Le site Vallée de la Nizonne est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) française du département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Situation Dans le nord du département de la Dordogne, en grande partie à l'intérieur du parc naturel régional Périgord-Limousin, le site « Vallée de la Nizonne » 720008181 - Vallée de la Nizonne, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 720008181, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ». s'étend sur , sur le territoire de quatorze communes (Bouteilles-Saint-Sébastien, Champagne-et-Fontaine, La Chapelle-Grésignac, Cherval, ConnezacBien que ne figurant pas parmi les communes listées sur la fiche de l'INPN, la carte du site montre que la commune de Connezac est marginalement concernée sur une cinquantaine d'hectares par cette ZNIEFF, aux alentours du château de Connezac., Gout-Rossignol, Nanteuil-Auriac-de-Bourzac, La Rochebeaucourt-et-Argentine, Rudeau-Ladosse, Saint-Front-sur-Nizonne, Saint-Paul-Lizonne, Sainte-Croix-de-Mareuil, Sceau-Saint-Angel et Vendoire), et huit anciennes communes (Beaussac, Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier, Les Graulges, Mareuil, Monsec, Puyrenier, Saint-Sulpice-de-Mareuil et Vieux-Mareuil) intégrées à la commune nouvelle de Mareuil en Périgord depuis 2017. Comme le montre la carte du site, les communes du département de la Charente mentionnées par la fiche de l'INPN ne font que tangenter cette ZNIEFF, intégralement comprise dans le département de la Dordogne. Ces communes de la Charente sont traitées dans une autre ZNIEFF de : « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes » 540120099 - Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes, GEREA, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le ..
Environ 40 % de la superficie de la ZNIEFF « Vallée de la Nizonne » se trouve sur le territoire de la commune nouvelle de Mareuil en Périgord.
La zone s'étage entre d'altitude sur plusieurs cours d'eau et des coteaux qui les bordent : la totalité du cours de la Nizonne (ou Lizonne) depuis sa source jusqu'à sa confluence avec la Sauvanie, ainsi que ses affluents, la Belle, la Cendronne (dans sa partie aval, sur les deux derniers kilomètres), la Pude, le ruisseau de Beaussac et le ruisseau de Bretanges.
Description Le site « Vallée de la Nizonne » est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de , c'est-à-dire qu'elle représente un ensemble naturel riche ou peu modifié, qui offre des potentialités biologiques importantes. Elle possède un rôle fonctionnel ainsi qu'une cohérence écologique et paysagère et inclut territorialement quatre ZNIEFF de plus restreintes : « Marais alcalins de la vallée de la Nizonne » Marais alcalins de la vallée de la Nizonne, INPN, consulté le ., « Coteaux calcaires des bords de la Nizonne et de la Belle » Coteaux calcaires des bords de la Belle et de la Nizonne, INPN, consulté le ., « Vallée de la Belle » Vallée de la Belle, INPN, consulté le . et « Vallée de la Pude » Vallée de la Pude, INPN, consulté le ..
La ZNIEFF « Vallée de la Nizonne » est composée d'habitats variés comprenant des vallées des cours d'eau, avec des coteaux calcaires qui les bordent et des zones de tourbières alcalines ; son intérêt majeur réside dans la présence de trente-neuf espèces déterminantes dont trente animaux (deux amphibiens, sept insectes, vingt mammifères et un reptile) et neuf plantes.
Des recensements y ont été effectués aux niveaux faunistique et floristique.
Faune recensée Espèces déterminantes Trente espèces déterminantes d'animaux y sont répertoriées entre 1999 et 2003 : deux amphibiens en 2003 : la Rainette verte (Hyla arborea) et le Triton marbré (Triturus marmoratus) ; sept insectes dont quatre lépidoptères en 2000 : l'Azuré de la croisette (Phengaris rebeli), l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar) et le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) et trois odonates de 1998 à 2001 : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ; vingt mammifères : la Loutre d'Europe (Lutra lutra) en 2000 et le Vison d'Europe (Mustela lutreola) en 1999 et 2002, ainsi que dix-huit chauves-souris en 2001 et 2003 : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Grand murin (Myotis myotis), le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), le Murin de Natterer (Myotis nattereri), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), la Noctule commune (Nyctalus noctula), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), l'Oreillard gris (Plecotus austriacus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii), le Petit murin (Myotis blythii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ; un reptile en 2000 : la Cistude (Emys orbicularis).
