Le camp Val Notre-Dame est une colonie de vacances établie en 1957, dans le Rang Sud de la Rivière Mékinac, dans la municipalité de Hérouxville, dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Mékinac, dans la région administrative de la Mauricie, dans la province de Québec, au Canada.

Clientèles

Depuis 1987, le Camp Val Notre-Dame est un camp de vacances familiales ouvert à l’année et visant à être accessible à tous, y compris les enfants de 0-2 ans. Le camp offre une facilité d’accès aux familles à faibles revenus grâce à une échelle de tarification selon les saisonsJournal Le Nouvelliste, 7 mars 2015, cahier spécial A sur les camps de vacances, espace publicitaire.. La mission du camp est aussi de servir les personnes handicapées, les personnes immigrantes et les groupes œuvrant auprès de clientèles vulnérables dans un contexte de loisirs familiaux et socio-culturels.

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur accorde annuellement des subventions au camp, permettant ainsi d’offrir un rabais sur leur séjour aux familles à faibles revenusJournal Le Nouvelliste, 4 mars 2017, cahier spécial Camps de vacances – Publireportage..

Dans l’histoire du camp, de nombreux groupes ont séjourné sur ce site pittoresque entouré de la nature, tels les scouts, les louveteaux. Par ailleurs, d’autres groupes y tenaient des événements, tels l’AFÉAS et l’Âge d’Or qui participaient à des « journées vertes ». En sus, le championnat provincial de tir à l’arc se tenait à chaque année sur ce site.

Le camp a conclu une entente avec des groupes familiaux de Montréal, notamment: Maison à petits pas, La Maison d’Haïti, L’Association musulmane du Canada et le Regroupement des Marocains du Canada. Le camp reçoit notamment des groupes multiethniques pour des séjours d’une semaineJournal Le Nouvelliste, 5 mars 2016, cahier spécial A.. Outre les événements associatifs, le camp accueille aussi des groupes pour des événements familiaux (ex. : mariage, rencontres de familles) ou des événements corporatifs.

Par ailleurs, le camp s’avère une halte sur la piste équestre, offrant divers services aux cavaliers notamment un restaurant et l’hébergement, ainsi qu’une aire de repos pour les chevauxL’écho de Trois-Rivières, 11 septembre 2013..

Accréditations

Le Mouvement québécois des vacances familiales a accrédité ce camp. Cet organisme évalue notamment la qualité de l’hébergement, la sécurité des activités et des équipements, ainsi que la formation du personnel d’animation. Le camp est aussi membre auprès de l’organisme Tremplin santé; la mission de cet organisme consiste à promouvoir la pratique d’activités physiques ainsi qu’une saine alimentation.

Propriétaire et membres En 1957, ce site avait été acquis par l’Institut des Frères de Saint-Gabriel de Champlain. La compagnie sans but lucratif « Camp Val Notre-Dame inc » a été immatriculée le pour l’exploitation des activités du camp. Cet organisme a été en activité jusqu’en , soit à la vente du campGazette officielle du Québec, numéro du 16 septembre 1978, partie 1 (no. 37)..

Les droits fonciers du camp Val Notre-Dame appartiennent depuis à l’organisme « Rendez-vous familiale Pointe St-Charles inc ». Leur mission est de permettre l’accessibilité aux vacances en plein-air aux familles à faible revenu, aux personnes handicapées, aux personnes immigrantes et groupes œuvrant auprès de clientèles vulnérables dans un contexte de loisirs familiaux et socio-culturel.

Cet organisme à but non lucratif en économie sociale, est né en 1971, à la suite de besoins manifestés dans le quartier Pointe Saint-Charles à Montréal. Le début de l’organisme est l’initiative de Mme Rose-Alma Girard, mère de 11 enfants, originaire de Thetford Mines, impliquée socialement dans son quartier de Pointe Saint-Charles.

Annuellement depuis 2015, habituellement en mai, le camp organise un souper-bénéfice aux homards à volonté afin de lever des fonds au profit des activités du camp.

En 2020, le camp compte environ 300 familles membres provenant de tous les coins de la province. Les membres bénéficient de rabais lors de leurs séjours au camp. En 1975, une douzaine de familles était membres du camp. En 2004, elles étaient 250 familles.

Géographie Le domaine du camp couvre chevauchant les lots 418 et 419 du Rang Sud de la Rivière MékinacCarte du Service de la cartographie du Ministère de l’Énergie et des Ressources du gouvernement du Québec – Hérouxville..

Le camp est aménagé sur la rive nord du lac Ayotte (lac artificiel), autour de la confluence de la rivière Mékinac du Sud et du cours d’eau Mongrain. L’entrée du camp est située à à partir de l’intersection de la route 153 au village de Hérouxville; soit vers le nord-ouest par le chemin du rang Saint-Pierre-Nord; puis vers le nord-est par le chemin Val Notre-Dame. L’entrée est située à gauche après le pont enjambant un coude de la rivière Mékinac du Sud.

Le « Rendez-vous familial Pointe St-Charles inc. » possède un barrage érigé en 1982 sur la rivière Mékinac du Sud situé à en aval, soit au sud-ouest du pont enjambant le lac Ayotte. Ce barrage en béton-gravité comporte une longueur de et une hauteur de , formant un lac artificiel de , à une altitude de et d’une longueur de servant notamment au canotage et à la baignade. Le bassin versant en amont du barrage est de .. Ce lac est muni d’une petite digue de vannes et d’un déversoir. Le courant de la rivière Mékinac du sud se déverse en aval successivement dans la rivière Mékinac du Nord, la rivière des Envies et la rivière Batiscan.

