile, battant le match Stade quimpérois - Paris SG qui avait eu lieu devant spectateurs.