Hypothèses.org est un site internet rassemblant des carnets de recherche scientifique, se réclamant d'une science ouverte et collectiveMarin Dacos, Inès Secondat de Montesquieu y Pierre Mounier, « Revues.org : une plateforme d’édition électronique au service des sciences humaines et sociales », Nuevo Mundo Mundos Nuevos, Nuevo Mundo Aniversario 2010 - Una década americanista en línea, 2010, [En línea], Puesto en línea el 14 junio Delphine Cavallo, Revues.org : l’invention de l’édition électronique scientifique, entre libre accès et modèle économique pérenne, Mémoires du livre / Studies in Book Culture, Volume 1, numéro 1, 2009. http://id.erudit.org/iderudit/038638ar . Il est géré par le Centre pour l'édition électronique ouverte. au titre du portail OpenEdition dont il fait partie intégrante.
Hypothèses.org regroupe plusieurs milliers de carnets de recherche dans tous les domaines des sciences humaines et sociales, dont les billets librement accessibles s’adressent aux spécialistes et au grand public.
La plateforme héberge aujourd’hui la quasi-totalité des blogs français en sciences humaines et sociales et occupe une place à part dans le paysage de la recherche.
Outre sa version francophone, la plateforme dispose de diverses instances linguistiques :
de.hypotheses en allemand, en partenariat avec l'Institut historique allemand en espagnol, en partenariat avec l'Université nationale d'enseignement à distance (UNED) en anglais. Genèse La création de la plateforme Hypothèses en 2008 s’inscrit dans la dynamique internationale d’institutionnalisation des blogs de chercheurs au cours des années 2000. Cette dynamique se traduit notamment par leur regroupement au sein d'agrégateurs et de plateformes dédiées., que le directeur du Centre pour l'édition électronique ouverte, Marin Dacos, justifie ainsiVéronique Temperville, De l'usage des blogs à l'université, Quelques considérations, Distances et savoirs 2010/1 (Vol. 8), pages 16 sqq. :
la plateforme est gage de stabilité, "nécessaire au bon fonctionnement de la science", et de tranquillité pour le chercheur les institutions scientifiques à l'origine de la plateforme en font un espace de légitimité pour le chercheur la plateforme met en visibilité les carnets de recherche et évite "leur dispersion sur des plateformes généralistes" la plateforme est une source documentaire légitime et citable, "proposant des outils de citation et des règles d'écriture ou du moins des conseils".
Les usages du carnet de recherche sont nombreux, avant, pendant ou après la publication dans des revues à comité de lectureGuillaume Calafat et Éric Monnet, « À la recherche de l’accès ouvert. Revues et nouveaux formats numériques », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2015, vol. 62‑4bis, nᵒ 5, p. 33.. Ils contribuent de ce fait à déplacer les discussions scientifiques et Hypothèses "a réussi à devenir un espace incontournable de sociabilité académique dans les sciences humaines et sociales, et un environnement de publication (certes non évalué par les pairs, mais barré à l’entrée par un conseil scientifique) connu et reconnu".
Sur Hypothèses.org, le Cléo s’est affranchi du terme de blog "auquel il a préféré le concept sans doute plus respectable de carnet de recherche". Les autres facteurs de succès de la plateforme sont la participation de quelques blogueurs réputés, le fait de consacrer du personnel et des moyens à l'accompagnement des utilisateurs et la valorisation des contenus, et le fait d'avoir "créé de la confiance en inscrivant Hypothèses.org dans un écosystème de publication académique grandissant et respecté".
En 2025, la plateforme a suspendu l'ouverture de nouveaux carnets de recherche, en raison d'effectifs insuffisants.
Chiffres clés En 2026, Hypothèses.org compte plus de , après avoir compté plus de en 2017.
Le site cumulait de visites en 2017, contre de visites en 2013Source : https://fr.hypotheses.org/statistiques.
Plusieurs types de carnets existent : certains sont tenus par des chercheurs (816 en 2026) et de jeunes chercheurs en master (158 en 2026) ou en doctorat (294 en 2026), mais ils peuvent également être gérés par d'autres institutions comme des structures de recherche (683 en 2026), des programmes de recherche (1406 en 2026), être le reflet de productions scientifiques lors de séminaires (416 en 2026) ou d'un événement en particulier (162 en 2026). Enfin, certains sont tenus par des bibliothèques universitaires, on en compte 88 au début de l'année 2026Ces chiffres proviennent de la plateforme Hypothèses.org et datent du 29 mars 2026 (https://www.openedition.org/catalogue-notebooks?limit=30)..
