Frédéric (en latin Fridericus), probablement mort vers 1073, est un évêque de Genève du . Il est placé au rang, du catalogue de la liste de la Bible de Saint-Pierre..
Biographie Origines Les origines de Frédéric (en latin Fridericus) sont incertaines. Toutefois, il semble être originaire de l'archidiocèse de Besançon, dont il est archidiacre ().
Il pourrait appartenir à une famille noble, non identifiée, vassale du comte de Bourgogne, , peut-être originaire de Haute-Bourgogne. L'historien Besson () avançait, sans preuves, qu'il pouvait appartenir à la famille comtale de Genève.
Cette origine du comté de Bourgogne repose notamment sur des droits, hérités de son père, concernant la « villa » de Franey, dans l'actuel département du Doubs.
Épiscopat La durée exacte de son épiscopat n'est pas connue avec certitude, il est toutefois mentionné au cours de la période s'étalant de l'année 1030 à l'année 1073. Il est qualifié d'évêque réformateur. Il est témoin de la fin du règne de Rodolphe III (), roi des Deux Bourgognes (Bourgogne transjurane et Bourgogne cisjurane), et du conflit pour sa succession. Il est considéré comme un proche de l'archevêque de Besançon, Hugues de Salins, ainsi que du pape Léon IX.
Il se montre favorable à l'intégration de la Bourgogne à l'Empire, comme le confirmera la seconde acclamation du nouveau roi à Genève en 1034 (voir ci-après).
La première mention comme évêque correspond à la charte de fondation de l'abbaye de Talloires, dans le comté de Genève, placée entre et .
Le , est recouronné roi des Deux-Bourgognes, dans la cathédrale de Genève.
Frédéric est mentionné comme archidiacre de Besançon en 1041. Il est d'ailleurs présent à Besançon, le , lors de la donation d'Hugues de Salins, archevêque de Besançon, en faveur de la collégiale Saint-Paul.
Il participe au concile de Rome, en avril-, au cours duquel les idées du théologien Bérenger de Tours sont qualifiées d'hérésie, ce qui amène à sa condamnation.
Entre septembre et , il accompagne le pape Léon IX lors de la restauration de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, ainsi qu'à Romainmôtier et à Besançon.
Il fait plusieurs donations entre la fin 1072 et le début de l'année suivante. Il donne à l'abbaye de Cluny, par l'intermédiaire d'Algodus, son avocat, des biens situés in villa monte Tauriaco, dans l'évêché de Besançon, fin 1072-1073 (probablement Monthury, près de la commune de Servance).. Il fait une autre donation en faveur du monastère de Romainmôtier, au cours de cette même période. L'acte est accompagné d'une lettre adressée au comte de Bourgogne pour qu'il garantisse la donation de l'évêque.
Mort et testament Selon le catalogue de Saint-Pierre, Frédéric serait mort un , à la suite d'un épiscopat de 37 ans. Sa mort est placée vers 1073.
Il lègue sa bibliothèque, constituée de , au chapitre cathédral de Genève, dont le catalogue est conservé depuis à la Bibliothèque publique et universitaire de Genève.
Références
Voir aussi Bibliographie . . . .
Articles connexes Évêché de Genève Comté de Genève Histoire de Genève Histoire de la Savoie
Liens externes
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