Albert Bigielman (né le à Paris et mort le à Paris Relevé des fichiers de l'Insee) est un jeune juif français de parents d'origine polonaise, déporté à l'âge de au camp de concentration de Bergen-Belsen, qui survit à la Shoah, président de l’amicale des anciens déportés de Bergen-Belsen, auteur de l'ouvrage J’ai eu douze ans à “Bergen-Belsen” (2005).
Biographie
Enfance et famille Albert Bigielman est né le dans le de Paris.. Il est le fils de Majer (Mayer, Maier) Bigielman, né à Mogielnica en Pologne Majer Bigielman. geni.com/ et de Fajga Bigielman (née Rajchman) née le à Mogielnica en Pologne Fajga Bigielman (Rajchman). geni.com.. Majer Bigielman est repasseur dans un atelier de prêt-à-porter féminin.
Albert Bigielman a un frère, Henri Bigielman, né le à Paris.
Seconde Guerre mondiale Au début de la Seconde Guerre mondiale, son père, Majer Bigielman s’engage dans la Légion étrangère. Il est fait prisonnier en 1940 et passe le reste de la guerre en captivité en AllemagneCyrille Le Quellec. Figures disparues. Albert Bigielman. studylibfr.com. au stalag 2B à Stettin.
À l'arrivée aux oflags, le questionnaire comporte la question « religion ». Il ne répond pas à la question, d'après Albert Biegelman, Delphine Richard. La captivité en Allemagne des soldats juifs de France pendant la Seconde Guerre mondiale : l’ébauche d’un phénomène diasporique éphémère ? Voir, 12..
Déportation à Bergen-Belsen Albert Bigielman décrit ainsi son arrestation et celle de sa mère :
Son frère, Henri Bigielman, âgé de , malade, n'est pas emmené par la police. Il survit à la guerre comme enfant caché.
Après avoir passé à Drancy, Albert Bigielman est déporté par le convoi , en date du , vers le camp de concentration de Bergen-Belsen avec sa mère Fajga Bigielman (). Leur dernière adresse est au 14 rue Delaitre dans le de ParisVoir, Klarsfeld, 2012..
Le convoi inclut des familles juives de « prisonniers de guerre » détenus dans les Stalags théoriquement couverts par les conventions de Genève. Albert Bigielman et sa mère y restent jusqu'à l'évacuation du camp.
Le , les nazis emmènent les Bigielman dans un convoi ferré d’otages, escortés par la Wehrmacht, prenant la direction de l’Est. Le , le train est abandonné par son escorte de garde à proximité du village de Tröbitz où les détenus arrivent après . Ils sont libérés à Tröbitz le par l’armée soviétique après . Albert Bigielman souffre alors d'une violente crise de typhus, il reste dans le coma pendant six semaines à Tröblitz, il doit sa survie aux soins prodigués par sa mère pendant plusieurs semaines. Ils sont rapatriés par les Américains.
Le retour à Paris Albert Bigielman et sa mère sont rapatriés vers la France et arrivent le à Paris.
Le ont lieu les retrouvailles avec son père, Majer Bigielman, et son frère Henri. La famille se réinstalle dans le même appartement au 14 rue Delaitre dans le de Paris.
Albert Biegelman termine ses études au certificat d’études. À , il commence à travailler dans la confection.
Témoin À l'âge de la retraite, Albert Bigielman s’inscrit à la faculté d’histoire et publie son autobiographie J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen. Il témoigne dans les écoles.
En 1994, avec l’appui du général Bernard d'Astorg, il entreprend de faire édifier un monument à la mémoire des déportés de Bergen-Belsen au Cimetière du Père-Lachaise, et crée la même année l'amicale des anciens déportés de Bergen-Belsen, dont il devient PrésidentAlbert Bigielman (1932-2011).asso-buchenwald-dora.com.Historique de l’Amicale des Anciens Déportés de Bergen-Belsen..
Mort Albert Bigielman meurt le dans le .
Distinctions Il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur le JORF du 30 mars 1997 page 4998 ORDRE DE LA LEGION D'HONNEUR Décret du 28 mars 1997 portant promotion et nomination. Anciens combattants et victimes de guerre. M. Bigielman (Albert), président de l'Amicale des anciens déportés du camp de Bergen-Belsen ; d'activités professionnelles et associatives. puis officier du même ordre le JORF du 1er janvier 2009 Présidence de la République Ordre national de la Légion d'honneur Décret du 31 décembre 2008. Premier ministre Au grade d'officier, M. Bigielman (Albert), président de la commission sur l'étude des grands lieux d'internement. Chevalier du 27 avril 1997., médaille remise par Simone Veil.
Hommage Son nom est donné de son vivant à une école du quartier de Ménilmontant où il avait passé son enfance, l'école maternelle Albert Bigielman, 12 rue de MénilmontantÉcole maternelle Albert Bigielman.Patrice Coupry. Inauguration de l'école primaire Bigielman. ac-paris.fr. 20 janvier 2013..
Publication J’ai eu douze ans à Bergen-Belsen. Préface de Simone Weil, avant-propos de Serge Klarsfeld, postface de Laurence Bigielman. Éditions Le Manuscrit, 2005J'ai eu douze ans à Bergen-Belsen.
Notes et références
Annexes Bibliographie Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
Liens externes
Document INA - entretien réalisé par Antoine Vitkine le 6 octobre 2005
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