De la connaissance historique est un ouvrage de l'historien français Henri-Irénée Marrou, paru en 1954.
Contexte de publication Agrégé, puis docteur en histoire en 1937, Henri Marrou est d'abord maître de conférences d'histoire ancienne à la Faculté des Lettres de Nancy.., puis chargé d'enseignement d'histoire ancienne à la Faculté des Lettres de Montpellier de 1940 à 1941, enfin professeur dans la même matière à la Faculté des Lettres Lyon, de 1941 à 1945. il est cofondateur (ou parmi les premiers collaborateurs) de deux entreprises savantes : la Revue du Moyen-Âge latin et la collection Sources chrétiennes..
De 1945 à 1975, il occupe la chaire d'Histoire du christianisme à la SorbonneChaire inaugurée et occupée par Charles Guignebert de 1919 à 1937.. Il est également membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, de l'Académie royale néerlandaise des arts et des sciences, de l'Académie bavaroise des sciences et la Société des antiquaires de France.
Il milite pour le développement de la culture et pour l'approfondissement de la foi chrétienne : dans la revue Politique, de 1929 à 1934, et dans la revue Esprit à partir de 1933 .. Résistant, il publie dans la presse clandestine (Cahiers du témoignage chrétien, auprès de jésuites comme de Lubac, de dominicains comme Chenu)... En 1948 paraît son Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, en 1952 son édition de l'Épître à Diognète, en 1954 De la connaissance historique.
L'ouvrage est dédié à Jean Laloy.
Thèse Le projet de l'auteur est exposé ainsi : .
En recherchant la nature et la valeur de la connaissance historique, l'ouvrage rejette le positivisme de l'école historique méthodique, notamment de Langlois et Seignobos, tout autant que les philosophies de l'histoire, qui asservissent l'historien à un système ou une loi. L'auteur, veut leur substituer une philosophie critique de l'histoire.
Il s'inspire ainsi des travaux de Lucien Febvre, Marc Bloch, et Wilhelm Dilthey.
Pour Marrou, l'historien ne trouve pas l'histoire toute faite dans l'analyse des sources, mais la construit, par un , après enquête rationnelle. Pour Marrou,
Le rapport de l'historien à son objet d'étude devient essentiel : l'histoire est bien du passé objectivement enregistré, mais également et nécessairement une intervention de l'historien et de son présent, elle est donc .
Table des matières
Introduction : La philosophie critique de l'histoire I. L'histoire comme connaissance II. L'histoire est inséparable de l'historien III. L'histoire se fait avec des documents IV. Conditions et moyens de la compréhension V. Du document au passé VI. L'usage du concept VII. L'explication et ses limites VIII. L'existentiel en histoire IX. La vérité de l'histoire X. L'utilité de l'histoire Conclusion : l'œuvre historique.
Réception Peu après la publication de l'ouvrage, Antoine Guillaumont rapproche sa thèse de l'existentialisme, dans une voie moyenne entre l'idéalisme et une philosophie réaliste. Il estime l'exercice périlleux, mais vante le . L'économiste Henri Guitton apprécie un livre très attachant, et qui donne à réfléchir.
Philippe Ariès est louangeur : . Si Marrou admet que l’historien n’appréhende jamais le passé directement, mais bien à travers lui-même, il veut sauver la notion de vérité historique, qu'Ariès rapproche de .
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Catégorie:Livre d'histoire Catégorie:Essai français des années 1950 Catégorie:Essai paru en 1954 Catégorie:Essai sur l'histoire