Le de chasseurs alpins — Bataillon de la Garde — est une unité militaire de l'infanterie alpine française (chasseurs alpins) , puis de l'infanterie mécanisée, qui participa notamment aux deux conflits mondiaux ; créée en 1871, elle est dissoute en 1991.
Création et différentes dénominations 1854 : création du bataillon de chasseurs à pied de la Garde. 1871 : renommé de chasseurs à pied (), avec l'avènement de la Troisième République. 1889 : devient officiellement le alpin de chasseurs à piedPar la loi du , publiée au Journal officiel du . (). 1916 : devient le de chasseurs alpins. 1940 : dissolution du bataillon. 1940 : nouvelle création du dans le cadre de l’armée d'armistice. 1942 : dissolution, à la suite de l'occupation de la zone libre. 1944 : recréation comme de chasseurs à pied. 1956 : renommé de chasseurs portés. : renommé de chasseurs portés. : renommé de chasseurs mécanisés. : renommé de chasseurs. : dissolution du bataillon. 1993 : devient le CIECM – Les traditions sont reprises par le centre d'instruction et d'entraînement au combat en montagne de Barcelonnette en , qui devient le de chasseurs alpins. Le CIECM est dissous en .. 2008 : dissolution.
Historique des garnisons, campagnes et batailles Second Empire .
De 1871 à 1914 vignette|Clairon du en 1891. vignette|Rassemblement du bataillon, filmé en 1897. Le , le arrive à Villefranche-sur-Mer, ville qui restera son lieu de garnison principal jusqu'à la Grande Guerre. En 1897, une série de courts-métrages sont tournés avec le cinématographe Lumière par un opérateur inconnu, et montrent les entraînements de deux bataillons (le et bataillon).
Première Guerre mondiale
Rattachements successifs d'infanterie d'août à . d'infanterie de à . d'infanterie de à .
1914 vignette|Le chasseur Léo Coti du pendant la guerre. En garnison à Villefranche d'infanterie – d'armée. Offensive Armée en Lorraine : Dieuze : Bataille de Morhange : Dieuze Victoires de Lorraine : Xermamenil : Lamath Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : : Bois de Forges Belgique : Novembre-décembre : Ypres
1915 De février à juillet il participe à la bataille du Reichackerkopf. Juin-octobre : opération à la bataille du Linge : enlèvement des sommets d'Alsace. Vers le , combats violents au Reichackerkopf. Le chef de corps, le commandant Joseph Nicolas, est tué le 21.
1916 Bataille de la Somme : Route Cléry-Maurepas ; Juillet-septembre : Cléry ; : Sailly-Saillisel.
1917 vignette|Chasseurs du (au centre), autour du drapeau des chasseurs le . : Bataille du Chemin des Dames : Bataille de la Malmaison
1918 Somme : : Bois des Brouettes, le Gros Hêtre, Castel ; : Bois en Z ; Morisel. Picardie : : Moreuil Aisne : Plateau de Moisy ; Mont des Singes.
Entre-deux-guerres Campagne en Pologne en Haute-Silésie (1919-1920) En garnison à Villefranche-sur-Mer, il forme, à partir du , la de chasseurs alpins () avec le de Nice et le de Menton. La constitue, avec le d'infanterie alpine, la d'infanterie de la d'infanterie.
Les trois bataillons de la demi-brigade participent à l'occupation de la Ruhr de mai à . En septembre, le part avec le au Maroc pour la guerre du Rif, jusqu'en .
Seconde Guerre mondiale Après la mobilisation de 1939, le fait toujours partie de la de la d'infanterie alpine, avec le et le . Ils rejoignent la Lorraine en . Fin et en juin, les bataillons sont engagés sur l'Oise et sur la Somme au cœur de la Bataille de France. La plupart de l'unité est capturée le près de Lamotte-Beuvron. De 1940 au , armée d'armistice en garnison à Hyères dans le Var avec le . Peu avant l'invasion allemande du camp retranché de Toulon, un plan d'évasion du sur l'AFN est élaboré avec la marine. L'arrivée des troupes italo-allemandes met fin à ce rêve… Recréé comme , participe à la libération du col de Larche (frontière franco-italienne vallée de l'Ubaye), Occupation du Val Stura en territoire italien, du au .
