La famille de Maurey est une famille française noble éteinte, originaire de Normandie et dont la filiation est suivie depuis 1453. La famille de Maurey est éteinte depuis 2015, mais le nom a été relevé par une famille Antille devenue « Antille de Maurey ».
Histoire La famille de Maurey est attestée en Basse-Normandie au et en Haute-Normandie au .
Robin de Maurey (vers 1420 - après 1457), seigneur de Saint-Jean-des-Gaudiers, est le premier auteur connu de cette famille en 1453..
En 1540, son arrière-petit-fils Gilles de Maurey (1510 - après 1550), seigneur de La Fangeaye, à Gacé (vicomté d'Orbec), prouve la noblesse de sa famille remontant à Robin son bisayeul, vivant en 1453Recherche [de Noblesse] faite en 1540 par les élus de Lisieux des nobles dans leur élection..
Les Esquisses généalogiques, manuscrit de 1641, exposent l'histoire des premiers membres nobles aux ..
La famille de Maurey est maintenue noble le . Elle a donné des Clercs ainsi que des officiers, dont quatre chevau-légers de la garde du roi, aux .
Au , plusieurs membres se distinguent en Normandie dans les milieux militaires, historiques et surtout industriels, les filatures d'Incarville et de Gravigny fondées par eux ayant longtemps été l'une des principales sources d'emplois dans cette partie de l'Eure.
Branches La famille de Maurey a formé plusieurs branches, généralement désignées par le nom d'une des seigneuries possédées, bien que ces dernières aient parfois changé de branche, comme énuméré par la Société historique et archéologique de l'Orne dans son Bulletin de 1903 : branche du Hamel, aînée, et les sous-branches de Saint-Léger et d'Incarville ; branche du Plessis, cadette (1570-1802), et les sous-branches du Panval (vers 1665-1786) et du Parc-Hamon (1632-1643) ; branche d'Orville (vers 1730).
Après l'extinction des Maurey, les familles Goupil et Antille ont relevé le nom par adoption en 1991.
Filiation
Personnalités Quatre chevau-légers de la garde du Roi<ref>"Les chevau-légers sont le seul corps de la Maison du roi où, pendant presque tout le , les hommes du rang doivent impérativement être nobles." (Benoit Defauconpret, Les preuves de noblesse au , ICC, 1999, page 120).</ref> dont deux chevaliers de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis : Samson de maurey (ca. 1639-1706), seigneur du Plessis ; ses arrière-petits-neveux François-Jérôme de Maurey (1730-ap.1773), écuyer, et Charles Antoine II de Maurey (1727-1785), écuyer, seigneur et patron de Louvières, Le Ménil-Gérard, Vary et Trun en partie, chevalier de Saint-Louis, capitaine de cavalerie ; et le fils de ce dernier : Gervais Charles de Maurey (1763-1826), écuyer, seigneur du Panval, chevalier de Saint-Louis. Pierre-Claude II de Maurey, dit d'Orville (né le à Planches (Orne), décédé rue d'Argentan à Sées (Orne) le , à l'âge de 69 ans) est un officier d'Ancien Régime, défenseur de la monarchie et historien normand. Fils de Claude-Jean et Madeleine-Geneviève-Nicole de Chandebois, écuyer, seigneur et patron d'Orville, du Hamel, de La Mothe, de La Bouvie à la mort de son père (1760), il obtient le 18 octobre 1782 de Bernard Chérin, généalogiste et historiographe des Ordres du roi, le certificat de noblesse requis pour le service militaire et la sous-lieutenance (ordonnance du 22 mai 1781). Il émigre en 1791 et devient professeur de français à Brunswick, puis d'histoire au grand-séminaire de Sées à son retour en France (1802). Il épouse en 1812 à Sées Justine-Marie-Françoise Delaunay (+ 1827), veuve Delavigne. Chevalier de la Foi et agent de la duchesse d'Angoulême, il est fait chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis le 23 mai 1825.. Il est l'auteur de l’Histoire des évêques de Sées, d'une histoire de l'abbaye de La Trappe, d'une vie de Rancé et de nombreuses poésies parues dans La Muse de Falaise l, l’Histoire de l’abbaye de la Trappe, la Vie de Rancé, et membre de différentes sociétés savantes: Société des antiquaires de Normandie, Société Linéenne, Société Historique et Archéologique de l’Orne. Pierre II de Maurey (baptisé le à Alençon ; décédé le à Incarville), aîné, fils de Jean-Baptiste, et de Marie-Louise Blessebois de La Garenne, père d'une nombreuse descendance. Édifié par le martyre de son parentSon cousin éloigné (au 6e degré), mais aussi cousin issu de germain de sa femme Eléonore du Mouchet, épousée en 1790., l’abbé Louis-Joseph du Portail de La Besnardières (1740-1792).., curé de Bellême exécuté sur le parvis de son église à la hache par un révolutionnaire, il rejoint l’Armée Catholique et Royale d'Henri de La Rochejaquelein (1772-1794) en qualité de capitaine-major. dom Jacques-Antoine de Maurey (1759-1829), frère du précédent, appelé aussi Demaurey d’Incarville, marque par ses inventions l’histoire du pré-machinisme et de l’industrie naissante. Il est reçu à l'Académie des sciences, belles lettres et arts de Rouen.; il devient profès à Saint-Denys en France le 18 novembre 1780 et religieux à l'abbaye de Fécamp. Il