René Cailleaud (Tourcoing, - Soisy-sur-École, ), est un résistant et fonctionnaire français, Compagnon de la Libération. Prisonnier des allemands après la bataille de France en 1940, il parvient à s'évader et rejoint la France libre. Au sein du service de renseignement de cette dernière, il effectue pendant tout le reste de la guerre des opérations d'instruction et de sabotage. Il poursuit son service au sein du renseignement français après le conflit.
Biographie
Jeunesse et engagement
Fils d'un chef-comptable, René Cailleaud naît le à Tourcoing dans le Nord. L'occupation allemande dans le Nord pendant la Première Guerre mondiale conduit sa famille à s'exiler en Bretagne où il passe une partie de son enfance. Orphelin de mère en 1918, il fait des études secondaires à Paris et devient commis de banque en 1925. En 1930, il effectue son service militaire dans l'artillerie puis, de retour dans le civil, travaille dans le milieu du spectacle avant de repasser dans le secteur bancaire en 1936.
Seconde Guerre mondiale
En , René Cailleaud est mobilisé et affecté au régiment d'artillerie divisionnaire à Vincennes. Engagé dans la bataille de France, il est capturé par la wehrmacht le près de Troyes et interné au stalag VII-A à Moosburg an der Isar en Bavière. Il s'en évade le et parvient jusqu'en Suisse. Aidé par des policiers de Genève, il réussit à entrer clandestinement en France. Désireux de poursuivre la lutte contre le Troisième Reich, il gagne le Maroc en septembre et fréquente le milieu gaulliste. En , après le débarquement allié en Afrique du Nord, il s'engage officiellement dans les forces françaises libres et gagne Gibraltar d'où il s'envole vers l'Angleterre.
Il arrive à Londres à la mi- et est affecté au bureau central de renseignements et d'action (BCRA). Après un entraînement spécial, il est parachuté le en Champagne en tant qu'instructeur de sabotage et d'armement. Actif dans toute la partie Est et au centre de la France, il participe à la formation de plus de . Participant lui-même aux actions de sabotage, il détruit, en , une importante écluse et un siphon d'alimentation sur le canal de Briare. Cette action, bloquant pendant trois mois plus de , est suivie par une autre destruction d'écluses, cette fois sur le canal de la Marne au Rhin, provoquant une interruption d'un mois et demi dans le trafic fluvial en direction de l'Allemagne. Le , à Langres, il fait sauter une importante poudrière, détruisant d'explosifs en partance pour l'Allemagne.
En , dans la région de Mâcon, il participe au sabotage du réseau électrique et détruit une vingtaine de pylônes à haute-tension. En juillet suivant, à Reims il détruit l'usine d'Air liquide. Parallèlement, il met en œuvre dans la région C (Champagne, Lorraine et Alsace) le Plan vert (sabotage des voies ferrées) et le Plan violet (sabotage des lignes téléphoniques). Rejoint en dans l'Est par les troupes alliées débarquées en Normandie deux mois plus tôt, sa mission est terminée et il regagne Londres après quinze mois d'action clandestine. Toujours affecté au BCRA, désormais appelé direction générale des études et recherches (DGER), il y termine la guerre avec le grade de lieutenant.
Après-guerre
En , la DGER est renommée Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Il y effectue tout le reste de sa carrière en tant que délégué de classe avant de prendre sa retraite en .
René Cailleaud meurt le à Soisy-sur-École dans l'Essonne.
Décorations
Officier de la Légion d'honneur (1996)Compagnon de la LibérationOfficier de l'Ordre national du MériteCroix de guerre 1939-1945Avec une palmeMédaille de la Résistance françaiseDistinguished Conduct Medal(Royaume-Uni)
Références
Bibliographie
. . .
Voir aussi
Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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