La statue de la Vierge Marie avait été installée vraisemblablement à l’été 1961 sur le premier barrage sur la rivière Mékinac du Sud situé à la hauteur du camp dans un coude du lac Ayotte; ce monument avait été érigé grâce à une souscription populaire débutée en au sein des Amicales St-GabrielArticle « Réunion de la Fédération des Amicales Saint-Gabriel », journal Le Nouvelliste, 10 octobre 1960, p. 11, par le journaliste Gérard Marchand.. Ce premier barrage érigé sous le pont actuel a vraisemblablement été en opération entre 1957 et 1982.

Le pont du chemin Val Notre-Dame enjambe un coude de ce lac artificiel.

Bâtisses et infrastructures Les bâtisses du camp sont disposées autour d’une boucle formée par une route privée; l’intérieur de la boucle s’avère un grand terrain pour les activités sportives, notamment le soccer et la patinoire, ou les ralliements extérieurs. Lors du anniversaire en 1982, le camp était doté de dortoirs, d’une cafétéria et de la chapelle. Le camp était alors en campagne de financement pour rénover la chapelle et d’autres installations. Dans les années 1980, il y eut plusieurs projets Canada au Travail qui ont permis diverses améliorations aux installations. Chaque bâtisse et chaque salle sont identifiées selon une espèce d’arbre.

Les services d’hébergement sont actuellement offerts dans : les deux unités multifamiliales (occupation maximale de 12 personnes chacune) désignés « Les Bouleaux »; les 16 chalets (de 6 à 28 places chacun) regroupés en quatre bâtiments désignés Pins, Épinettes, Peupliers et Trembles, construits en 1990; l’auberge Les Cèdres qui comprend 7 chambres pour une capacité totale de 21 personnes. Elle avait été réaménagée en 2001; l’auberge Les Mélèzes (capacité de 40 personnes en hébergement) est souvent réservée avec la salle de réception secondaire, les Érables (capacité de 50 personnes), pour des séjours de groupes. Elle avait été réaménagée en 2002.

Les repas se prennent généralement à la cafétéria (construite en 1991), désignée salle Les Chênes, qui a une capacité de 200 places. Tandis que le bâtiment administratif est désigné "Les Bouleaux", soit l’accueil du camp.

Activités et services offerts Au début des années 1980, le camp opérait 10 mois par année (sauf décembre et avril) avec une capacité de séjours de 350 jeunes (de 7 à 15 ans) répartis en petits groupes (d’une à deux semaines) généralement pour la période de fin juin à la mi-août. Le camp était alors dirigé par le frère Marcel Monette (1920-2002) et une équipe de 18 moniteurs expérimentés, âgés de 18 à 23 ans, et qui se destinaient généralement vers la vocation religieuse. En 1984, le camp opérait déjà toute l’année. Des offices religieux s’y déroulaient régulièrement à la chapelle jusqu’en 1985.

Les activités organisées pour les jeunes visent à développer leur esprit d'équipe, leur habilité, leur débrouillardise et leur résistance physique par des jeux et des activités les plus divers. Les activités souvent thématiques sont supervisées par une équipe d’animateurs.

En été, les principales activités sont notamment: baignade à la piscine, activités nautiques sur le lac (canots), vélo, l’hébertisme, les randonnées dans la nature, le camping-sauvage, le tir à l’arc, le soccer, le volleyball, la balle-molle, la découverte des sciences naturelles, feux de camp, jeux intérieurs. Les usagers peuvent se baigner dans une zone délimitée du lac formé artificiellement par un barrage sur la rivière Mékinac du Sud. Ce lac est muni d’une petite digue de vannes et d’un déversoir.

En hiver, le ski de fond, la raquette, la glissade avec tube et la patinoire sont très populaires. Des pistes de ski de randonnées et de raquettes ont été aménagées.

Le camp offre un programme spécial lors de la relâche scolaire qui se déroule habituellement en fin février ou début marsJournal Le Nouvelliste, 2 février 2013, cahier spécial A – Édition Week-end.. Il offre aussi un camp de jour en été. Le camp offre aussi un service de traiteur au public.

Histoire du camp Conrad Ayotte (marié à Lucinda Trépanier), originaire de Saint-Séverin et un dirigeant d’un cercle LacordaireJournal « L’Écho du St-Maurice », 22 mai 1942, p. 14, mention de la participation de Conrad Ayotte au congrès des Cercles Lacordaire et Ste-Jeanne d’Arc., a été le premier à commencer l’aménagement du site pour des fins récréatives sur les lots 418 et 419. Il a construit le premier barrage en bois à cette hauteur sur la rivière, désigné localement la « dam à Ayotte », créant ainsi le lac Ayotte. Ce lac artificiel sur la rivière Mékinac du Sud a été nommé "lac Ayotte" selon son patronyme de famille.

Le site a été acquis le de Conrad Ayotte par l'Institut des frères de Saint-Gabriel de ChamplainActe de vente, notaire Tourigny, de Saint-Tite, anciens élèves des frères Saint-Gabriel.. En 1957, les nouveaux propriétaires ont aussitôt construit un pont sur l'ancien barrageOuvrage «De fil en famille... 100 ans de l'histoire de Hérouxville - Tome 1», par Solange Fernet-Gervais, Éditions Scribe 1997, p. 360 et p. 348 (photo du pont initial construit en 1957)..

En , la noyade de Réjean Béland (11 ans), fils de M. et Mme Paul Béland d’Hérouxville, est survenue dans le lac AyotteChronique « Regards sur la semaine », journal L’Écho du St-Maurice, 22 juillet 1964, p. 19..