Le Moqueur amoureux est le septième roman de Sophie Nichault de la Valette, dame Lottier puis Gay, publié en 1830. L’intrigue a pour cadre la haute société parisienne de la restauration. Il est aussi vu comme un roman à clé mettant en scène la duchesse de Berry.

Résumé Sophie Gay donne une galerie très-piquante de portraits et d’esquisses du monde de la restauration (titres de noblesses, cancans, intrigues et bals de cours). Le moqueur, comte Albéric de Varèze, jusque-là militaire et volage s’éprend de la duchesse de Lisieux, jeune veuve qui revient à Paris et dans le monde. Le moqueur amoureux donc, rend service à la famille de Mathilde, en permettant le mariage d’une fille de banquier dotée et d’un cousin sans le sous. Mais Albéric a, par ses moqueries, réussit à se faire partout des ennemis. Pour la duchesse, la tyrannie de la réputation et de sa famille, qui veut favoriser son remariage avec un grand de France, lui inspire la prudence, au détriment de son penchant pour Albéric. Mais, lorsque la maladie le ravit presque et qu’elle est rassurée sur sa nature véritable, leur rapprochement est alors possible.

Personnages vignette|alt=portrait en buste|Portrait d’une jeune femme, coiffure en coques et fraise autour du cou, vers 1830|droite Albéric, comte de Varèze, moqueur débridé, dévoile les ridicules de ses contemporains Mathilde, duchesse de Lisieux, veuve de 25 ans Léontine, dont le mariage est rompu et le marquis d’Herbas, père de Léontine M. de Marigny, dont le mariage avec Léontine a raté. M. de Sétival, commère du grand monde. Rosalie, femme de chambre de la duchesse de Lisieux Isidore, ami d’enfance de Léontine, accusé de la séparation, fils du marquis d’Erneville, neveu par alliance de la duchesse maréchal de Lovano, ami de la duchesse de Lisieux, il ne manque pas de se moquer de la conduite de la duchesse Mme de Méran, vicomtesse, cousine de la duchesse, flanquée d’un mari M. de Lormier, gourmant, dont la conversation se réduit à "répéter ce qu’il avait lu, entendu et dit depuis qu’il était au monde" Mme d’Ostange, parisienne, femme d’esprit, heureuse de sa cinquantaine, joueuse de whist et tante de la duchesse Maurice, colonel Andermont, ami d’Albéric, amoureux non déclaré de la duchesse Thérésia, petite fille de la baronne d’Ostange miss Eveland, jeune anglaise, amoureuse d’Albéric mademoiselle Ribet, fille richement dotée d’une famille vulgaire famille d’Erneville, pourvue d’un neveu, le comte Rodolphe (cousin d’Isidore), sans le sous à marier M. Ribet, banquier, pourvu d’une fille à marier, d’une grande fortune et du ridicule de vouloir un nom pour sa descendance. madame de Cérolle, madame de Voldec, madame de Rennecourt

Réception C’est d’après Le Correspondant, un roman fashionable, « un livre que vous prenez un soir quand ne sachant que faire, n’étant ni gai ni triste, l’envie vous vient en même temps de rester chez vous pour être tranquille, et d’aller dans le monde pour vous distraire. Vous voilà au coin de votre feu et à la clarté de votre lampe, établi dans un salon où vous voyez passer sous vos yeux des figures gracieuses, spirituelles, graves, ridicules, du toute sorte, et où vous parlez à qui bon vous semble.

L’ouvrage est semé « d’observations fines, de pensées délicates et bien dites »Frédéric Godefroy, Histoire de la littérature française depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours, page 159..

Éditions Le Moqueur amoureux, Paris, Levavasseur, 1830, 2 vol. Le Moqueur amoureux, Meline, Cans et Comp., 1838. Le Moqueur amoureux, Paris, Michel-Lévy frères, 1871.

Notes et références

Notes

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