Chapitres tournés en tous sens est un recueil de trois pièces pour piano d'Erik Satie, composé en 1913.
Présentation Chapitres tournés en tous sens est composé par Satie en août et . selon Guy Sacre, le cahier est créé par le pianiste Ricardo Viñes à la salle Érard le , au cours d'un concert de la Société musicale indépendante.
La partition est publiée en 1913 par Eugène Demets.
Structure La suite, d'une durée moyenne d'exécution de cinq minutes environ, comprend trois mouvements :
Celle qui parle trop — Vif, dédié à Robert Manuel Le porteur de grosses pierres — Très lent, dédié à Fernand Dreyfus Regrets des enfermés (Jonas et Latude) — Soyez modéré, dédié à Claude Debussy (Emma Bardac)
Analyse De façon générale, Adélaïde de Place constate que le recueil . À l'image de nombreuses œuvres de la période humoristique de Satie, les barres de mesure disparaissent de la partition.
Dans la première pièce, Celle qui parle trop, la femme qui parle trop s'exprime sur un tandis que son mari, qui répond peu, , décrypte pour nous la musicologue. Guy Sacre souligne que ce mouvement perpétuel de triolets change un peu des , et apprécie cette . vignette|Première page du manuscrit autographe du Porteur de grosses pierres (deuxième pièce du recueil). En exergue de la deuxième pièce, Le porteur de grosses pierres, sont placés ces mots de Satie :
Le mouvement figure une marche déséquilibrée, où des points d'orgue s'invitent régulièrement au milieu du flot de doubles croches, exprimant toute la difficulté du porteur face à la lourdeur des pierres transportées. Dans la pièce, une citation de l'opéra-comique Rip de Planquette se fait entendre, et au dernier accord, très dissonant dans son empilement de toutes les notes de la gamme par tons, la grosse pierre tombe, tordant . Vladimir Jankélévitch commente cette pièce et cette indication : . vignette|Première page du manuscrit autographe de Regrets des enfermés (troisième pièce du recueil). Dans le troisième et dernier morceau, Regrets des enfermés, la plus réussie des trois pièces de l'ensemble selon Adélaïde de Place, ce sont les airs de Nous n'irons plus au bois et d'Une souris verte qui font d'ironiques apparitions.
Discographie Mon ami Satie, « une heure d'humour en compagnie de Claude Piéplu » (récitant), Jean-Pierre Armengaud (piano), Harmonia Mundi, Mandala, MAN 4879, 1991. Tout Satie ! Erik Satie Complete Edition, CD 4, Aldo Ciccolini (piano), Erato 0825646047963, 2015. Satie : Gymnopédies - A Selection of Piano Pieces, Klara Körmendi (piano), Naxos 8.550305, 2001. Erik Satie Piano Music, Håkon Austbø (piano), Brilliant Classics 99384, 1999.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie Ouvrages généraux .
. . Monographie .
Liens externes
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