Les conodontes forment une classe éteinte d'animaux dont les appareils buccaux servant à leur alimentation, appelées dents, cones ou éléments, sont des microfossiles communs trouvés dans les strates allant de l'étage 10 du Furongien, la quatrième et dernière série du Cambrien, jusqu'à l'étage du Rhétien au Trias tardif. Ces éléments peuvent être utilisés seuls ou en corrélation avec d'autres types de fossiles (graptolites, trilobites, ammonites, fusulinidés, ...) dans le sous-domaine de la stratigraphie appelé biostratigraphie.

La systématique des conodontes est un bel outil bio-stratigraphique vu leur diversité et leur rapide évolution. À ce niveau, ils priment facilement sur d'autres fossiles biostratigraphiques.

La discipline de la biostratigraphie basée sur la présence de conodontes est relativement jeune. Elle débute dans les années 1990.

On trouve de 0 à (en moyenne) dans une roche d'un kilogramme (si celle-ci est susceptible d'accueillir ce fossile). Ils sont principalement étudiés en micro-paléontologie.

Conodontes de l'ère Paléozoïque Conodontes du Cambrien Début et milieu du Cambrien Des espèces de conodontes existent dès ces époques, mais aucune n'est choisie pour caractériser des étages stratigraphiques.

Les conodontes font leur apparition au cours de l'étage 2 (connu aussi en tant que Tommotien) au Cambrien inférieur..

Fin du Cambrien Il a été suggéré que Eoconodontus notchpeakensis puisse être un marqueur de l'étage 10 du Furongien, la quatrième série du Cambrien.

En 2006, un groupe de travail a proposé qu'on utilise plutôt la première apparition de Cordylodus andresi. Aujourd'hui, la première apparition de E. notchpeakensis est préférée par de nombreux auteurs parce que l'espèce a une répartition globale et qu'on la retrouve d'une façon indépendante du facies (l'espèce est trouvée sur les plateaux continentaux et dans les zones intertidales).

La proposition de l'utilisation de Eoconodontus notchpeakensis incorporerait aussi un marqueur non-biostratigraphique pour corréler le début de l'étage 10 globalement. Une modification isotopique du cycle du carbone (l'événement HERB Robert L. Ripperdan, 2002. The HERB event: end of the Cambrian carbon cycle paradigm? Geological Society of America. est détectable dans la partie la plus ancienne de la zone de E. notchpeakensis.

Conodontes de l'Ordovicien Début de l'Ordovicien La base du Trémadocien, l'étage le plus ancien de l'Ordovicien, est définie comme la première apparition de Iapetognathus fluctivagus à la section du point stratotypique mondial à Terre-Neuve.

Aucune espèce de conodontes n'est associée avec la base du Floien, le second étage de l'Ordovicien. Le sommet de l'étage (qui correspond aussi à la base du Dapingien) est défini par la première date d'apparition de l'espèce de conodontes Baltoniodus triangularis..

Milieu de l'Ordovicien La base du Dapingien, le troisième étage de l'Ordovicien, est définie comme la première apparition de Baltoniodus triangularis.

La base du Darriwilien, le quatrième étage de l'Ordovicien, repose juste au-dessus de la zone Nord-Atlantique du conodonte Microzarkodina parva. La base repose aussi sur la partie supérieure de la zone nord-américaine du conodonte Histiodella altifrons.

L'étage du Whiterock référe principalement au début du Trias moyen en Amérique du Nord. Le terme est souvent utilisé dans la littérature ancienne avec un sens global Sweet W.C., Ethington R.L & Harris A.G., 2005. A conodont-based standard reference section in central Nevada for the lower Middle Ordovician Whiterockian Series. Bulletins of American Paleontology, numéro 369, pages 35-48 (lien).. Le Whiterock s'étale sur une période allant de 471.8 (ca. 472) à 462 m.a., soit une durée de près de 10 millions d'années. Officiellement, son début est défini comme la toute première occurrence des conodontes Protoprioniodus aranda ou Baltoniodus triangularis.

Fin de l'Ordovicien Aucune espèce de conodontes n'est associée avec le Sandbien, le Katien, ou l'Hirnantien, les cinquième, sixième et septième étages de l'Ordovicien.

