Irina Viatcheslavovna Mourakhtaïeva (), née Kolebanova le à Gorki (URSS) et morte le à Nijni Novgorod (Russie), publiant sous le nom d'Irina Slavina, est une journaliste russe.

Biographie

Carrière En 2015, Irina Slavina fonde le média en ligne indépendant Koza.Press, qui couvre l'actualité de l'oblast de Nijni Novgorod.

Selon , un tribunal de Nijni Novgorod condamne Irina Slavina en à une amende de , la déclarant coupable d'avoir organisé une marche non déclarée à la mémoire de Boris Nemtsov.

En , une plaque commémorative à la mémoire de Joseph Staline est dévoilée dans la ville de Chakhounia . Irina Slavina suggère sur Facebook de renommer Chakhounia, en supprimant les premières lettres de son nom pour en faire un mot grossier (en russe)Cela donnerait le mot , khouïnia, mais en russe ce mot grossier est dérivé d'un mot extrêmement vulgaire désignant le sexe masculin.Фонтанка. En , le centre "E" du ministère de l'Intérieur de Russie ouvre une enquête pour manque de respect envers les autorités et la société (partie 3 de l'article 20. 1 du Code administratif). À l'automne 2019, le tribunal de Nijni Novgorod lui inflige une amende de . Selon le fondateur de l'organisation de défense des droits de l'homme , Pavel Tchikov, Irina Slavina a été condamnée à la plus forte amende prévue dans ce cas d'infraction. Des collègues et des connaissances de la journaliste suggèrent que cela a été fait dans le but de faire fermer le journal d'opposition dont elle est éditrice.

En , elle est accusée de diffuser délibérément des informations fausses sur l'épidémie de COVID-19 : elle a annoncé que l'un des responsables de l'Académie de sambo de la ville de Kstovo avait contracté le SARS-CoV-2 et, de retour d'Europe, avait été en contact avec des dizaines de personnes, dont des visiteurs de l'académie.

En , Irina Slavina est condamnée à une amende pour avoir publié des informations sur le forum Free People.

Mort vignette|Véhicules d'urgence près du siège de la police de Nijni-Novgorod. Irina Slavina meurt le en s'immolant par le feu devant le quartier général de la Préfecture de police de Nijni Novgorod (devant la station de métro Gorkovskaïa).

Elle avait subi le matin même une perquisition dans une enquête visant l’opposition à Vladimir Poutine. Quelques heures avant sa mort elle avait posté sur son compte Facebook : .

Réactions Un rassemblement à sa mémoire est organisé le jour de son suicide le .

Son suicide, ou sacrifice, attire l'attention de la presse russe et internationale. Des observateurs notent que la persécution des journalistes indépendants en Russie est associée au désir des autorités de se protéger de la critique.

L'opposant au régime Alexeï Navalny déclare : .

Le , le Comité d'enquête russe décide de ne pas ouvrir d'enquête pour incitation au suicide, jugeant que Slavina souffrait apparemment d'un « trouble mixte de la personnalité » et que son acte était « rationnel » et dicté par une « volonté consciente » de mettre fin à ses jours..

Références

Liens externes

Le site Koza.press

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