« Vote Leave » est la plus importante organisation politique créée au Royaume-Uni (en octobre 2015) pour soutenir les votes en faveur du Brexit lors d’un Référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne..

Le , dans le cadre d'une campagne multipartite, cette organisation a été désignée par la Commission électorale du Royaume-Uni comme l’organisation officielle de campagne en faveur de la sortie de l'Union européenne lors du référendum..

Les fondateurs de Vote Leave sont deux stratèges politiques : Matthew Elliott et Dominic Cummings. Ils ont associé des députés du Parti conservateur, du Parti travailliste et un unique député de l’UKIP (Douglas Carswell), ainsi que de l'eurodéputé Daniel Hannan et de son homologue conservateur et climatosceptique Lord Lawson. La députée travailliste Gisela Stuart a coprésidé et coorganisé puis présidé la campagne avec le député conservateurs Michael Gove.. Le maire sortant de Londres Boris Johnson est rapidement devenu figure de proue de la campagne de Vote Leave. Des directeurs de vote, dont Douglas Carswell, Michael Gove, Bernard Jenkin et Anne-Marie Trevelyan, étaient tous membres de l'influent Groupe de recherche européen (doté en ressources par l'IPSA ; l'IPSA est l'Independent Parliamentary Standards Authority (IPSA), une autorité indépendante crée par la loi de 2009 sur les normes parlementaires, en grande partie pour répondre au scandale des dépenses parlementaires de 2009). Tout au long de la campagne référendaire, Vote Leave a coopéré avec les trois groupes de campagnes eurosceptiques et pro-Brexit de Labour Leave, du parti des conservateurs pour la Grande-Bretagne (Conservatives for Britain) et le parti des affaires pour la Grande-Bretagne (Business for Britain).. Au référendum (du jeudi ), la majorité des votants ont opté pour le Brexit (51,9% des voix) et en , un parti dénommé « Reform Britain » a été créé pour succéder à « Vote Leave ».

Le et les jours suivants, « Vote Leave » et son organisation rivale, « Britain Stronger in Europe », ont été critiqués par de nombreux médias et universitaires pour une campagne qualifiée de "désastreuse" par l' Electoral Reform Society, en raison de manque grave d'informations appropriées données au grand public, voire de désinformations. Le , « Vote Leave" a été condamné à une amende de pour infraction aux lois électorales (plafond de dépense dépassé). Et une enquête a été ouverte par police pour d’éventuelles autres illégalités. ; et il est apparu que dans le cadre du scandale Facebook-Cambridge Analytica, de nombreux votes ont été influencés, via les réseaux sociaux, par des messages ciblés, construits sur la base de profils psychologiques, selon des techniques inspirées de la guerre psychologique. Les messages étaient créés par la société canadienne AggregateIQ, sur la base de millions de données personnelle volée par Cambridge Analytica dans les comptes d’utilisateurs de Facebook.

Sens de l'expression Vote Leave En anglais, Vote Leave et une expression à double sens évoquant à la fois la notion de « permission de voter » et l’injonction « votez le départ » (…de l’Union Européenne).

Histoire thumb|Boris Johnson a été une figure-clé de la campagne de « Vote Leave » thumb|Une affiche de "Vote Leave" à Omagh, disant thumb|Exemple de matériel de campagne de Vote Leave

Le avec le soutien de députés, dont la députée travailliste Kate Hoey et le député de l’UKIP, Douglas Carswell, et de partisans du monde des affaires, dont le fondateur de la société financière CMC Markets, Peter Cruddas, l'entrepreneur Luke Johnson et l'homme d'affaires John Mills (le plus grand donateur individuel du parti travailliste...., Matthew Elliott, fondateur et ancien PDG du groupe de pression TaxPayers' Alliance (TPA) et Big Brother Watch, qui fut aussi le directeur de la campagne NOtoAV réussie en 2011, a été annoncé comme directeur général du parti « Vote Leave ». Mais c’est le député Boris Johnson qui en est rapidement devenu le leader.

