vignette|Philippe Buache, Carte d'une partie de l'Océan vers l'Équateur entre les costes d'Afrique et d'Amérique... Paris, 1737. Carte gravée sur cuivre (63,5 x )

Philippe Buache de Verpont est un géographe français, membre de l'Académie royale des sciences, originaire de La Neuville-au-Pont, né à Paris le où son père Claude exerce le métier de serrurier, et mort dans la même ville le donne le 27 janvier comme jour de son décès..

Biographie Excellent dessinateur, il est remarqué par l'ingénieur Robert Pitrou, futur constructeur du pont de Blois, qui lui enseigne les mathématiques et développe son goût pour les travaux graphiques..

Privé des enseignements de Pitrou, Philippe s'associe en 1716 à d'autres jeunes gens pour continuer ses études puis suit une formation d'architecte et remporte le prix de l'Académie royale d'architecture (ancêtre du prix de Rome) en 1721.. Il ne séjourne qu'un an à l'Académie de France à Rome.

Il se forme par ailleurs grâce au géographe Guillaume Delisle. Le roi vient de créer à Paris le Dépôt des plans qu'il confie au chevalier de Luynes. Celui-ci a besoin d'un adjoint pour mettre en ordre les matériaux qu'il contenait, régler les contradictions dans les informations en évaluant le degré de confiance qu'on peut leur donner, et construire les cartes marines sur l'exactitude desquelles on peut compter. Guillaume Delisle lui présente Philippe Buache alors que ce dernier a à peine 21 ans. Philippe Buache reste attaché au Dépôt des cartes pendant 17 ans.. Il établit plus de en s'aidant des conseils de Guillaume Delisle du vivant de celui-ci.

. Il présente en 1730 à l'Académie une carte du golfe du Mexique et des Amériques en corrigeant plusieurs erreurs considérables..

vignette|Philippe Buache Carte physique et profil du canal de la Manche et d'une partie de la mer du Nord dans les mémoires de l'Académie royale des sciences, 1752 augmenté en 1756.

Buache pressent que l'Angleterre n'a pas toujours été une île et que le pas de Calais a pu être un isthme. Il fait faire des relevés du fond de la Manche qui lui permettent de bâtir la première carte bathymétrique, Carte physique et profil du canal de la Manche et d'une partie de la mer du Nord où se voit l'état actuel des profondeurs de la Mer, présentée en manuscrit à l'Académie royale des sciences 1737 et publiée en 1751.

En 1739, il note la découverte du cap de la Circoncision faite par Jean-Baptiste Charles Bouvet de Lozier, sur l'île Bouvet qu'il ne peut pas atteindre à cause des blocs de glace flottants. Il en déduit que des terres importantes doivent exister dans le voisinage. Ces recherches d'une terre australe aboutissent à la découverte des îles Kerguelen en 1772. Il croit à l'existence d'un continent austral, opinion que les découvertes postérieures ont confirmée dans une certaine mesure.

En 1740 il publie une carte répertoriant les lieux où ont été observés les différences de longueur du pendule à secondes avec une table de l'augmentation de la pesanteur de l'Équateur vers les pôles d'après Newton, Bradley et Maupertuis.

L'inondation de Paris par la Sees. L'année suivante il fait deux plans hydrographiques de Paris avec une coupe du terrain entre l'Observatoire et la porte Saint-Martin. En implantant les puits avec leurs profondeurs, il montre qu'ils sont alimentés par une nappe phréatique qui descend des terres vers la Seine et que celle-ci doit refluer quand le niveau du fleuve augmente.

thumb|290px|Planisphère physique présenté à l'Académie royale des sciences en 1752 et augmenté en 1756..

En 1745, il donne une esquisse d'un travail qu'il méditait sur la structure du globe terrestre et sur l'arrangement des montagnes. À ce travail est joint une carte de l'océan Atlantique entre l'Afrique et l'Amérique avec une coupe de l'océan et les profondeurs mesurées par les sondes des navigateurs. Il présente en 1752 un mémoire intitulé Essai de géographie physique sur l'espèce de charpente du globe terrestre avec des chaînes de montagnes qui traversent les mers comme les terres, et des considérations sur les différents bassins de la mer.. Il établit la division du globe par bassins de rivières et de mers, subordonnés les uns aux autres. Ce mémoire est accueilli favorablement par l'Académie royale des sciences : « Cette façon de considérer notre globe, ouvre une nouvelle carrière à la géographie. Il est peut-être plus intéressant de connaître la direction de ces chaînes de montagne... que de reconnaître les anciennes bornes d'un pays ou d'un empire, qui n'existe plus »... « Ce système si conforme aux vues de la saine physique, est devenu en quelque sorte prophétique entre les mains de M. Buache »..

En 1751, il assiste avec Guettard aux expériences de Bertier à l'Oratoire sur l'attraction et la répulsion des corps les uns par les autres, sans être préalablement électrifiés ; et conseille à Bertier de présenter aux aiguilles de différentes matières suspendues sous cloches de verre, un rouleau de papier allumé. Aussitôt les aiguilles se tournent vers la flamme..

Il publie en 1754 un Atlas physique. La même année, il publie une carte des îles Ryūkyū intitulée « Carte du Royaume et des isles de Lieou-Kieou », d'après les cartes manuscrites que le R.P. Gaubil a dressées en Chine le .

À la suite du séisme de 1755 à Lisbonne, il présente à l'Académie un mémoire sur les tremblements de terre et un planisphère (perdu) sur lequel il a porté 612 lieux affectés par des secousses telluriques. Il classe les séismes en trois catégories suivant leurs intensités et les met en rapport avec les côtes et les chaînes de montagnes..

Il est l'oncle de Jean-Nicolas Buache (1741-1825), également géographe du roi.

Publications thumb|… construction d'une nouvelle boussole….

. . . . . . 1743 : Carte de l'archevêché & des Élections de Paris, avec un plan des environs, & un petit livre qui en contient tout le détail. 1745 : publication de la Carte de la partie de l'océan vers l'équateur, comprise entre les d'Afrique et d'Amérique (voir galerie ci-dessous) . 1751 : Carte minéralogique sur la nature du d'une partie de l'Orient et particulièrement de l'Égypte, de la Palestine et de la Syrie, illustrant le Mémoire sur les Granits de France, comparés à ceux d'Égypte par Guettard. . . . . . . . Original publié dans . Les deux cartes sont gravées par Desbruslins. . . . . .

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie . .

Articles connexes Liste des membres de l'Académie royale des sciences

Liens externes

Notices et bases

Listes de publications François Rozier, « Buache (M.) », dans Nouvelle table des articles contenus dans les volumes de l'Académie royale…, 1776, . Documents disponibles sur Gallica. Autres Membres du passé dont le nom commence par B, sur academie-sciences.fr. Bernard Debarbieux, « La Montagne, un objet géographique ? », sur unige.ch. Lucie Lagarde, Philippe Buache, ou le premier géographe français, 1700-1773, Mappemonde, 87/2, sur mgm.fr.

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