L'espèce Baltoniodus gerdae a été trouvée dans le Sandbien précoce au niveau de la Formation de Bromide, dans l'Oklahoma, aux États-Unis.

Conodontes du Silurien Llandovery L'époque du Llandovery s'étend de 443.8 ± 1.5 à 433.4 ± 2.8 m.a. Elle est subdivisée en trois étages: le Rhuddanien, durant jusqu'il y a 440.8 millions d'années, l'Aéronien, durant jusqu'il y a 438.5 millions d'années, et le Télychien.

Le Télychien (fin du Llandovery) peut être défini en Estonie par cinq zones à conodontes (Pterospathodus eopennatus ssp. n. 1, P. eopennatus ssp. n. 2, P. amorphognathoides angulatus, P. a. lennarti et de P. a. lithuanicus) Peep Männik, 2007. An updated Telychian (Late Llandovery, Silurian) conodont zonation based on Baltic faunas. Lethaia, Volume 40, Issue 1, , March 2007, .

Wenlock Le Wenlock, qui s'étend de 433.4 ± 1.5 à 427.4 ± 2.8 m.a, est subdivisé entre le Sheinwoodien (jusqu'il y a 430.5 millions d'années) et l'étage de l'Homérien.

Le Sheinwoodien est défini entre la biozone 5 à acritarches et la dernière occurrence de Pterospathodus amorphognathoides. Le point stratotypique mondial est à Hughley Brook à Apedale, au Royaume Uni.

Ludlow Le Ludlow, qui s'étend de 427.4 ± 1.5 à 423 ± 2.8 m.a, comprend l'étage du Gorstien, durant jusqu'il y a 425.6 millions d'années, et l'étage du Ludfordien.

Přídolí

Conodontes du Dévonien Début du Dévonien Le début du Dévonien s'étend de 419.2 ± 2.8 à 393.3 ± 2.5 m.a . Il commence avec l'étage du Lochkovien, qui dure jusqu'au Pragien. Celui-ci s'étend de 410.8 ± 2.8 à 407.6 ± 2.5 m.a, et est suivi de l'Emsien, qui dure jusqu'à ce que le Dévonien moyen ne commence, il y a 393.3 ± 2.7 millions d'années.

Milieu du Dévonien Le milieu du Dévonien comprend deux subdivisions, l'Eifelien qui est suivi du Givétien; il y a 387.7 ± 2.7 millions d'années.

Fin du Dévonien Enfin, le Dévonien tardif commence avec le Frasnien, qui s'étend de 382.7 ± 2.8 à 372.2 ± 2.5 m.a, et qui est suivi par la subdivision du Famennien, dont le début et la fin sont marqués par des événements d'extinction. Ceci dura jusqu'à la fin du Dévonien, il y a 358.9 ± 2.5 millions d'années. À ce dernier étage, un événement biologique se produisit (Extinction de Kellwasser) où toutes les espèces d' Ancyrodella et d' Ozarkodina, ainsi que la plupart de celles des genres Palmatolepis, Polygnathus et Ancyrognathus, disparurent. Le Famennien (372.2 ± 1.6 m.a) est défini par un clou d'or du point stratotypique mondial situé à la carrière de Coumiac, dans la Montagne Noire en France, où il y a une abondance biologique de Palmatolepis triangularis. Le Famennien se subdivise en huit biozones à conodontes : Zone à Siphonodella praesulcata Zone à Palmatolepis expansa Zone à Palmatolepis postera Zone à Palmatolepis trachytera Zone à Palmatolepis marginifera Zone à Palmatolepis rhomboidea Zone à Palmatolepis crepida Zone à Palmatolepis triangularis

Conodontes du Carbonifère Mississippien (Carbonifère inférieur) Le Tournaisien, l'étage le plus ancien du Mississippien contient huit biozones à conodontes: la zone de Gnathodus pseudosemiglaber et de Scaliognathus anchoralis la zone de Gnathodus semiglaber et de Polygnathus communis la zone de Dollymae bouckaerti la zone de Gnathodus typicus et de Siphonodella isosticha la zone de Siphonodella quadruplicata et de Patrognathus andersoni (zone supérieure de Patrognathus andersoni) la zone basse de Patrognathus andersoni la zone de Patrognathus variabilis la zone de Patrognathus crassus