Procédure d'admission La création de carnet de recherche est soumis à l'autorisation préalable de plusieurs conseils scientifiques qui définissent les orientations de la plateforme en collaboration avec l’équipe d’OpenEdition. Selon ses statuts, le Cléo a une responsabilité dans la sélection des contenus : « Le Cléo s’engage à sélectionner des contenus scientifiques de qualité, correspondant au périmètre des sciences humaines et sociales, entendues au sens large. Cette sélection est spécifique à chaque type de publication »Article 5.1 URL : https://www.openedition.org/11937?file=1. Marin Dacos précise que "l'objectif est bien de laisser la plus grande liberté possible aux auteurs et qu'il ne s'agit pas (...) de mesurer l'excellence des blogs mais d'assurer la cohérence de la plateforme".
Comité scientifique Le conseil scientifique et l'équipe d'OpenEdition travaillent ensemble pour définir l'orientation de la plateforme.
Composition du comité scientifique français en 2018-2020
Liste de la composition du comité scientifique. : Elena Azofra, maître de conférences en linguistique espagnole, UNED, Madrid. Anne Baillot, professeur en études germaniques à l’université du Mans. Aurélien Berra, maître de conférences en littérature grecque, rhétorique et humanités numériques, université Paris-Nanterre. François Briatte, maître-assistant, université Catholique de Lille/ESPOL. Marin Dacos, directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte, Marseille. Mélodie Faury, docteure en sciences de l’information et de la communication. Directrice de la Maison pour la science en Alsace, au service des professeurs, Strasbourg. Karim Hammou, chargé de recherche, CNRS/CRESPPA-CSU, Paris. Christian Jacob, directeur de recherche, CNRS. Directeur d’études, EHESS, Paris. Benoît Kermoal, doctorant, EHESS/CESPRA. Enseignant d’histoire-géographie en lycée. Mareike König, directrice adjointe de l'Institut historique allemand et du département Humanités numériques. Pierre Mounier, directeur adjoint au développement international, Centre pour l’édition électronique ouverte, Paris. Marie-Anne Paveau, professeure en linguistique française, université de Paris 13. Claire Placial, maîtresse de conférence en littérature comparée, université de Lorraine. Séverine Sofio, chargée de recherche en sociologie, CNRS.
Composition du comité scientifique français en 2020-2022
Liste de la composition du comité scientifique. : Anne Baillot, professeur en études germaniques, Le Mans Université Etienne Bourel, doctorant en anthropologie, LADEC – université Lumière Lyon 2 Amélie Derome, doctorante en littérature britannique, Aix-Marseille Université Déborah Dubald, ATER en histoire des sciences, université de Strasbourg Mathieu Jacomy, doctorant en techno-anthropologie sur l’analyse visuelle de réseaux, TANT-Lab, Copenhague. François Jacquesson, linguiste, directeur de recherche UFRCNRS, Centre d'études himalayennes. Olivier Jacquot, responsable de la coordination de la recherche, Bibliothèque nationale de France. Mareike Koenig – invitée permanente, représentante du conseil scientifique germanophone d’Hypothèses, directrice des départements Humanités numériques et siècle, Institut historique allemand. Marie-Laure Legay, professeur d’histoire moderne, UMR CNRS IRHIS – université de Lille. Bertrand Mocquet, expert numérique, Agence de Mutualisation des Universités et Etablissements (AMUE), Chercheur, MICA – université Bordeaux Montaigne. Caroline Muller, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, université Rennes 2. Marine Parra, doctorante en lettres et littérature française, ILLE – université de Haute Alsace, ATER, TEMOS – université Bretagne Sud. Marie-Anne Paveau, professeure en linguistique française, université Paris 13. Patrick Peccatte, informaticien, chercheur indépendant en études visuelles. Lissell Quiroz, professeure en études latino-américaines et directrice adjointe de Langues et Études internationales, CY Cergy Paris Université. Olivier Ritz, maître de conférences en littérature française, université de Paris. Benoît Roux, docteur en histoire moderne, Ingénieur d’études, ERIAC – université de Rouen Normandie. Luis Velasco-Pufleau, chercheur associé au Walter Benjamin Kolleg, université de Berne.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Ouvrages Véronique Temperville, Le rôle des inscriptions documentaires dans la transmission des savoirs. Le cas de la psychologie comme discipline. Thèse de doctorat qui traite de Hypothèses.org dans le rôle de la transmission des connaissances à l'exemple de la psychologie .
Articles dans des revues à comité de lecture
Prime-Claverie C., Mahé A. (2017). Le défi de l’interopérabilité entre plates-formes pour la construction de savoirs augmentés en sciences humaines et sociales. Écrilecture augmentée dans les communautés scientifiques. Humanités numériques et construction des savoirs. ISTE Éditions, p. 107-122. Guillaume Calafat et Eric Monnet, « À la recherche de l’accès ouvert. Revues et nouveaux formats numériques », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2015, vol. 62‑4bis, nᵒ 5, p. 33. Frédéric Clavert, Valérie Schafer, Les humanités numériques, un enjeu historique, Quaderni 2019/1 (n° 98), pages 33 à 49
Articles connexes
Liens externes
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