(ACC) est une coentreprise franco-allemande, créée en 2020 par le groupe PSA (devenu Stellantis) et Total (devenu TotalEnergies), rejoints en 2021 par Mercedes-Benz.
La société produit une nouvelle génération de batteries solides lithium-ion pour équiper quatre plateformes avec des autonomies variables : pour les , B et C (citadines et compactes), pour les et D (compactes et familiales) et pour les et E (familiales et routières) ainsi que les utilitaires. Ces batteries pourront être couplées avec trois différents modèles de moteurs : l'EDM1 (, soit ), l'EDM2 (125 à , soit 170 à ) et l'EDM3 (150 à , soit 204 à )..
L'entreprise a ouvert l'usine pilote de batteries pour voitures électriques de Nersac en 2020, pour tester et perfectionner ses processus de production, avant de lancer la construction d'une giga-usine à Billy-Berclau et Douvrin, ouverte le . Le groupe a aussi ouvert un centre de recherche opérationnel mi-2021 à Bruges, près de Bordeaux. D'autres projets de giga-usines sont considérés.
Histoire Le projet d'une usine de batterie est soumis au débat public par la Commission nationale du débat public (CNDP) du au .
Le , le groupe PSA, Opel et la filiale de Total, Saft, signent un accord afin de créer la coentreprise Automotive Cells Company, dans le but de fabriquer à partir de 2023 des batteries d'accumulateurs pour véhicule électrique en Europe.....
Outre l'usine pilote de Nersac, une usine de batteries d'accumulateurs est construite sur les communes de Billy-Berclau et de Douvrin, avec également un centre de recherche basé à Bruges, permettant la création de ..
En , Mercedes-Benz rejoint le projet, devenant actionnaire à part égale avec Stellantis et TotalEnergies.
Le , l'usine de Douvrin est inaugurée. ACC prévoit que la production devrait réellement débuter en septembre-octobre, et que les premières batteries « fabriquées en France » devraient équiper les premières voitures de Stellantis en .
Les projets d'ouvertures d'usines, à Kaiserslautern en Allemagne, suivie du site italien de Termoli, sont envisagésACC, « l'Airbus de la batterie », va tisser sa toile en Europe, Les Échos, 30 mai 2023..
En , pour aider ACC à financer les quelque cinq milliards d'investissements des deux usines de Douvrin et Kaiserslautern, le montant des subventions accordées correspond à de fonds publics. Deux tiers sont apportés par la France et le reste l'est par l’Allemagne.. Les constructeurs automobiles annoncent aussi vouloir augmenter leurs participations, Stellantis et Mercedes-Benz comptant au capital d'ici à fin , atteignant respectivement 45 % et 30, la part de Saft, la filiale de TotalEnergies, devenant mécaniquement diluée à 25 %..
En 2024, le marché s'orientant vers la technologie d'accumulateur lithium-fer-phosphate, les projets d'usine en Allemagne et en Italie sont suspendus.
Giga-usines Usine de Douvrin/Billy-Berclau
Elle est située dans l'ex-bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur le territoire des communes de Douvrin et de Billy-Berclau, sur un site industriel autrefois occupé par la Française de mécanique, filiale de Stellantis. L'usine est classée « Seveso seuil bas ». Une demande de dérogation au titre de l'article L.411-2 du code de l'environnement est déposéeavis délibéré de la MRAe..
La première tranche de l'usine de Douvrin/Billy-Berclau, inaugurée le , correspond à un investissement de d’euros. de travaux ont été nécessaires pour construire et équiper les d'atelier. La capacité de production de cette tranche correspond à la production de de batterie par jour, soit de quoi équiper électriques chaque année.. Chaque tranche, ou bloc, correspond à une capacité de production de .. La montée en puissance de la production devrait durer jusqu'à fin 2024. À horizon 2030, trois blocs de production devraient être capables d'équiper à batterie, un quatrième étant envisageable. En fin 2023, les premières batteries sortent de l’usine., conformément au planning annoncé. Pour l'année 2024, la production n’équipera que , ce qui est « très en deçà [des] objectifs ».
Projets abandonnés de Kaiserslautern et de Termoli Les usines de Kaiserslautern et de Termoli devaient reprendre le concept modulaire démarré à Douvrin, avec une capacité identique, soit quatre tranches d'une capacité unitaire de .
L'investissement prévu pour l'usine italienne est estimé à plus de deux milliards d'euros, dont au moins doivent venir des fonds publics du plan de relance post-COVID de l'Union européenne. Mais, en 2024, la stagnation du marché des véhicules électriques convainc ACC à reconsidérer la technologie des accumulateurs NMC, pour revenir au lithium-fer-phosphate, moins performant mais plus économique.. Le , le gouvernement italien constatant les hésitations d'ACC et la mise en sommeil du projet italien, décide de réallouer les subventions décidées.
Le , Stellantis annonce que l'usine de Termoli fabriquera la transmission électrifiée eDCT, en complément des sites de Metz et de Mirafiori. Reprenant la déclaration du PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné, , les commentateurs y voient la confirmation de l'abandon du projet de Gigafactory à Termoli. Le syndicat italien des métallurgistes, l'UILM indique, le : « La direction d'ACC nous a confirmé ce matin ce que nous redoutions depuis longtemps: le projet d'ACC de construire une gigafactory à Termoli a été définitivement abandonné, tout comme celui en Allemagne. ».
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Gigafactory
Liens externes
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