Michael Albasini, né le , est un coureur cycliste suisse professionnel. Coureur complet, il a notamment remporté le Tour de Catalogne en 2012 et une étape du Tour d'Espagne 2011.
Repères biographiques et carrière amateur Né le en Suisse, Michael Albasini grandit au sein d'une famille impliquée dans le sport cycliste. Son père Marcello a en effet été sélectionneur national espoirs suisse, directeur sportif des équipes Cervélo Test et IAM et entraîneur national suisse à partir de Marcello Albasini entraîneur par intérim. Son jeune frère Lucca est également coureur cycliste. Albasini est marié et a deux enfants.
Michael Albasini évolue dans sa jeunesse dans le club suisse du VC Mendrisio. Il remporte en catégorie junior le Championnat de Suisse sur route et le Championnat de Suisse VTT la même année, en 1998. En 2001, il est stagiaire chez Fassa Bortolo et termine quatrième du Ster Elektrotoer, mais n'obtient pas de contrat. Il sera Champion d'Europe sur route des moins de en 2002. Durant cette période, Albasini, qui a une formation d'instituteur, exerce cette profession pendant plusieurs mois.
Carrière professionnelle De Phonak à Liquigas (2003-2008) Albasini passe professionnel en 2003 dans l'équipe Phonak. Il se révèle à l'occasion du Championnat de Zurich 2004, qu'il termine à la cinquième place au sprint, révélant des qualités à la fois de sprinteur et de puncheur susceptibles de faire mouche sur de nombreuses courses. Il quitte alors Phonak pour l'équipe Liquigas-Bianchi, avec laquelle il remporte sa première victoire, sur la du Tour de Suisse 2005. Cette même année, la fédération suisse le suspend durant six semaines pour défaut de signalisation.
Malgré une troisième place au Grand Prix de Fourmies en 2006, une victoire d'étape sur le Circuit de la Sarthe en 2007, qu'il termine à la cinquième place finale, ou encore une quatrième place aux Championnats de Suisse la même année, Albasini se limite souvent à des échappées hasardeuses. Le , il est dans la bonne échappée dans la du Tour de France sur la route de Marseille, mais il est battu au sprint par Cédric Vasseur et Sandy Casar. thumb|right|Michael Albasini, en jaune, menant le peloton dans la deuxième étape du Tour de Romandie 2008. Il faut attendre la saison 2008 pour voir Albasini s'imposer à nouveau. Après avoir terminé du Tour Down Under, il réussit son mois de février. Sur le Tour méditerranéen, il termine troisième au sommet du Mont Faron, et prend la troisième place du classement final. Quelques jours plus tard, il est sixième du Tour du Haut-Var. En avril, il termine deuxième du Grand Prix Miguel Indurain derrière Fabian Wegmann. Encore en vue sur le Tour du Pays basque, il prend part aux classiques ardennaises, et obtient la septième place sur la Flèche wallonne. Sur sa lancée, Albasini participe au Tour de Romandie. Il termine troisième du prologue, puis deuxième de la première étape à la faveur d'un sprint en côte, ce qui lui permet de prendre pendant deux jours la tête du classement général. Après un mois de repos, Albasini reprend au Tour de Luxembourg. Il vainc Joost Posthuma au sprint et s'adjuge la , mais laisse la victoire finale à Posthuma, plus rapide dans le prologue. Une semaine plus tard, il obtient la du Tour de Suisse, sa meilleure place sur une grande course par étapes à ce stade de sa carrière. Sélectionné ensuite pour la course en ligne des Jeux olympiques de Pékin en tant que deuxième option de son pays derrière Fabian Cancellara, il ne peut y participer en raison d'une chute durant un entraînement qui lui cause une fracture de la clavicule droite à quelques jours de l'épreuve. Cette saison marque une progression dans sa carrière en étant la première où il arrive à obtenir plusieurs résultats significatifs.
Columbia-High Road / HTC-Columbia (2009-2011) thumb|left|upright|Michael Albasini lors des Championnats du monde sur route 2009. Albasini s'engage en 2009 au sein de l'équipe américaine Columbia-High Road et reste trois ans au sein de cette structure dont le nom évolue au gré des sponsors pour devenir HTC-Highroad en 2011, année où l'équipe cesse toute activité à la suite du retrait d'HTC.
En 2009, il obtient sa première victoire lors d'une étape du Tour du Pays basque. Sur les classiques ardennaises, il est quatorzième de l'Amstel Gold Race puis neuvième de la Flèche wallonne. Lors de cette saison, il obtient également sa première victoire sur une course à étapes, le Tour d'Autriche, en étant en tête de la course de la deuxième étape jusqu'à son terme. En 2010, il est dixième de la Flèche wallonne. Il remporte également le Tour de Grande-Bretagne dont il prend la tête après sa victoire lors de la troisième étape.
En 2011, il gagne le classement de la montagne du Tour du Pays basque, une étape du Tour de Bavière, course où il est en tête du classement général pendant une journée, puis le Grand Prix du canton d'Argovie. Au début du mois de septembre, à la suite d'une échappée, il gagne au sprint la treizième étape du Tour d'Espagne, une étape de montagne. À la fin du mois, il tente une échappée lors des Championnats du monde sur route avant de finir d'une course gagnée par Mark Cavendish au sprint.
