Le () est une unité d'artillerie de l'armée française, sous le Second Empire, créé en 1854 sous le nom de . En 2000 il devient le .

Création et différentes dénominations 1854 : création du à cheval 1860 : création du 1867 : création du 1872 : création du 1883 : de campagne (RAC) 1924 : divisionnaire (RAD) 1928 : dissous 1928 : divisionnaire (RAD) par transformation du régiment d'artillerie lourde 1933 : devient (RAD) 1933 : divisionnaire tractée (RAD) par transformation du 1940 : détruit et capturé 1945 : 1946 : dissous 1946 : groupe du - automoteursHistoriques de l'artillerie française, tome I & II, colonels Henri Kauffer et Georges Van den Bogaert, page 179 à 181 1960 : régiment d'artillerie de brigade 1968 : 2000 : (GA) : dissolution

Colonels et chefs de corps : colonel SoleilleJustin Soleille, fils de René Justin Soleille et de Hortense Jullienne est né le à Saint-Denis (La Réunion) (La Réunion) et est décédé le à Toulouse (Haute-Garonne). Il est promu général de brigade. : colonel de Veulens 1860 : colonel de Laqueuille 1861 : colonel Malherbe Charles MALHERBE, né le 10/6/1806 à l'Ile-de-France 1866 : colonel Lagroy de Croutte de Saint Martin : colonel 1877 : colonel Teissèdre 1880 : colonel Boscal de Réals de Mornac 1886 : colonel Le Bourg 1889 : colonel Morio 1894 : colonel Julliard 1895 : colonel Lelong 1899 : colonel Martin .... 1914 : colonel Dupont de Dinechin février - : colonel Zaubeaux : commandant Reyne (provisoirement) - : colonel Zaubeaux : commandant Reyne (provisoirement) - : commandant (puis lieutenant-colonel) Reboix - ? : lieutenant-colonel Chevalet : lieutenant-colonel Grenier : lieutenant-colonel Aizier 1975-1977 : claude Sommervogel 1978 : colonel Tillette de Clermont-Tonnerre 1980 : colonel Pierre Bourges 1982 : lieutenant-Colonel Vigla 1997 : lieutenant-colonel Pelletier 1999 : lieutenant-colonel Grisolle 2001 : lieutenant-colonel Mellet 2003 : lieutenant-colonel Heyrault 2005 : lieutenant-colonel Rio 2007 : colonel Sevin 2010 : colonel de Regnauld de La Soudière 2011 : Dissolution du 16e GA

Historique des combats et bataille du 16e régiment d'artillerie De 1840 à 1854 Le est créé le à Toulouse.

En 1854, le nombre des régiments d'artillerie est porté à 17. Le , qui est donné à l'ancien , qui, transformé en régiment à cheval, devint le « ».

En 1854-1855, les et du sont envoyées en Crimée et elles participent aux batailles de l'Alma, de Balaklava et d'Inkerman en 1854, à la prise du Mamelon-Vert et à la bataille de Traktir en 1855.

Second Empire En 1859, les , et sont engagées dans la campagne d'Italie où elles s'illustrent aux batailles de Magenta et de Solférino.

En 1860, le nombre des régiments d'artillerie est porté à 20. Le recule et prend le . C'est un régiment montéRégiments montés : conducteurs à cheval et servants à pied. de nouvelle formation qui est créé le , sous le nom de . Ce nouveau régiment est formé avec 5 batteries du et 5 batteries du .Cette même année, les et participent à l'expédition de Chine et assistent à la prise du camp retranché de Tang Hoo La campagne de Chine (1860), à la prise des forts du Peï-Ho et à la bataille de Palikao. vignette|Pontonniers du d'artillerie, en tenue de travail, autour d'un sous-officier du d'artillerie à cheval en tenue de parade, au printemps 1870 à Strasbourg. Dessin de Henry Ganier-Tanconville. En 1867, la différence qui existait entre les régiments à pied et les régiments montés est effacée : il n'y a plus que des régiments mixtes et des régiments à cheval. Le corps des pontonniers, qui porte depuis 1854 le à la suite des régiments à pied, n'est plus à sa place de bataille : il prend le entre les régiments mixtes et les régiments à cheval, et il cède le au prenant le nom de « ».

1871 à 1914 Lors de la réorganisation du , le , en garnison à Bourges, garde 10 de ses batteries, et reçoit 2 batteries du , 1 batterie du , 1 batterie du , 1 batterie du , 1 batterie du et 5 batteries du .

Le remaniement du 28 septembre 1873 le place dans la d'artillerie, et lui enlève ses deux batteries à cheval qui passent au d'artillerie. Il est stationné à Clermont-FerrandAnnuaire de l'armée française pour 1874, vue 991

En 1876, la est envoyée en Algérie ou elle participe à l'expédition d'El-Amri L'expedition d'El Amri.

En 1881, les , et sont engagées dans l'expédition de Tunisie et elles participent aux combats d'El-Fedj et de Béja.

En 1885, la participe durant la guerre franco-chinoise à l'expédition du Tonkin et se trouve engagée au combat de Duc-Lam et au combat de Tray-Son. vignette|Officiers et sous-officiers du de Clermont-Ferrand vers 1907-1909. Suivant ses éléments précurseurs arrivés en , le d'artillerie de campagne rejoint Issoire en .

Première Guerre mondiale vignette|Trompettes du , vers 1914.|gauche Affectation En 1914 à la déclaration de guerre, il stationne à Issoire sous le nom de d'artillerie de campagne (). Équipé de , il est rattaché à la d'infanterie, et en temps de paix à la d'artillerie.

Il est composé de 3 groupes de 3 batteries chacun (9 batteries au total), 46 sous-officiers, 481 hommes et 514 chevaux.

