Jean Journet, né le à Carcassonne (Aude) et mort le à Toulouse (Haute-Garonne), est un utopiste français se définissant lui-même comme « apôtre fouriériste ».
Ce prêcheur infatigable sillonna les rues de Paris, parcourut la France, la Belgique, mais aussi le Texas pour porter la bonne parole de Charles Fourier. Il fréquenta un bon nombre d'illustres contemporains comme Alexandre Dumas, George Sand ou Victor Hugo et lia une solide amitié avec Gustave Courbet, Nadar et Fortuné Henry.
Biographie Le carbonariste Jean Journet est né en 1799 à Carcassonne. Il suit des études de pharmacie à Paris puis s'affilie au carbonarisme.
Recherché, il passe en Espagne et lutte au côté des libéraux. Arrêté en 1823, il est incarcéré à Perpignan. Journet est acquitté et libéré en 1824.
Pharmacien à Limoux De retour en France, il s'installe à Limoux comme pharmacien. Républicain, il épouse Rose Ferrand en 1826 qui lui donne une fille Clara en 1827, et un fils Jules-Étienne en 1831. Il crée une société avec ses frères pour l'exploitation d'un moulin papetier à Brousses-et-Villaret. Il lit Saint Simon et Charles Fourier.
La rencontre avec Charles Fourier Jean Journet rend visite à Charles Fourier à Paris puis démarre une expérience phalanstérienne au château de Madron près de Montastruc en Haute-Garonne. Il compose ses premiers poèmes en 1839.
L'Apôtre Décidé à convertir ses semblables aux théories de Charles Fourier, il se fait apôtre et part à Paris. Il résume la théorie de Fourier et parcourt la Belgique. En , il effectue le premier de ses trois séjours à Bicêtre, puis s'installe avec sa famille au phalanstère de Cîteaux qu'il quitte en . Il continue à parcourir la France et la Belgique tout en publiant un grand nombre de petits ouvrages. Il lie une profonde amitié avec Gustave Courbet qui le représente en 1850 dans une œuvre intitulée L'Apôtre Jean Journet partant pour la conquête de l'harmonie universelle (Salon de Paris). En 1854, il part au Texas dans la société de Victor Considerant, la Réunion. De retour en France en 1855, il se rend en Suisse. En 1857, Nadar fait 4 photos de lui (seuls deux négatifs restent au fond Nadar).
Fin de vie et décès Jean Journet se retire en province à Foix puis à Toulouse et continue à publier des ouvrages. Il meurt à Toulouse le .
Œuvres Cette liste n'inclut pas ses poésies. Charles Fourier, résumé de sa théorie, Paris, 1840 Cris et soupirs - , Belgique, 1840 Cris et soupirs - , Belgique, 1840 Cris et soupirs - , Paris, 1840 Cris et soupirs - , 1841 Cris et soupirs - , 1841 L'apôtre à Milord, 1841 La Bonne Nouvelle, 1844 Jérémie en 1845, 1844 Cri de délivrance, 1846 Cri suprême, 1846 Cri d'indignation, 1846 Le jugement, 1847 Cri de détresse, 1849 Cri de pitié, 1850 Cri d'alarme, 1850 L'an du salut, 1851 Cri de résurrection, 1855 Cri de résurrection, , 1856 À sa majesté l'Impératrice, 1856 L'Ère de la femme, ou le Règne de l'harmonie universelle, 1857 Documents apostoliques et prophétie, 1858 Les sept clameurs du désert, 1858 Le passé et l'avenir, 1858 L'apothéose de l'Empire, 1859 Le chant du martyr, 1860 Chants pacifiques, 1861
Notes et références
Voir aussi Liens externes
Portrait de Jean Journet d'après Nadar et Courbet, suivi d'une biographie par Charles Yriarte.
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