Le , Vote Leave a appelé le British Polling Council (association de sociétés d'études de marché dont les sondages d'opinion sont régulièrement publiés ou diffusés dans les médias du Royaume-Uni) à enquêter sur de supposées « violations graves » des règles du Conseil par l'organisme de vote YouGov dans une enquête menée en 2013 pour la Confederation of British Industry(CBI). Un sondage semblait indiquer que huit entreprises sur 10 soutenaient le maintien de l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'UE. Selon Leave ce sondage était basé sur un échantillonnage biaisé, qui a "induit le public en erreur sur les opinions des entreprises britanniques sur l'UE durant près de deux ans"... La réponse officielle du « British Polling Council » a conclu que YouGov n'avait "pas fourni une explication adéquate des procédures d'échantillonnage utilisées pour le sondage" lors de la publication de l'enquête.. Vote Leave a décrit la CBI comme . et a publié des données pouvant laisser supposer que la CBI avait reçu plus d'un million de livres sterling de financement de l'UE durant les six années précédentes..

En novembre, à la suite d'une enquête de la Chambre des Lords sur la relation entre l'adhésion à l'UE et la science britannique, « Vote Leave » a soumis un avis selon lequel la recherche scientifique anglaise devrait remplacer l'adhésion à l'UE par une priorité fondamentale donnée à la recherche dans la politique nationale.. Selon Vote Leave () les coûts de l'adhésion à l'UE dépassent pour le Royaume-Uni les avantages du marché unique de l'UE, comme indiqué dans les propres chiffres de la Commission européenne...

Leaders et thèmes de campagne « Vote Leave » Le , Vote Leave annonce que l'ancien chancelier (conservateur) de l'Échiquier, Lord Lawson remplacerait (par intérim), le président du Conseil des votes. Lord Forsyth (ancien secrétaire d'État pour l'Écosse), est aussi nommé au Conseil à cette époque...

Le , à la suite de l'annonce par David Cameron de la tenue du référendum sur l'UE le , cinq ministres du Cabinet ont publiquement déclaré leur soutien à « Vote Leave »: Michael Gove, Lord Chancellor and Justice Secretary, Chris Grayling, Leader of the House of Commons, Iain Duncan Smith, le secrétaire d'État au Travail et aux Pensions, John Whittingdale, le secrétaire à la Culture, Theresa Villiers, la secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord, et le ministre participant au cabinet Priti Patel, le ministre d'État à l'Emploi....

Le lendemain (), le maire de Londres de l'époque, Boris Johnson annonce soutenir la campagne anti-Brexit de Vote Leave.., et il s'y impliquera de plus en plus jusqu'au référendum.

Le , Vote Leave présente sa « feuille de route » et définit selon Vote Leave, ce qui se passera si la Grande-Bretagne quittait l'UE..

Ce plan de campagne suggère aussi divers projets de lois pour : supprimer la TVA (qui est de 5%) sur les dépenses d'énergie des ménages ; réduire le droit d'asile et augmenter le contrôle de l'immigration, mettre fin au droit automatique des citoyens de l'UE d'entrer en Grande-Bretagne ; augmenter le budget du National Health Service (de 100 millions de livres supplémentaires par semaine, ce qui sera possible selon Vote Leave grâce aux économies faites en ne finançant plus le budget de l'Union Européenne) ; sortir du droit européen et des traités européens en abrogeant la Loi de 1972 sur les Communautés européennes. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) n'aura plus de compétences au Royaume-Uni, ce qui permettra d'augmenter le libre-échange ; de commencer à négocier ses propres accords avec les pays tiers, et de cesser de contribuer au budget de l'UE.

Comité de la campagne Vote Leave Le , le « Vote Leave Campaign Committee » a été présenté au public. Cette annonce a coïncidé avec la nomination de la députée travailliste Gisela Stuart comme nouvelle présidente de Vote Leave (elle remplace alors Lord Lawson). Elle est assistée de Gisela Stuart et de Michael Gove comme co-organisateurs du comité

Ce Comité est l'organe directeur de la principale campagne pro-Bexit, la référence politique en termes de sortie de l’Union Européenne pour le public anglais.