Le Viséen, le second étage du Mississippien, contient quatre biozones à conodontes: la zone de Lochriea nodosa la zone de Lochriea mononodosa la zone de Gnathodus bilineatus la zone de Gnathodus texanus

Le Serpukhovien, le troisième étage du Mississippien, inclut quatre biozones à conodontes: la zone de Gnathodus postbilineatus la zone de Gnathodus bollandensis la zone de Lochriea cruciformis la zone de Lochriea ziegleri

Pennsylvanien (Carbonifère supérieur) Le Bashkirien, l'étage le plus ancien du Pennsylvanien, contient six biozones basées sur des conodontes: la zone de Neognathodus atokaensis la zone de Declinognathodus marginodosus la zone de Idiognathodus sinuosus la zone de Neognathodus askynensis la zone de Idiognathoides sinuatus la zone de Declinognathodus noduliferus

La base du Moscovien, le second étage du Pennsylvanien, est proche des premières apparitions des conodontes Declinognathodus donetzianus et Idiognathoides postsulcatus. Une proposition d'utiliser la première apparition du conodonte Diplognathodus ellesmerensis existe, mais puisque cette espèce est rare et que son évolution est relativement mal connue, elle n'a pas été acceptée pour le moment.

Le Moscovien peut être divisé biostratigraphiquement en cinq biozones à conodontes: la zone de Neognathodus roundyi et de Streptognathodus cancellosus la zone de Neognathodus medexultimus et de Streptognathodus concinnus la zone de Streptognathodus dissectus la zone de Neognathodus uralicus la zone de Declinognathodus donetzianus

Le sommet du Kasimovien, le troisième étage du Pennsylvanien, est proche de la première apparition du conodonte Streptognathodus zethus. Le Kasimovien est subdivisé en trois biozones à conodontes: la zone de Idiognathodus toretzianus la zone de Idiognathodus sagittatus la zone de Streptognathodus excelsus et de Streptognathodus makhlinae

La base du Gzhélien, l'étage le plus récent du Pennsylvanien, est placée à la première apparition de Streptognathodus zethus. Le sommet de l'étage (qui est aussi la base du système du Permien) est placé à la première apparition de Streptognathodus isolatus au sein de la chronocline de Streptognathus "wabaunsensis". L'étage du Gzhélien est subdivisé en cinq biozones, basées sur le genre de conodonte Streptognathodus: la zone de Streptognathodus wabaunsensis et de Streptognathodus bellus la zone de Streptognathodus simplex la zone de Streptognathodus virgilicus la zone de Streptognathodus vitali la zone de Streptognathodus simulator

Conodontes du Permien Cisuralien La base de l'étage de l'Assélien est aussi la base de la série du Cisuralien et du système du Permien. Elle est définie comme la place dans les enregistrements stratigraphiques où les fossiles de Streptognathodus isolatus font leur apparition. Le sommet de l'étage de l'Asselien (qui est aussi la base de l'étage du Sakmarien) est placé à la première apparition de l'espèce de conodontes Streptognathodus postfusus. L'Asselien contient cinq biozones à conodontes: la zone de Streptognathodus barskovi la zone de Streptognathodus postfusus la zone de Streptognathodus fusus la zone de Streptognathodus constrictus la zone de Streptognathodus isolatus

La base de l'étage du Sakmarien est positionnée à la première apparition de Streptognathodus postfusus dans les enregistrements fossiles. Le sommet du Sakmarien (qui est aussi la base de l'Artinskien) est défini comme la place dans les enregistrements stratigraphiques où les fossiles de Sweetognathus whitei et de Mesogondolella bisselli font leur apparition.

La base de l'étage de l'Artinskien est définie comme la place dans les enregistrements stratigraphiques où les fossiles de Sweetognathus whitei et de Mesogondolella bisselli font leur apparition. Le sommet de l'Artinskien (qui est aussi la base de Kungurien) est défini comme la place dans les enregistrements stratigraphiques où les fossiles de Neostreptognathodus pnevi et de Neostreptognathodus exculptus font leur apparition.

La base de l'étage du Kungurien est définie comme la place dans les enregistrements stratigraphiques où les fossiles de Neostreptognathodus pnevi et de Neostreptognathodus exculptus font leur apparition.