Marie-Adélaïde Duvieux, née Landragin, appelée aussi à tort Marie-Adélaïde Durieux, est une peintre miniaturiste française active dans les années 1790, née le à Paris et morte dans la même ville le . Elle participe à plusieurs Salons et expositions artistiques parisiennes entre 1791 et 1798.

Biographie Marie Éléonore Adélaïde Landragin est née le à Paris et a été baptisée le lendemain dans l'église Saint-LaurentArchives de Paris, Actes de l'état civil reconstitué, 5Mi1 33, Acte de baptême de Marie Éléonore Adélaïde Landragin, image 2 sur 51, page web consultée le 10 mai 2021. À noter que l'acte de naissance est classé dans la série à la date du 29 avril 1761 à la suite d'une erreur de lecture.. Ses parents, le maître de pension Jean-Louis Landragin et son épouse Marie Françoise Deschamps, habitent alors le faubourg Saint-Laurent. Son père meurt en 1776Paris, Index des scellés - Scellés apposés par des commissaires au Châtelet - index (HOU-LARB) (Archives nationales, Y18), image 277/316, numérisé sur Geneanet..

Sous le nom de , alors qu'elle demeure au , rue du Faubourg-Saint-Martin, elle présente en 1791 des portraits en miniature et têtes d'étude à l'exposition de la Société des amis des arts (catalogue ). et à celle des artistes libres organisée chez le marchand de tableaux Jean-Baptiste-Pierre Lebrun, rue de Cléry (catalogue ), parfois appelée Exposition de la Jeunesse. Réédition : ..

En 1793, la , résidant toujours sur la rue du Faubourg-Saint-Martin, mais au , participe pour la première fois au Salon de peinture et de sculpture, qui ouvre ses portes le , en présentant un .Certaines sources secondaires (par exemple ) affirment que l'artiste participe au Salon de 1791, mais elle ne figure pas dans le livret. Il peut s'agir d'une confusion avec la participation avérée de la miniaturiste à l'exposition de la Société des amis des arts ou celle chez Lebrun la même année.. Un critique anonyme qualifie ses œuvres de , tout en soulignant la faiblesse du dessin de l'une d'entre elles : ..

Le suivant, elle devient membre de la Commune générale des arts ., qui a supplanté cette année-là l'Académie royale de peinture et de sculpture..

Le (9 ventôse an II), Marie-Adélaïde Landragin épouse à Paris le tabletier Julien Louis DuvieuxTable des mariages et divorces à Paris (série V 10 E), AD75 V10E vol/7, vue 207.Le mariage religieux est célébré plus tard le 11 février 1796 à la paroisse Saint-Louis-en-l'Île, après la réouverture des églises. Archevêché de Paris, Registres de catholicité (doubles), REG7G3,2 - Oratoire de Saint-Louis-en-L'Île - baptêmes, mariages, 1795-1796, vue 33/89, numérisé sur Geneanet, page consultée le 10 mai 2021.. Après cette date, elle adopte le patronyme Duvieux, parfois en combinaison avec son nom de naissance, mais elle apparaît dans deux livrets du Salon (1795 et 1796) sous le nom Durieux, la lettre ayant été confondue avec un .

L'artiste présente encore des miniatures aux Salons de 1795. et 1796., à l'exposition de l’Élysée de 1797., puis au Salon de 1798..

Elle meurt peu après à Paris, le (25 nivôse an VII)Relevé par l'Association La France généalogique (CEGF), table des successions, cote DQ8 aux Archives de Paris, source en ligne : Geneanet.. Son époux la suit dans la tombe le Archives de Paris, État-civil, Table des décès, DQ8 646, Image 66/107.. Le couple avait eu une fille, Marie Adélaïde Julie, mariée le à Jean Baptiste Fanfan Decourcelle et morte le Archives de Paris, Acte de l'état civil reconstitué, Décès, image 8-9/50, page consultée le 26 janvier 2025.. C'est la petite-fille de ces derniers qui lègue aux musées nationaux en 1938 l'autoportrait de sa bisaïeule.

