vignette|Lecture du poème.
Ophélie est un poème d'Arthur Rimbaud écrit en .
Le manuscrit autographe, non daté, est conservé à la British Library. Il fait partie des poèmes remis à Paul Demeny et donc de ce qui est appelé le Cahier de Douai.
Le poème figure, dans un texte un peu différent, dans la lettre adressée par Rimbaud le à Théodore de Banville. Il existe un autre autographe, qui appartint à Georges Izambard.
Ce poème fait référence au personnage shakespearien Ophélie, héroïne d'Hamlet, amoureuse désespérée et délaissée qui finira par se noyer, après être tombée dans la folie. Mais il semble aussi dépeindre le tableau du même nom du peintre britannique préraphaélite John Everett Millais.
Ophélie a été publié pour la première fois dans Reliquaire, poésies, L. Genonceaux, 1891.
Texte et variantes Le texte est connu par trois autographes : le poème fait partie des trois poèmes joints par Arthur Rimbaud à sa lettre à Théodore de Banville du , il se trouve également dans un manuscrit remis à Georges Izambard. L'autographe du recueil Demeny correspond au troisième et dernier état du texte. Une des variantes principales du texte final se trouve au vers 32 : Rimbaud a remplacé le verbe « égara » (repris mais rayé sur le manuscrit) par « effara », un terme du vocabulaire hugolien.
Genèse et inspirations
Selon le témoignage de Georges Izambard, qui fut le professeur de rhétorique d'Arthur Rimbaud au collège de Charleville à partir de , Ophélie est le premier d'une série de poèmes que Rimbaud lui a montrée, après la classe, pour obtenir des commentaires. Ce poème aurait été l'adaptation en français d'un sujet de vers latins donné en cours.
vignette|Eugène Delacroix, La Mort d'Ophélie, 1844 Ophélie est un personnage d'Hamlet, célèbre drame de Shakespeare. Alors qu'elle n'est qu'un personnage secondaire de l’œuvre originale, elle devient au en France, une figure mythique. Elle suscite l'intérêt des romantiques dès le début du siècle : soit qu'on lui confère comme dans la réécriture d'Alexandre Dumas et Paul Meurice en 1847, la dimension d'une héroïne tragique, soit qu'on voit en elle une représentation du mal de vivre, une incarnation de la rêveuse solitaire et incomprise en butte à un monde hostile, comme chez George Sand, Alfred de Musset et Victor Hugo. Si, chez les romantiques, au début du siècle, les représentations d'Ophélie s'inscrivent toujours en référence à la pièce de Shakespeare, Ophélie .
Références
Voir aussi
Articles connexes Poésies (Rimbaud)
Bibliographie
Catégorie:Poème du recueil Demeny Catégorie:1870 en littérature