Autres espèces Plus de deux cents autres espèces animales y ont été recensées : deux amphibiens en 2003 : la Grenouille agile (Rana dalmatina) et la Rainette méridionale (Hyla meridionalis) ; dont : La liste de l'INPN comporte d'espèces de Lépidoptères mais deux d'entre elles doublonnent : Selenia lunaria et Selenia lunularia. : l'Amaryllis (Pyronia tithonus), l'Argus bleu (Polyommatus icarus), l'Argus bleu-nacré (Lysandra coridon), l'Arlequinette jaune (Acontia trabealis), l'Azuré de l'esparcette (Polyommatus thersites), l'Azuré des nerpruns (Celastrina argiolus), l'Azuré du trèfle (Cupido argiades), la Batis (Thyatira batis), la Belle-Dame (Vanessa cardui), le Biston marbré (Biston strataria), la Boarmie pétrifiée (Menophra abruptaria), la Boarmie recourbée (Alcis repandata), le Bois-veiné (Notodonta ziczac), le Bombyx dictéoïde (Pheosia gnoma), le Bombyx du trèfle (Lasiocampa trifolii), la Bordure ensanglantée (Diacrisia sannio), la Bordure entrecoupée (Lomaspilis marginata), la Brocatelle d'or (Camptogramma bilineata), la Cabère virginale (Cabera pusaria), la Carte géographique (Araschnia levana), le Céphale (Coenonympha arcania), le Chameau (Notodonta dromedarius), la Cidarie fauve (Cidaria fulvata), le Citron (Gonepteryx rhamni), la Citronnelle rouillée (Opisthograptis luteolata), le Collier-de-corail (Aricia agestis), le Cordon blanc (Ochropleura plecta), la Crête-de-coq (Ptilodon capucina), le Cuivré commun (Lycaena phlaeas), le Cuivré fuligineux (Lycaena tityrus), le Demi-deuil (Melanargia galathea), la Demi-lune noire (Drymonia ruficornis), la Doublure jaune (Euclidia glyphica), l'Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria), l'Écaille tigrée (Spilosoma lubricipeda), l'Ennomos lunaire (Selenia lunularia), le Fadet commun (Coenonympha pamphilus), la Faucille (Drepana falcataria), le Flambé (Iphiclides podalirius), la Flavicorne (Achlya flavicornis), le Gamma (Autographa gamma), la Gothique (Orthosia gothica), le Grand nègre des bois (Minois dryas), le Grand sphinx de la vigne (Deilephila elpenor), la Grande tortue (Nymphalis polychloros), la Hachée (Rheumaptera hastata), l'Hameçon (Watsonalla binaria), la Harpye bicuspide (Furcula bicuspis), l'Hémithée éruginée (), l'Hespérie des potentilles (Pyrgus armoricanus), l'Hespérie des sanguisorbes (Spialia sertorius), le Hibou (Noctua pronuba), l'Impolie (Idaea aversata), la Livrée des arbres (Malacosoma neustria), le Machaon (Papilio machaon), la Mégère (Lasiommata megera), la Mélanthie du Caille-lait (Epirrhoe galiata), la Mélanthie pie (), la Mélitée des centaurées (Melitaea phoebe), le Mi (Euclidia mi), la Mignonne (), le Miroir (Heteropterus morpheus), le Moro-sphinx (Macroglossum stellatarum), le Museau (Pterostoma palpina), le Myrtil (Maniola jurtina), la Nasse (), la Noctuelle argentule (), la Noctuelle couleur de bronze (Phytometra viridaria), la Noctuelle en deuil (Tyta luctuosa), la Noctuelle de la persicaire (Melanchra persicariae), l'Orthosie variable (), le Paon-du-jour (Aglais io), le Petit mars changeant (Apatura ilia), le Petit sylvain (Limenitis camilla), la Petite épine (Cilix glaucata), la Petite tortue (Aglais urticae), la Petite violette (Boloria dia), la Phalène du fusain (Ligdia adustata), la Phalène linéolée (Plagodis dolabraria), la Phalène de la mancienne (Crocallis elinguaria), la