1914 Deux autres unités du ne combattent pas avec le régiment. Formé majoritairement de réservistes du , un groupe d'artillerie est mis sur pied en à Issoire, équipé de canons de 75. Il forme l'artillerie divisionnaire de la (AD/63), avec un groupe du et un autre du . L'AD/63 devient le en .

En , un groupe d'artillerie territorial est créé au sein du avec deux batteries de vieux canons de issues des et . Il fait partie l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie territoriale (AD/84T). Il rejoint ensuite en l'artillerie de corps du (AC/3) puis celle du (AC/21) en , après avoir remplacé ses canons de 95 par des 75. L'AC/21 devient le d'artillerie de campagne en .

En 1914, il combat d'abord dans le secteur des et avant de prendre part à la Course à la mer en septembre. Il participe enfin à la bataille des Flandres en novembre.

1915 En 1915, il combat dans l'Oise et la Somme de janvier à septembre puis en octobre-novembre dans le secteur de Montdidier.

1916 vignette|Uniforme du vers 1916-1917. En janvier, le régiment qui se trouve toujours dans le secteur de Montdidier tient les positions à Conchy-les-Pots et Roye-sur-Matz.

Après avoir cantonné vers Pierrefonds et Vic-sur-Aisne, le régiment embarque le à Verberie, Béthisy-Saint-Pierre et Gilocourt et débarque dans la région de Sainte-Menehould, Revigny, Valmy, Nettancourt, pour rejoindre dans le secteur de Verdun. En mars il prend position dans la région de Montzéville, Esnes et effectue des tirs de barrage lors de l'attaque allemande sur Malancourt, Béthincourt, et le Mort-Homme, puis il arrête une attaque sur le bois d'Avocourt. Durant la bataille de Verdun, le régiment perd 9 officiers blessés, 40 hommes tués, 75 blessés et 16 canons.

Le régiment est relevé fin mars et, passant par Vadelaincourt et Vaubecourt il embarque à Blennes pour débarquer à Moyenneville et Chevrières et est envoyé dans le secteur de Pimprez, Bailly, Tracy-le-Mont.

Il participe à la bataille de la Somme à Chaulnes.

1917 Au début de 1917, le régiment est au repos dans la Haute-Marne au château de Goncourt puis il est dirigé sur le chemin des Dames puis il embarque en juin, à Nesles à destination du camp de Mailly.

En août il se trouve à Verdun et occupe les positions au bois de Fouchères et au bois Saint-Pierre puis dans la forêt de Hesse d'ou il bombarde la cote 304.

En octobre il se trouve dans le secteur de Vauquois devenu un secteur calme.

1918 vignette|Un brigadier du à cheval, vers 1918. En septembre il se trouve dans le secteur de Saint-Mihel et au bois des Caures en octobre.

Entre-deux-guerres Le régiment est dissout en 1924 et ses éléments forment, avec ceux du et du , le à Issoire.

Le d'artillerie divisionnaire est recréé à partir du et de l'ex-. Il est rattaché au d'armée et caserné à Clermont-Ferrand.

Seconde Guerre mondiale En 1939, le est équipé de canons de modernisés et tractés par des véhicules motorisés. Il fait partie de la d'infanterie motorisée. Le , il entre en Belgique et aux Pays-Bas avec la division (plan Dyle). Puis une partie du régiment participe à la défense de Lille tandis que l'autre gagne Dunkerque. Au cours de son repli, le , il détruit, selon les récits français, douze chars lors d'une . Pour cette action, le régiment recevra une citation à l'ordre de l'armée.

Il embarque le , sur le torpilleur Sirocco en direction de l'Angleterre. Mais le navire est touché par une torpille allemande sur l'arrière. Ne pouvant se déplacer, il demande à être remorqué mais il est achevé par un bombardement aérien. Seulement sont sauvées sur les 950 présents par des bateaux britanniques.

Le régiment est dissout en 1940.

Il est recréé en avec des éléments FFI de Corrèze. Régiment d'artillerie de la blindée, il est équipé de pièces tractées de fabrication française ou allemande récupérées aux Allemands, ainsi que d'automoteurs type Sturmgeschütz III et IV. Il est réduit à un seul groupe pour renforcer le d'artillerie et n'est pas engagé au combat. Il est dissous en .

Après 1945 Après-guerre, il est caserné successivement à Châlons-sur-Marne, Wittlich, Trèves et enfin Melun. En 1984, il s'installe à Rennes puis devient le groupe d'artillerie en 2000 et s'installe, au quartier de La Courrouze. Le est chargé d'assurer le soutien des diverses composantes de la Région terre Nord-Ouest. En 2009, l'unité est restructurée dans le cadre de la création de la base de défense de Rennes et est finalement dissoute en 2011, remplacée par le groupement de soutien de la base de défense de Rennes. Traditions Faits d'armes inscrits sur l'étendard vignette|upright=1.2|L'étendard du (revers). Inkerman 1854 Solférino 1859 Extrême-Orient 1884-1885 L’Aisne 1917/1918 Saint-Mihiel 1918

Décorations Le régiment a reçu la Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945.

Il est cité à l'ordre de l'armée le :

Personnalités ayant servi au sein du régiment

Émile Fayolle (1852-1928), Maréchal français. Emile Peytavin (1898-1972), résistant français. Jacques Petitjean (1918-1991), résistant français, Compagnon de la Libération.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie , Historique du 16e Régiment d’Artillerie Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) Historiques de l'artillerie française, tome I & II, colonels Henri Kauffer et Georges Van den Bogaert, imprimerie de L'Ecole d'Application de L'Artillerie- DRAGUIGNAN 1989

Liens externes

Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 2011