Nicolas-François Rémond de Montfort (1676La date de 1676 (et non 1638 comme parfois indiqué comme ici et ici) est prouvée par l'Armorial général de la noblesse de la France (5 registre, 2 partie), et confirmée par un Registre des baptêmes du Cabinet des titres (p. 557, juillet), ainsi que par Early Modern Letters Online.-1725), frère ainé du mathématicien Pierre Rémond de Montmort, est un homme de cour du règne de Louis XIV, qui fut notamment un des conseillers du duc d'Orléans et un correspondant de Leibniz.
Biographie
Saint-Simon décrit Nicolas-François RémondMémoires du duc de Saint-Simon, ch. 7 (lire sur Wikisource). comme non pas extérieurement d'une belle figure, mais comme extrêmement instruit et d'une grande habileté sociale, ce à quoi son heureux mariage avec la fille d'un joaillier a également contribué. Ses intérêts particuliers étaient les mathématiques, la politique, la philosophie, la littérature et la poésie.
Il est titularisé comme conseiller au Parlement de Paris (1699), puis premier conseiller du dauphin Philippe duc d'Orléans (1705) et introducteur des ambassadeurs (1719)Armorial général de la noblesse de la France, 5 registre, 2 partie..
À partir de 1713, Rémond entretient une correspondance enthousiaste avec LeibnizLire leur correspondance en ligne sur Wikisource et sur Archive.org., traitant de sa métaphysique et de ses autres travaux : cosmologie chinoise, philosophie naturelle, religion. Il a été destinataire, avec le prince Eugène, de l'avant-dernier ouvrage de Leibniz, les Principes de la nature et de la grâce fondés en raisonLire ces Principes sur Wikisource..
Par ses contacts en Angleterre, notamment avec Mary Wortley Montagu, Rémond a défendu Leibniz lors du "procès" en priorité sur le calcul différentiel que lui intentait Newton.
Références
Liens externes Armoiries de N.-F. Rémond.
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