Olivier Marc () est un cavalier et officier français.

Biographie Formation de cavalier et de militaire Né à Orléans, Olivier Marie Alphonse Marc grandit dans une famille de militaires. Son père, Albert Marc (1846-1916), est lieutenant-colonel d'infanterie, sa mère est la fille du général belge Narcisse Ablay et son frère, Henri Marc (1880-1972), polytechnicien, sera colonel d'artillerie coloniale. Il est le petit-neveu d'Amédée Marc et des généraux Omer et Jules Ablay.

Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1905 (promotion « La Dernière du Vieux Bahut »), dont il sort sous-lieutenant au 4e régiment de hussards en 1907, puis l'École de cavalerie de Saumur cette même année. Cavalier expérimenté, il sort classé avec la mention « Bien », est incorporé au régiment de chasseurs à cheval et est promu lieutenant en 1909. Pratiquant les sports hippiques, il monte régulièrement avec succès en courses.

Aviateur durant la Première Guerre mondiale Il se porte volontaire dès le mois d' pour passer observateur d'aviation au sein de la Armée, dans le secteur de Verdun. Il rejoint alors l'École de pilotage de Chartres et obtient son brevet de pilote le (brevet de pilote militaire ).

Commandant une escadrille divisionnaire du au , adjoint à un commandant d'un groupe de bombardement, il est promu au grade de capitaine en et appuie la liaison avec les unités d'infanterie au cours des attaques de la Somme.

Il obtient six citations (une à l'ordre de l'armée, deux au corps d'armée et trois de la division) entre 1915 et 1917 et est décoré de la croix de guerre et la Légion d'honneur en 1918.

En 1919, il passe comme adjoint technique au Service des réparations de l'aviation de Saint-Cyr.

La pacification du Maroc Retourné dans la Cavalerie en 1920, comme adjoint au colonel chef de corps du régiment de dragons à Sarrebruck (Allemagne), il est nommé commandant du escadron du régiment de spahis marocains (appellation transitoire du RSM) en 1922, qui se dédouble en 1924 avec le 3e régiment de spahis marocains. Il participe à la bataille de l'Ouergha, à la suite de laquelle il obtient une septième citation (à l'ordre de la région) et, avec l'appui du maréchal Lyautey, sa promotion au grade de chef d’escadrons en 1925.

Nommé aux fonctions de major au régiment de dragons à Sarrebruck l'année suivant, il évite celles-ci réprouvant les fonctions administratives, mais prend les mêmes fonctions au RSM. En 1928, il est nommé commandant du groupe d'escadrons du régiment, épouse l'année suivante Yvonne Mery de Bellegarde (nièce de Charles Aubourg de Boury) et prend part aux opérations de police dans le Tadla.

En 1931, Marc est promu lieutenant-colonel et, en 1932, reçu officier de la Légion d'honneur. Il est chef de corps du RSM pour une durée de huit mois en 1933, se distingue à sa tête durant la campagne de pacification de l'Anti-Atlas, durant laquelle il se fait remarquer par le général Édouard Dugué Mac Carthy, commandant la Cavalerie du Maroc, et obtient une nouvelle citation à l'ordre de l'armée.

Après son passage comme auditeur au Centre des hautes études militaires (CHEM) entre et , Olivier Marc est nommé commandant du 1er régiment de spahis algériens ( RSA) au mois de novembre et promu colonel en .

La bataille de La Horgne vignette|Plaque commémorative (La Horgne). vignette|Monument aux spahis de toutes les guerres (La Horgne).

Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le colonel Marc prend le commandement de la brigade de spahis ( BS) le .

Le , alors qu'il fait encore nuit, le colonel Olivier Marc met en place sa brigade de spahis afin de barrer le passage aux troupes blindées allemandes à hauteur du petit village ardennais de La Horgne, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Sedan, sur l'axe qui passe par Reims et mène directement à Paris. Durant 10 heures de combats, avec ses Spahis, il réussit à retenir la progression des troupes blindés de la 1re Panzerdivision du colonel Walter Krüger.

Au cours des combats, les chefs de corps, les colonels Emmanuel Burnol ( RSA) et Émile Geoffroy ( RSM) perdront la vie. Quant à lui, gravement blessé, le colonel Marc est capturé par les Allemands et est envoyé comme prisonnier de guerre à l', en la forteresse de Colditz (Saxe). Retrouvant la liberté à la fin de l'année 1941, après dix-huit mois de captivité, il est démobilisé, rayé des contrôles de l'active puis de la réserve, et s'installe à Nice.

Après la fin de la guerre, le , il reçoit la croix de guerre 1939-1945 et le ministre de la Guerre Paul Coste-Floret le cite à l'ordre du corps d'armée : .

Louis Aragon lui rendra également hommage dans ses écrits sur la bataille de La Horgne.

Le , il est promu commandeur de la Légion d'honneur.

Retiré dans sa propriété normande des Lions à Saint-Pierre-de-Manneville (Seine-Maritime), il meurt le à Quevillon et est inhumé au cimetière de Saint-Pierre-de-Manneville.

Décorations Décorations françaises

avec 1 palme, 2 étoiles de vermeil, 3 étoiles d’argent (6 citations) avec étoile de vermeil (1 citation à l'ordre du corps d'armée le ) avec étoile () et palme () (2 citations).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Thierry Moné, Les Spahis de La Horgne, 2011 Thierry Moné, 15 mai 1940, le mercredi de La Horgne : de la mémoire à l'histoire. : La campagne de mai-juin 1940 de la Brigade de Spahis. Histoire. Université Paris 4 Paris-Sorbonne, 2016 Jean-Paul Pallud, Blitzkrieg à l'Ouest: mai-juin 1940, Heimdal, 2000 Douglas C. Dildy, Fall Gelb 1940 (1): Panzer breakthrough in the West, Bloomsbury Publishing, 2014 , Strange Victory: Hitler's Conquest of France, Farrar, Straus and Giroux, 2015 , Case Red: The Collapse of France, Bloomsbury Publishing, 2017 Dominique Lormier, Comme des lions Mai-juin 1940: Le Sacrifice héroïque de l'armée française, Calmann-Lévy, 2005 Pierre Allorant, Noëlline Castagnez, Antoine Prost, Le moment 1940: effondrement national et réalités locales : actes du colloque international d'Orléans, les 18 et 19 novembre 2010, Harmattan, 2012 Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008 Louis Aragon, Œuvres romanesques complètes, Volume 4, Gallimard, 1997 Louis Voinot, Sur les traces glorieuses des pacificateurs du Maroc, Lavauzelle, 1939

Liens externes

Les spahis de 1940 à La Horgne : tactique et rapport des forces

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