L'expédition et le siège de Constantine en 1700 est une tentative de Mourad III, bey de Tunis allié à Khalil, le bey de Tripoli, de prendre la ville de Constantine. Cette expédition se veut coordonnée avec celle d'Ismaïl ben Chérif menée sur l'ouest de la régence d'Alger à partir du Maroc.

Contexte Selon un chroniqueur tunisien, un certain Ben Abdelaziz., le bey de Tunis envoie à Alger un tribut lors de son investiture ; celui-ci est refusé par les Algériens par « haine » ou « mécontentement ».. Eugène Vayssette, dans son ouvrage de 1869, rapporte : .. Le bey Mourad cherche l'alliance du bey de Tripoli, Khalil, pour sa campagne et s’entend avec Ismaïl ben Chérif, sultan du Maroc, chargé d'attaquer la régence d'Alger à l'ouest la même année. Il convoque son divan à Tunis et .

Déroulement Mourad III Bey fait préparer son armée : il l'augmente de nombreuses recrues, fait mettre en état tout le matériel de guerre et écrit au bey de Tripoli pour lui demander de le rejoindre. Le bey de Tunis se met en campagne à la tête d'une importante armée .

À l'approche de Constantine, le bey de la ville, Ali Khodja, sort à sa rencontre avec son armée. Ce dernier est sévèrement battu par les Tunisiens, qui lui infligent des pertes considérables. Dans une seconde bataille, Mourad III fait captif le fils et la femme du bey de Constantine. Les habitants de Constantine, découragés à la nouvelle de la déroute de leur armée, songent à livrer la ville, mais Mourad III n'exploite pas immédiatement son avantage et les jours d'inaction de son armée sont mis à profit par les habitants pour préparer le siège. Mourad III lance un premier assaut qui échoue, et propose l'aman, une forme de reddition, rejetée par Constantine. Il prend alors une forteresse , prend ses canons et son butin qu'il expédie à Tunis et la fait détruire. Le bey de Tripoli, Khalil Bey, le rejoint à ce moment-là et reçoit de la part de Mourad III un caftan d'honneur et des présents considérables. De concert, ils organisent le blocus de Constantine qui dure cinq mois.

Conséquences Les habitants de la ville font appel à l'aide d'Alger. Le récit de cet appel à l'aide est décrit par la tradition orale et recueilli par Auguste Cherbonneau à Constantine pour être rapporté par le journal de la Société historique algérienne en 1874. : .

Sur le point de faire céder la ville, le bey de Tunis Mourad III doit suspendre son projet. Eugène Vayssette rapporte : . Il s'agit en fait du dey d'Alger Hadj Moustapha et de son armée..

Mourad III part à sa rencontre et l'affrontement a lieu la même année au lieu-dit Djouamaa El Eulma sur la route de Sétif, où son armée et celle du bey de Tripoli sont finalement défaites.

Références

Bibliographie .

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