Duvieux ou Durieux ? vignette|upright=1.4|Entrée concernant Marie-Adélaïde Duvieux dans le livret du Salon de 1795, avec la dénomination fautive : Citoyenne Landragin (fem[me] Durieux) Les sources désignent généralement l'artiste sous le nom de Duvieux ou celui de Durieux. Ces variations correspondent aux diverses manières par laquelle elle est désignée dans les livrets du Salon après son mariage : en 1795, ; en 1796, et en 1798, .

Les dictionnaires les plus anciens consacrés aux artistes optent pour Durieux, peut-être parce que ce patronyme est répété deux fois dans les livrets du Salon, alors que Duvieux n'apparaît qu'une fois. Bellier et Auvray, dans leur influent Dictionnaire général des artistes de l'École française, affirment en 1882 : . Ils sont suivis par le Bénézit en 1911..

C'est cette tradition historiographique, où l'emportait Durieux, qui était en vigueur lorsque l'autoportrait de , est entré en 1938 dans les collections du musée national de Versailles et de Trianon. L'artiste qui s'était représentée dans le tableau a alors été identifiée comme . Toutes les sources qui se sont intéressées à ce portrait ont depuis fait usage du patronyme, depuis les catalogues de peintures., jusqu'aux bases de données en ligne.. et aux récentes expositions..

De leur côté, les historiens de l'art s'intéressant aux miniatures ont remarqué au cours du des œuvres signées ou (abréviations de ). Le premier, Leo Schidlof, a reconnu la confusion qui avait dû se produire entre les lettres et Les lettres et peuvent facilement être confondues en déchiffrant l'écriture cursive. et a rétabli en 1964 le nom véritable de la miniaturiste en .

Œuvre Autoportrait vignette|L'autoportrait de Marie-Adélaïde Duvieux, photographié à l'exposition Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat en juillet 2021. La seule huile sur toile qu'on connaît de Marie-Adélaïde Duvieux est son autoportrait, conservé dans sa descendance jusqu'à son entrée dans les collections du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon en 1938 à la suite du legs de son arrière-petite-fille, . Coiffée d'une charlotte blanche bordée d'un mince ruban bleu qui retient ses cheveux, vêtue d'une robe et d'un fichu blancs couverts d'un châle jaune pâle liséré, un ruban bleu noué au poignet, l'artiste se présente à l'observateur, qu'elle fixe du regard, dans une tenue sans apprêt mais d'un discret luxe bourgeois. Pour Jean Hubac, .. Le statut professionnel de celle qui se représente est mis en avant par le carton à dessins sur lequel elle s'appuie et le porte-crayon qu'elle tient à la main.

Interprétant le tableau au regard des récents bouleversements nés de la Révolution française, le dossier de presse de l'exposition Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat (musée du Luxembourg, 2021) dans laquelle l’œuvre est présentée la résume ainsi : .

Miniatures Pour le spécialiste de la miniature Leo Schidlof, les œuvres de Marie-Adélaïde Duvieux, sans être celles d'une artiste de premier plan, révèlent une miniaturiste de talent, qui peignait des portraits expressifs et bien dessinés. Les visages sont réalisés avec finesse, en ombrant les chairs de marron. Elle se caractérise par sa manière de peindre les cheveux avec de petites touches de gouache blanche.

Les miniatures de l'artiste, en majorité d'un diamètre variant entre 6 et , sont considérées une rareté sur le marché. Elle signait ses œuvres , M. Landragin, ou, après son mariage, Landragin Duvieux ou Landragin Duvieux.

Des portraits miniatures de sa main sont conservés au musée du Louvre à Paris..., à l'Albertina à Vienne.., au Nationalmuseum de Stockholm. et dans la collection Tansey, hébergée au de Celle, en Allemagne..

Bibliographie .

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Notes et références Notes

Références

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