Phalène picotée (Ematurga atomaria), la Phalène du sureau (Ourapteryx sambucaria), la Piéride du chou (Pieris brassicae), la Piéride du lotier (Leptidea sinapis), la Piéride de la rave (Pieris rapae), le Point d'exclamation (Agrotis exclamationis), le Psi (Acronicta psi), le Réseau (Chiasmia clathrata), le Robert-le-Diable (Polygonia c-album), la Rosette (Miltochrista miniata), la Rouillée (Xanthorhoe ferrugata), le Souci (Colias crocea), la Soyeuse (Rivula sericealis), le Sphinx bourdon (Hemaris tityus), le Sphinx du tilleul (Mimas tiliae), la Sylvaine (Ochlodes sylvanus), le Tabac d'Espagne (Argynnis paphia), la Thècle de l'yeuse (Satyrium ilicis), le Tircis (Pararge aegeria), la Tortue (Apoda limacodes), le Trapèze (Cosmia trapezina), la Triple raie (Aplocera plagiata), la Triple tache (Drymonia dodonaea), le Tristan (Aphantopus hyperantus), la Troënière (Craniophora ligustri), le Vulcain (Vanessa atalanta), la Zérène du groseillier (Abraxas grossulariata) et la Zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae) ; La liste de l'INPN comporte d'espèces d'Odonates mais deux d'entre elles doublonnent car Calopteryx virgo meridionalis est une sous-espèce de Calopteryx virgo. entre 1998 et 2001 : l'Æschne affine (Aeshna affinis), l'Æschne bleue (Aeshna cyanea), l'Æschne paisible (Boyeria irene), l'Æschne printanière (Brachytron pratense), l'Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes), l'Agrion blanchâtre (Platycnemis latipes), l'Agrion de Vander Linden (Erythromma lindenii), l'Agrion délicat (Ceriagrion tenellum), l'Agrion élégant (Ischnura elegans), l'Agrion joli (Coenagrion pulchellum), l'Agrion jouvencelle (Coenagrion puella), l'Agrion mignon (Coenagrion scitulum), l'Agrion orangé (Platycnemis acutipennis), l'Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum), l'Anax empereur, (Anax imperator), l'Anax napolitain, (Anax parthenope), le Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens), le Caloptéryx méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis), le Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo) et sa sous-espèce le Caloptéryx vierge méridional (Calopteryx virgo meridionalis), le Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii), la Cordulie bronzée (Cordulia aenea), le Gomphe gentil (Gomphus pulchellus), le Gomphe semblable (Gomphus simillimus), le Gomphe vulgaire (Gomphus vulgatissimus), le Leste vert (Chalcolestes viridis), la Libellule à quatre taches, (Libellula quadrimaculata), la Libellule déprimée (Libellula depressa), la Libellule écarlate (Crocothemis erythraea), la Libellule fauve (Libellula fulva), la Naïade au corps vert (Erythromma viridulum), la Nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula), l'Onychogomphe à crochets (Onychogomphus uncatus), l'Onychogomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus), l'Orthétrum bleuissant (Orthetrum coerulescens), l'Orthétrum brun (Orthetrum brunneum), l'Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum), l'Orthétrum à stylets blancs (Orthetrum albistylum), le Sympétrum rouge sang (Sympetrum sanguineum) et le Sympétrum strié (Sympetrum striolatum) ; trois mammifères entre 1996 et 2003 : le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus), la Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus), et le Surmulot (Rattus norvegicus) ;