Orica / Mitchelton (2012-2020) thumb|upright|Michael Albasini lors du contre-la-montre des Jeux olympiques de 2012. Le transfert de Michael Albasini dans l'équipe GreenEDGE est annoncé dans la semaine qui suit sa victoire d'étape au Tour d'Espagne 2011. Dans cette équipe, il arrive comme chef de file sur plusieurs des courses de son programme. Albasini, qui a comme objectif en 2012 les classiques ardennaises, remporte en mars le classement général du Tour de Catalogne, signant au passage deux victoires d'étape. Il est le deuxième Suisse à remporter cette épreuve après Alex Zülle en 1996. Le Suisse obtient ensuite la deuxième place de la Flèche wallonne à quatre secondes de Joaquim Rodríguez mais devant Philippe Gilbert. En juin, il gagne en solitaire la huitième étape du Tour de Suisse disputée en montagne puis obtient huit jours plus tard la deuxième place du championnat de Suisse sur route, battu au sprint par Martin Kohler. Après le Tour de France où il se signale par une échappée infructueuse dans les derniers kilomètres de la treizième étape., il forme avec Fabian Cancellara, Martin Elmiger, Michael Schär et Grégory Rast l'équipe de Suisse lors de la course en ligne des Jeux olympiques de Londres. Il en prend la . Avec Cancellara, il représente la Suisse lors du contre-la-montre de ces Jeux et en prend la . En septembre, en l'absence de Cancellara, il est leader de l'équipe de Suisse pour la course en ligne des championnats du monde. Il en prend la .
Albasini entame l'année 2013 au Tour de San Luis. Auteur d'une victoire au sprint lors de la quatrième étape de Paris-Nice. Attendu sur les classiques ardennaises et notamment sur la Flèche wallonne où son équipier Simon Gerrans est absent, Albasini obtient sur cette épreuve la , son meilleur classement sur une course de ce type en avril. Il termine son début de saison au Tour de Romandie, où il obtient la troisième place de la troisième étape. Après un stage en montagne en mai, Albasini est de retour en compétition en juin et s'impose dès sa course de reprise au sprint sur le Grand Prix du canton d'Argovie. Sur le Tour de France, Albasini remporte avec Orica-GreenEDGE le contre-la-montre par équipes de Nice, ce qui lui permet de devenir troisième du classement général dans le même temps que Simons Gerrans qui porte le maillot jaune. Il rétrograde ensuite dans le classement après les étapes des Pyrénées. Albasini figure ensuite dans la bonne échappée de la quatorzième étape. Il rattrape dans le dernier kilomètre Julien Simon parti auparavant en solitaire mais est battu au sprint d'arrivée par Matteo Trentin. Le Suisse est finalement de ce Tour de France. Albasini participe ensuite en août et septembre à plusieurs courses d'un jour de niveau World Tour avant d'être sélectionné dans l'équipe de Suisse pour la course en ligne des championnats du monde où le chef de file de cette délégation est Fabian Cancellara. Dans une course marquée par la présence d'une forte pluie, Albasini chute et abandonne sans toutefois se blesser.
Après un début de saison 2014 commencé au Challenge de Majorque en février, Albasini obtient en avril la septième place de la Flèche wallonne, à huit secondes du vainqueur Alejandro Valverde. Lors de Liège-Bastogne-Liège, il est d'une course remportée à Ans par son coéquipier Simon Gerrans. Enchaînant avec le Tour de Romandie, il en remporte la , raccourcie par des chutes de neige, au sprint. Cette victoire d'étape est la première d'un Suisse sur l'épreuve depuis 2004 et la victoire de Fabian Jeker. Albasini devient deuxième du classement général. Il s'impose à nouveau le lendemain, ce qui lui permet grâce à des bonifications de prendre le maillot jaune au précédent leader, Michał Kwiatkowski, pour une étape. Au lendemain de la perte de ce maillot, Albasini remporte une troisième victoire, la quatrième étape, au sprint après une échappée où il devance Thomas Voeckler et Jan Bakelants. Un mois plus tard, toujours en Suisse, Albasini est cinquième du Grand Prix du canton d'Argovie dont il était tenant du titre. Sur le Tour de Suisse, Albasini est battu au sprint dans la troisième étape qui se termine près de son domicile par Peter Sagan. Albasini termine le mois de juin par le championnat de Suisse sur route. Figurant au sein d'un groupe de trois coureurs qui se disputent la victoire, il est devancé au sprint par Martin Elmiger. Participant ensuite au Tour de France, il termine dans les quinze premiers des quatre premières étapes. Il obtient par la suite deux autres places dans les dix premiers d'une étape, dont son meilleur résultat, une quatrième place dans l'arrivée au sprint de la douzième étape gagnée par Alexander Kristoff. Albasini est également membre d'une échappée infructueuse lors de la seizième étape. Au terme de cette étape, il est accusé par le directeur sportif Jean-René Bernaudeau d'avoir proféré en course des propos racistes envers son coureur Kévin Réza. Albasini nie avoir tenu de tels propos et évoque des relatifs à une non-collaboration de Réza durant leur échappée. Les deux coureurs se parlent le lendemain et selon un membre de l'encadrement d'Orica-GreenEDGE. Albasini termine à Paris. Après avoir notamment participé à plusieurs courses d'un jour de niveau World Tour, Albasini gagne le les Trois vallées varésines semi-classique italienne de l'Europe Tour. Présent dans le groupe de six coureurs qui se dispute la victoire, il s'impose devant Sonny Colbrelli. Le même jour, il apprend qu'il fait partie des trois coureurs suisses retenus pour la course en ligne des championnats du monde, en compagnie de Fabian Cancellara et Danilo Wyss. Durant l'épreuve, Albasini joue un rôle d'équipier de Cancellara et figure un temps à l'avant de la course dans le but de fatiguer leurs adversaires. Finalement, Cancellara est onzième et Albasini à plus de cinq minutes du vainqueur, le Polonais Michał Kwiatkowski. Une semaine plus tard, Albasini figure dans un groupe de coureurs qui se détachent dans la dernière difficulté et qui se disputent la victoire du Tour de Lombardie. Il se classe sixième à une seconde de Daniel Martin.