De 1945 à nos jours Occupation de l'Allemagne : Le le bataillon est intégré à la et rejoint l'Allemagne. Il s'installe à Landau in der Pfalz du au , date à laquelle il se déplace vers Kaiserslautern où il prend ses quartiers jusqu'en . Il déménage du 11 au et s'installe à Bad Bergzabern jusqu'à la fin .À partir du , il est à Tübingen, Quartier Maud'huy, unité d'infanterie de la blindéePC à Tübingen, deux régiments de cavalerie : (Reutlingen) et (Tübingen), un régiment d'artillerie : d'artillerie blindé (Reutlingen), un régiment d'infanterie : de chasseurs portés (Tübingen), élément de la (PC à Fribourg-en-Brisgau) et enfin à nouveau au sein de la . Il prend les Quartiers occupés jusqu'alors par le de Chasseurs Portés. Le bataillon est dissous le . En , le Centre d’instruction et d’entraînement au combat en montagne (CIECM) se voit confier les traditions du bataillon de chasseurs à pied de la Garde impériale / (alpin puis mécanisé) et prend l'appellation de « Centre d’instruction et d’entraînement au combat en montagne – de chasseurs alpins ». En , le CIECM perd sa double appellation mais conserve néanmoins les traditions et le patrimoine du et s'attache à perpétuer l'esprit « Chasseur ». En , dissolution du CIECM.
Traditions Insigne Le a eu quatre insignes : Le coq en cor ; un écusson – rassemblant le marabout, la légion d'honneur, le bâton de maréchal (Pétain), l'aigle – dans le cor ; L'aigle impériale – tenant dans ses serres le Drapeau autrichien pris à Solférino – dans le cor ; À nouveau le coq en cor.
Devise « Bataillon de la Garde »
Drapeau
Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau. Il n'existe qu'un seul drapeau pour tous les bataillons de chasseurs à pied et de chasseurs alpins, lequel passe d'un bataillon à un autre durant la campagne 1914-1918. En revanche chaque bataillon possède son propre fanion. Toutefois, alors que tous les bataillons de chasseurs à pied ont un fanion bleu et jonquille, le , héritier du bataillon de chasseurs à pied de la Garde impériale de Napoléon III, a un fanion vert et jonquille.
Décorations
Il est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes (quatre citations à l'ordre de l'armée) puis deux étoiles de vermeil (deux citations à l'ordre du corps d'armée) et deux étoiles d'argent (deux citations à l'ordre de la division).
Il reçoit la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire le .
Il est décoré de la Légion d'Honneur Empire, rappel de la LH décernée au drapeau du Bataillon de la Garde après le fait d'armes à Solférino, autorisation de port du MinDef dans les années 80 (cf lettre du ministère dans les archives du 24).
