Pierre Martinet, né le , est ancien sous-officier instructeur parachutiste (sergent-chef) et ancien agent du Service action de la DGSE.
Parcours professionnel Pierre Martinet a d'abord été soldat au RPIMa avant d'intégrer le Service action. Il quitte les services en pour travailler dans le secteur privé, au service « Sécurité » de la chaîne Canal+. Son livre Service Action : Un agent sort de l'ombre, publié au printemps 2005, provoque le scandale. Il y révèle que la direction de Canal+ l'a employé pour espionner Bruno Gaccio, rédacteur en chef de l'émission Les Guignols de l'info. Il y révèle également le quotidien des agents du renseignement en France, et casse le mythe de l'espion James Bond Dorothée Cochard, Les mémoires d'un agent secret, Journal de France 2, INA, 28 avril 2005.
Il publie en 2006 un deuxième livre : De l'ombre à la lumière. Il est par ailleurs éditeur, notamment du journaliste controversé Jean-Paul NeySalomé Brahimi, PlateauxTV: la valse des experts douteux en terrorisme, Slate, 24 novembre 2015..
Il travaille depuis dans le domaine de la sécurité privée et exerce une activité de consultantINTERVIEW : Pierre MARTINET, ancien agent de la DGSE, Soldats de france.fr. Il participe ainsi, avec la société Corpguard, et à la formation d'unités de l'armée ivoirienne au milieu des années 1990.
Engagement politique En , il est nommé délégué départemental de Reconquête dans la Drôme ou il remplace Serge Lévy qui avait en charge la fédération de la Drôme du parti d’Eric Zemmour.
Affaires judiciaires Condamnation pour atteinte au secret de la défense nationale Le tollé provoqué par ses révélations, ajouté aux informations qu'il fournit dans son livre Service Action : Un agent sort de l'ombre au sujet de la formation et des missions des agents de la DGSE, amène la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à saisir le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, pour . Le , Pierre Martinet est arrêté à son domicile par la DST et placé en garde à vue. Il est libéré le surlendemain matin. Le , le procureur de la République requiert de prison avec sursis et d'amende à son encontre. Le , il est finalement condamné à de prison avec sursis et d'amende par le tribunal correctionnel de Paris.
Témoin de la mort de Pierre Marziali Le pendant la révolution libyenne, il arrive en Libye. Il rejoint Pierre Marziali, fondateur de la société militaire privée Secopex, à Benghazi le avec trois autres employés pour signer des contrats de sécurité privés. Pris à partie par un groupe armé non identifié, son collègue Pierre Marziali est tué d’une balle dans le dos dans des circonstances floues. Pierre Martinet aurait été ensuite kidnappé et torturé, puis finalement libéré après des interventions diplomatiques.
En , une plainte contre X pour meurtre est annoncée en France afin de connaitre la vérité sur l'affaire Pierre Marziali. Pierre Martinet y est cité comme témoin.
Condamnation pour atteinte à l'intimité de la vie privée Le , il est condamné par la correctionnelle de Paris à de prison avec sursis et d'amende dans l'affaire de l'.
Condamnation pour recel de violation du secret professionnel En , il est mis en cause dans la diffusion de l’identité des frères Kouachi. Il est accusé de « recel de violation du secret professionnel ». Ces révélations, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, avaient fait . Le , il est condamné à d'amende, en même temps que Jean-Paul Ney.
Décorations
Ouvrages
/ Éditions de poche : Paris, Litos, 10/06/2026, 272 p., ISBN : 978-2-38506-172-2.
Notes et références
Articles connexes Direction générale de la Sécurité extérieure Secret défense Maurice Dufresse
Liens externes
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