se retira à Incarville, lorsqu'il fut chassé de son abbaye durant la Révolution, se marie puis obtient, grâce au chanoine Fresnay (vicaire général d'Evreux) et au cardinal Caprara, la régularisation de sa reduction à l'état laïc par le Saint-Siège en 1803. Lié à l’abbé Grégoire, à Francois de Neufchâteau, à Defontenay, au baron Ternaux, à Decrétot et autres industriels du textile qui développèrent les chambres de métiers à tisser, ses inventions marquent le passage du métier à l’industrie (filage du lin substitué au coton anglais, cardage et filature de la laine). Il obtient une médaille de 400 fr. le 8 août 1810, 1200 fr. le 19 août 1812 puis le 17 août 1814 un brevet d'invention pour une machine à peigner la laine, le lin et les déchets de soie, et reçoit un prix de la Société d'Encouragement et 3000 fr. Il fonde la confrérie de saint Roch, patron des tisserands incarvillais, qui furent les premiers à utiliser des métiers mécaniques pour tisser le drap. Marié à Marie-Barbe Alexandre (1770-1859) en 1796, il en eut quatre enfants, dont Georges-Alexandre, propriétaire d'une filature à Gravigny. «Ce mécanicien, témoigne M. Ternaux cité par M. Mérimée à la remise d'un prix en 1812, aussi modeste qu'il est plein de talents, aussi laborieux qu'il est expérimenté », «si connu pour les progrès qu'il a fait faire à la filature de la laine, est regardé », selon le général Poncelet, « comme le premier qui, dès l'époque de 1797, ait entrepris d'une manière sérieuse, en France, de composer un système de machines propres à filer le lin».. Pierre-Hippolyte Boutigny ( à Harfleur ; à Évreux), gendre du précédent par son mariage avec sa fille Caroline de Maurey. Savant français, physicien et chimiste, chevalier de la Légion d'honneur, président de la Société de pharmacie et de chimie de Paris, auteur d'une quinzaine de publications. Leur fils Charles Constant Boutigny ( à Évreux ; à Évreux) suit ses pas comme pharmacien et docteur en médecine. Abbé Georges de Maurey (baptisé le à Alençon ; décédé le à Incarville), benjamin de Jacques-Antoine, curé perpétuel d'Incarville et chanoine d'honneur. Il est jureur sous la Révolution et officier public en mais demeure dans les Ordres jusqu'à sa mort. Il repose avec son frère Jacques au cimetière d'Incarville. Charles-Jérôme de Maurey (né le à Gacé en Normandie ; mort après 1794) , chevalier, seigneur de Saint-Arnoult, etc., conseiller du Roi, lieutenant général, en particulier ancien civil et criminel, enquêteur et commissaire examinateur au bailliage d'Exmes. Marié le à Exmes à Louise-Charlotte-Julie de Lantivy (1757-1800), il émigre à la Révolution, tandis que son épouse, retirée au couvent de Buron, est contrainte d'épouser en son geôlier, l'apostat Louis-Jacques Davière (moine à Fontevrault, confesseur de la comtesse, curé constitutionnel d'Azé puis agent révolutionnaire) pour échapper à sa condamnation à mort et celle de sa propre mère. Leur fils Louis-André-Charles-Remi de Maurey, chasseur au de chasseurs à cheval., meurt à 25 ans (1774-1799) à Leibdingen ou Luciensteig.
Possessions La famille de Maurey a possédé au cours de son histoire plusieurs châteaux ou maisons fortes, dans les seigneuries qu'elle détenait : Saint Pierre de Cernières, La Fangeaye (souvent écrit La Faugaye), La Maugerie, La Motte, Le Hamel, Les Ligneries, Orville, Planches, Le Plessis et Saint-Jean des Gaudières. vignette|105px|Écu familial
Armes D'azur à trois bourdons de pèlerin d'argent rangés en fasce.
Sources Bibliographie Archives en Ligne, département de l'Orne, ville de Sées, année 1832, page 191. Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la Noblesse, , Paris, Antoine Boudet, 1775, Bernard Chérin et Louis-Nicolas-Hyacinthe Chérin) et Berthier (Fils), Recueil de certificats de noblesse délivrés par mm. Chérin père, Berthier et Chérin fils, successivament généalogiste des Ordres du Roi, pour l'admission au service militaire, en conséquence de la décision de sa Majesté Louis XVI, en date du 21 mai 1781, mis en ordre alphabétique par M. du Prat-Taxis, Paris, Chez l'Auteur, et chez Bleuet, 1815, . Chevalier Jean-Baptiste-Pierre Courcelles (généalogiste honoraire du Roi), Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la Couronne, des principales familles nobles du royaume, t. 7, Paris, Chez l'auteur et Arthus Bertrand Libraire, 1826, p. 12, Esquisses généalogiques concernant un grand nombre de familles alliées entre elles, Paris, J.-B. Dumoulin, Libraire, 1848, . . . Recherches généalogiques, 1641 (sur les origines de la famille de Maurey) . . .
Revues Héraldique et Généalogie : XVe année, janvier-, pp. 24 et 27 ; XXXIe année, , janvier-, , p. 216 ; XXVIe année, , janvier-, , pp. 68, 164, 178 ; XXVIIe année, , janvier-, , p. 286 ; XXXe année, , janvier-, , p. 230 ; XXXIe année, , janvier-, , p. 244 ; XXXIIe année, , janvier-, , p. 254.
Articles connexes Armorial des familles de Normandie Orville (Orne)
Références
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