Chant Refrain du bataillon : "Tout le long du bois j'ai baisé Jeannette, Tout le long du bois j'l'ai baisée trois fois !". Chefs de corps
1870-1875 : chef de bataillon Hermieu 1875-1880 : chef de bataillon Lucas 1880-1882 : chef de bataillon Caze 1882-1890 : chef de bataillon de Battisti 1890-1892 : chef de bataillon Didier 1892-1904 : chef de bataillon Rostand 1905-1908 : chef de bataillon Trouchaud 1908-1914 : chef de bataillon Papillon-Bonnot 1914 : chef de bataillon Nicolas 1915 : commandant Dauvergne 1916 : commandant Meilhan 1916 : commandant De Castex (tué le 23/10/17) 1917 : chef de bataillon Jullien 1918 : chef de bataillon Mellier 1918 : commandant Raoult 1922 à 1927 : chef de bataillon Petitpas 1927 à 1928 : chef de bataillon Bosson 1928 à 1930 : chef de bataillon Béthouart 1930 à 1932 : chef de bataillon Debeney 1932 à 1934 : chef de bataillon Georges Loustaunau-Lacau 1934 à ???? : chef de bataillon Buot de l'Epine ???? à 1940 : chef de bataillon Montvignier-Monnet 1940 à 1941 : chef de bataillon Valo 1940 à 1940 : chef de bataillon Curet (intérim pendant la captivité de Valo d'août à décembre) 1940 à 1940 : chef de bataillon Guillevic Jean-Louis (intérim pendant la captivité de Valo d'août à décembre) 1941 à 1942 : chef de bataillon Moillard 1944 à 1946 : commandant Marey 1946 à 1947 : commandant Dalstein 1947 à 1948 : commandant Robbe 1948 à 1950 : lieutenant-colonel Semon 1950 à 1952 : lieutenant-colonel Berthe de Pommery 1952 à 1954 : lieutenant-colonel de Pianelli 1954 à 1956 : colonel Gérard Lecointe 1956 à 1958 : chef de bataillon Le Henry 1958 à 1961 : lieutenant-colonel Ferre 1961 à 1963 : colonel Jacquin 1963 à 1965 : colonel Favereau 1965 à 1967 : colonel Georges Galzy 1967 à 1969 : colonel Marcel Bilhou Nabera 1969 à 1971 : colonel Houitte de la Chesnais 1971 à 1973 : Lt-Colonel puis Colonel Boursier 1973 à 1975 : colonel Fennebresque, 1975 à 1977 : colonel Guy Morhain 1977 à 1979 : colonel Bernard Gillis 1979 à 1981 : colonel Max Berthier 1981 à 1983 : colonel Guy Doly 1983 à 1985 : colonel René Andrieu 1985 à 1987 : colonel Pierre Coursier 1987 à 1989 : colonel Dominique Klotchkoff 1989 à 1991 : colonel Jean-Claude Monnet CIECM - BCA 1993 à 1995 : Lieutenant-colonel Anglès-d'Auriac Philippe 1995 à 1997 : Lieutenant-colonel Auzias 1997 à 1999 : lieutenant-colonel Bruno Beth 1999 : dissolution du , mais le CIECM garde les traditions (dont le fanion) du 24, même s'il en perd l'appellation.
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au bataillon
Personnalités ayant servi au sein du bataillon Philippe Pétain (1856-1951), maréchal français, sous-lieutenant au de 1878 à 1883. Léo Coti (1894-1923), footballeur français, chasseur au en 1914-1917. Antoine Béthouart (1889-1982), général français, chef de corps du bataillon de 1928 à 1930, Compagnon de la Libération. Lucien Cambas (1916-1961), résistant français, Compagnon de la Libération. Bernard Prévost (né en 1943), préfet français, directeur-général de la Gendarmerie. Lieutenant en 1967 à Tübingen (FFA). Joseph Darnand (1897-1945), militaire et homme politique français, secrétaire général de la Milice, fusillé en .
Voir aussi
Articles connexes Chasseurs alpins Chasseur à pied Liste des unités de chasseurs à pied de l’armée française Centre d'instruction et d'entraînement au combat en montagne
Liens externes Photos et historique du sur le site Military-Photos Historique du de chasseurs sur le site de l'amicale du
Sources et bibliographie Bataillon de chasseurs durant la grande guerre Citations collectives des bataillons de chasseurs de 1914-1918 Historique du BCAP de 1914 à 1918 Michel Turpin et Albert Malloire, Le de chasseurs/bataillon de la garde impériale, paris, éditions Berger-Levrault, 1959 Collectif, Bataillon de la garde - de chasseurs, brochure éditée en 1987 par l'atelier d'impression de l'Armée de terre
Notes et références
Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1871 Catégorie:Bataillon de chasseurs alpins dissout Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1999