vignette|Un char Sherman accompagné de troupes du et leurs alliés grecs lors d’une opération contre des membres de l’ELAS à Athènes en décembre 1944 La terreur blanche, en (Levki Tromokratia), est le terme utilisé en Grèce, par analogie avec les périodes similaires de l'histoire, relative à la période de persécution des membres du Parti communiste de Grèce (KKE) et d'autres anciens membres de l'organisation de résistance de gauche de la Seconde Guerre mondiale, le Front de libération nationale (EAM), en 1945-1946, avant le déclenchement de la guerre civile grecque. Contexte Pendant l'occupation de la Grèce par l'Axe, l'Armée populaire de libération nationale (EAM-ELAS), contrôlée par les communistes, est devenue la principale organisation au sein du mouvement de résistance grec. À l'été 1944, avec un nombre de membres estimé entre un demi et deux millions de grecs et disposant de quelque , elle éclipse ses plus proches rivaux non communistes, la Ligue nationale démocratique (EDES) et la Libération nationale et sociale (EKKA). Les tensions croissantes, suscitées par l'idéologie ainsi que par l'ambition de l'EAM-ELAS d'être le seul instrument de , conduisent à des affrontements répétés, en 1943-1944, dans ce que l'on appelle, plus tard, la de la guerre civile.
Au moment de la libération de la Grèce, en , l'EAM-ELAS domine le pays, à l'exception des grandes villes, notamment Athènes, où les forces britanniques soutiennent le gouvernement grec en exil. À partir du retour de celui-ci, un nouveau gouvernement d'unité nationale, dirigé par Geórgios Papandréou est établi en Grèce, avec la participation de l'EAM et du KKE, conformément à l'accord de Caserte. Les désaccords internes du gouvernement entraînent le retrait des ministres de l'EAM. La rivalité latente entre le gouvernement Papandreou, soutenu par les Britanniques, et l'EAM-ELAS, aboutit aux affrontements de Dekemvrianá, à Athènes ( - ), où l'EAM-ELAS est vaincue, et au désarmement de l'organisation, par le traité de Várkiza ().
Terreur blanche et déclenchement de la guerre civile Une fois l'EAM-ELAS neutralisée, ses membres deviennent des proies faciles pour les persécutions de divers groupes de droite en représailles à la précédente. Il s'agit d'anciens membres des bataillons de sécurité collaborationnistes et des services de sécurité paramilitaires du gouvernement, principalement la gendarmerie grecque et la garde nationale, agissant avec le soutien tacite du gouvernement. Ainsi, comme le souligne Polymeris Voglis, : selon la Mission juridique britannique, en Grèce, sur les , au , sont des criminels de droit commun, sont des prisonniers de gauche emprisonnés, après la Dekemvrianá, et seulement sont des collaborateurs.
La campagne de persécution dure jusqu'en 1945 et une grande partie de l'année 1946. Elle est un élément critique dans la radicalisation et la division du climat politique dans le pays. Elle conduit à la formation de troupes d'autodéfense de gauche, au boycott par la gauche des élections de 1946, et enfin à la reprise de la guerre, avec le déclenchement de la troisième, ou principale phase, de la guerre civile grecque, au printemps 1946. Entre le traité de Varkiza et l'élection de 1946, les escadrons de la terreur, de droite, commettent , , et disparitions forcées. sont blessées, , et sont rasées. Après la victoire de l', le et jusqu'au de la même année, sont assassinés, , , sont incendiés et sont mis à sac.
Références
Voir aussi Bibliographie
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Article .
Articles connexes Makronissos Comme des lions de pierre à l'entrée de la nuit Exil intérieur en Grèce Massacres anticommunistes
Source de la traduction
Catégorie:1945 en Grèce Catégorie:1946 en Grèce Catégorie:Terrorisme en Grèce Catégorie:Histoire contemporaine de la Grèce