Le comité se réunissait chaque semaine pour définir ou réorienter la stratégie de campagne de Vote Leave..

Membres Les membres de ce comité de campagne pour le Brexit étaient : Michael Gove (co-organisateur), député conservateur pour le Surrey Heath, Lord grand chancelier (équivalent anglais d'un et garde des sceaux et d'un Secrétaire d'État à la Justice, dirigeant le ministère de la Justice ; Gisela Stuart (Co-organisatrice), membre du Parti travailliste, élue par la circonscription de Birmingham Edgbaston ; Matthew Elliott (directeur général). Ce consultant en Marketing politique était (en 2016) considéré comme l’un des lobbyistes et activistes politiques les plus influents du pays auprès du Parlement., ayant conseillé plusieurs grandes campagnes politiques et proches de la Russie. directeur général de la TaxPayers 'Alliance en 2004, Big Brother Watch and Business for Britain. En 2012, il est membre fondateur des « Amis conservateurs de la Russie » (certains commentateurs ont estimé que par lui, la Russie tirait les ficelles du Brexit.. Selon lui, il .. Il a dirigé la campagne réussie de NOtoAV pour le référendum de 2011 ; Dominic Cummings (Directeur de campagne), ancien conseiller du gouvernement. ; Boris Johnson, Député conservateur pour la circonscription d’Uxbridge and South Ruislip, et ancien Maire de Londres ; Steve Baker, parlementaire conservateur pour la circonscription de Wycombe, ancien militaire et consultant en informatique, devenu coprésident en de Conservative for Britain, une organisation composée de députés eurosceptiques et de militants., président du Groupe de recherche européen (ERG) de 2016 à 2018 ; Douglas Carswell, membre de l’UKIP (parti, d'inspiration nationaliste, anti-européen., régulièrement accusé de dérives racistes et islamophobes..) ; Douglas Carswell en est parlementaire élu dans la circonscription de Clacton ; Ian Davidson, ancien parlementaire du Parti travailliste (Royaume-Uni) (Labour) pour la circonscription de Glasgow South West, ancien assistant de Janey Buchan quand elle était députée européenne ; Nigel Dodds, avocat, député leader du Parti unioniste démocrate d’Irlande du Nord, pour la circonscription de Belfast North ; Iain Duncan Smith, parlementaire conservateur pour la circonscription de Chingford and Woodford Green ; Frank Field, parlementaire du parti du Parti travailliste (Royaume-Uni) pour la circonscription de Birkenhead, ancien Ministre de la réforme du bien-être (1997-1998) sous le 1er Gouvernement de Tony Blair ; Michael Forsyth (Lord), financier et ancien parlementaire conservateur pour la circonscription de Stirling et ancien que Secrétaire d'État pour l'Écosse dans le cabinet de John Major de 1995 à 1997 ; Liam Fox, parlementaire conservateur pour le North Somerset, ancien Secrétaire d'État à la Défense Chris Grayling, élu Conservateur pour la circonscription d’Epsom and Ewell, Leader de la Chambre des communes ; Daniel Hannan, Conservateur (et député européen europhobe), représentant de la circonscription South East England, président-fondateur de l’« Initiative for Free Trade », Think tank et groupe de pression présentant le Brexit comme une opportunité pour revitaliser le système traditionnel du commerce mondial.. The Guardian l’a présenté en 2018 comme . ; Paul Keetch (décédé le ) était un homme politique et lobbyiste, ancien centriste (libéral-démocrate qui fut député (de 1997 à 2010) pour la circonscription de Hereford ; Nigel Lawson (Lord), ancien député conservateur pour la circonscription de Blaby et chancelier de l'Échiquier, c’est-à-dire ministre du gouvernement du Royaume-Uni chargé des finances et du trésor, à la tête du Trésor de Sa Majesté, un poste de plus en plus considéré comme le plus important après celui de 1er ministre ;