Didrik Arup Seip (né le à Hobøl, décédé le à Oslo) est un linguiste norvégien. Dr. philo. en 1916, professeur de riksmål, plus tard de linguistique des langues nordiques à l'Université d'Oslo, de 1916 à 1954. Recteur de l'université de 1937 jusqu'à ce qu'il soit renvoyé par le gouvernement d'occupation en 1941. Il passe le reste de la guerre en captivité.
Famille
Il est le fils du pasteur Jens Laurits Arup Seip et le petit fils de l'évêque Jens Lauritz Arup. Son frére est Hans Seip. Son prénom vient de sa grand-mère Didrikke von Cappelen, fille d'Ulrich Fredrich von Cappelen et petit-fils de Diderich von Cappelen. En 1914, il se marie avec Johanne Remmer Seip (née le à Copenhague et décédée le à Dypvåg). Il est le beau père de Per Saugstad et grand-père maternel du pédiatre Ola Didrik Saugstad et du philosophe Jens Saugstad. Il est également le beau-père du médecin Peter Frederik Hjort, marié à Tone Seip, et de Tormod Førland, marié à Katrine Seip, professeur de chimie à l'institut norvégien de technologie. Didrik Arup Seip était le beau-frère d'Eivind Berggrav.
Carrière universitaire Seip a été membre de la commission pour la réforme orthographique de 1916 et de la commission instituée par le Storting, Norsk språknemnd de 1952 à 1955 dont il fut le premier président. Ces comités ont fait l'objet de critiques très importantes, car ils étaient composés exclusivement de philologues et de politiciens impliqués dans les débats linguistiques sur le norvégien et ont adopté de nouvelles règles d'orthographe à utiliser dans les écoles et le secteur public sans que cela ait été demandé par la presse, des éditeurs ou des utilisateurs ordinaires de la langue.
Dans sa jeunesse, il était membre de Pønskarlaget (un petit cercle de philologues de l'Université du roi Frédéric , fondé en 1903, fermé en 1927, qui organisait des réunions où le nynorsk était la langue obligée).
Il est nommé recteur de l'Université d'Oslo en 1937.
Seconde guerre mondiale Après l'occupation en 1940, il est membre de l'Administrasjonsrådet, un gouvernement provisoire dont il est l'éphémère ministre de l'éducation. Il est également devenu un homme central de Kretsen au début des années de guerre, un groupe de résistance très important pendant la Seconde Guerre mondiale.
En 1941, Seip est démis de ses fonctions à l'université par les forces d'occupation et arrêté. Interné à Grini et à Sachsenhausen, il est libéré de Sachsenhausen en sans autorisation de rentrer en Norvège. Il doit d'abord vivre à Munich et à partir d' à Berlin. Après le bombardement du , il déménage dans le village de Gross Kreutz à l'extérieur de Potsdam où il est «interné» avec la famille Hjort.
Là, avec Johan B. Hjort, il est un des chefs de file de l'aide apportée aux prisonniers scandinaves en Allemagne. Seip lui-même écrit que Sven Hedin lui a rendu visite dans le camp en 1943 et avait parlé de son cas aux dirigeants allemands. Adolf Hoel et Olaf Brochtok ont discuté de la situation de Seip avec les autorités allemandes et avec l'Université de Berlin. Scharffenberg mentionne que le prince Eugène, le diplomate suédois Richert et le diplomate finlandais Kivimäki ont contribué à la libération de Seip, Felix Kersten aurait joué un rôle important en influençant Himmler.
En , Folke Bernadotte conclut un accord avec Heinrich Himmler sur le transfert des prisonniers danois et norvégien. L'accord avec Himmler permettait à Bernadotte de consulter Seip à Groß Kreutz lequel a impliqué le reste du petit groupe norvégien. Les listes détaillées des prisonniers norvégiens et danois réunis à Gross Kreutz ont joué un rôle important dans la collecte des prisonniers et la mise en œuvre pratique du transport, connus sous le nom de bus blancs.
Publications Publications littéraires Avec Francis Bull et Halvdan Koht, il a publié la première édition scientifique des écrits d'Henrik Ibsen, édition dite du centenaire, Hundreårsutgaven, (21 pièces en 23 volumes, 1928-1957). Cette édition est un produit de son temps, car elle ne reproduit pas littéralement le texte d'Ibsen.
Avec Henrik Jæger, il a publié une édition complète des écrits de Wergeland À l'époque de Wergeland, les débats linguistiques sont très importants vis à vis du norvégien. Seip a ainsi écrit un ouvrage sur les traces de la langue norvégienne dans la langue de Wergeland (la langue écrite était le danois dans lequel on introduisait des éléments du norvégien qui existaient à l'oral): Norskhet i sproget hos Wergeland og hans samtid, Aschehoug & co, 1914. .
Travaux sur l'histoire de la linguistique Didrik Arup Seip, a écrit différentes études sur la langue norvégienne que ce soit à l'époque Viking ou au début du 20e siècle. il y a plusieurs points dans ses études qui vont dans le sens de a légitimité du nynorsk, ce dernier est une forme plus proche des origines et plus ancienne du norvégien. Il a été pendant de nombreuses années président de la Bymålslaget.
Publications linguistiques S'il a principalement écrit sur l'histoire de la langue norvégienne, que ce soit sur l'apparition des langues scandinaves issues du vieux norrois et de ses dialectes, que ce soit sur l'hégémonie linguistique danoise et la survivance du norvégien, Seip s'est également investi dans les questions linguistiques de son époque à travers la rédaction de plusieurs grammaires (souvent pour les écoles) et d'essais sur le développement de la langue norvégienne.
Ouvrages scolaires En liten norsk sproghistorie, 1914 Norsk grammatik (Formlæra i landsmaalet) avec S.W.Hofgaa, 1919
Essais sur le développement de la langue norvégienne Språklig omvurdering i norsk språkutvikling, Aschehoug & co, 1937 Aktuelle spørsmål i norsk språkutvikling, Cappelen, 1958
Ouvrages sur l'histoire de la langue norvégienne - liste non exhaustive - Lydverket i Åsdølmålet, 1915 Østlandsk reisning : Norsk samling, Steen, 1916 Norsk sproghistorie, 1920 Dansk og norsk i eldre tider, Steenske forlag, 1922 Norge; om navnet på vårt land fra de eldste tider av, Steen, 1923 Fornorskningen av vårt språk, 1933 Studier i norsk språkhistorie, 1934 Nye studier i norsk språkhistorie, Aschehoug, 1954 Norsk språkhistorie til omkring 1370, Aschehoug, 1955 Norsk og nabospråkene i slutten av middelalderen og senere tid, 1959 Noen sørlandske dialekt former i historisk lys, 1963
Prix Le , Seip reçoit la grande croix de l' Ordre de Saint-Olav pour "mérite en tant que directeur de l'Université d'Oslo"Norges Statskalender 1948 s. 1091.. La même année, il est nommé doctorats honoris causa de l'Université de Copenhague.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie Ton Hjort (ed.): Til minne om mor og far. Johanne og Didrik Arup Seip, Blommenholm 1984. Jean Tuneld: Didrik Arup Seip – en bibliografi. Utg. av Bymålslaget, Norske Samlaget, Oslo 1981..
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