Marie Chiffon, née Marie Augustine Gaboriaud le à Ardelay (Vendée) et morte le à Nouméa en Nouvelle-Calédonie., est une militante républicaine qui fut ambulancière pendant la Commune de Paris de 1871. Elle est surnommée ..
Biographie Née dans une famille de paysans vendéens., Chiffon part travailler comme lingère à Paris dans les années 1860.. Elle se marie le dans le arrondissement avec Jules Chiffon, commerçant et originaire d’une famille de tailleurs de pierre de la région dijonnaise.
Ancien militaire, son mari est élu capitaine au bataillon fédéré dans la Garde nationale le , la veille de la proclamation du Conseil de la Commune. Elle rejoint l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés en tant qu'ambulancière.
Au cours de la Semaine sanglante où les troupes versaillaises entrent dans Paris, Chiffon défend, avec son mari, le pont d'Austerlitz et le boulevard Mazas sur une barricade. Elle permet aux Fédérés de rentrer dans une maison pour défendre l'avenue Daumesnil.
Félix Pyat la présente comme .
En raison de ses activités durant la Commune, elle est emprisonnée à la prison des Chantiers de Versailles puis transférée à la prison centrale d'Auberive. Le conseil de guerre la condamne, le , à vingt ans de travaux forcés.. Après rejet du pourvoi le , elle est déportée à bord du navire l'Orne et arrive le à Nouméa. Sa peine lui fut remise le . Elle fut graciée en vertu de la loi de 1879.
Elle meurt le à Magenta, quartier de Nouméa où elle est inhumée..
Références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
Florence Regourd, « La Capitaine » : Marie Gaboriaud, communarde et vendéenne, blog du Centre d'histoire du travail, 2018
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