Le musée d'art et d'histoire militaires, dit Musée napoléonien, est un musée français géré par la Ville de Fontainebleau rassemblant une collection d'armes et d'uniformes se rapportant en grande partie aux .

Installé dans la villa Lavaurs jusqu'à 2010, ses collections sont aujourd'hui conservées à la médiathèque municipale. L'importance de celles-ci le classe au rang dans le genre, derrière le musée de l'Armée, à l'hôtel des Invalides à Paris et son annexe au château de l'Empéri à Salon-de-Provence. Dans les années 2020, deux expositions dans le centre culturel de la Charité royale ont permis de mettre en valeur ses collections.

Histoire

En 1973, Louis Prost, collectionneur d’armes anciennes et maître d'armes comme son père dont il hérite, lègue sa collection privée à la Ville. Le musée résulte de la fusion des collections du musée militaire créé par Hugo de Fischner en 1938 et de celles du musée napoléonien créé par Louis Prost en 1963.

De 1972 à 2010, le musée est installé dans la villa Lavaurs, alors propriété de la ville. Des problèmes de vétusté surviennent, notamment sur l'électricité et la Municipalité a été forcée de le fermer.

Depuis, les réserves se trouvent dans le centre culturel de la Charité royale qui propose des expositions temporaires.

Muséographie et expographie vignette|La villa Lavaurs en

Villa Lavaurs

À l'époque de son installation à la villa Lavaurs, le musée se présentait en neuf salles dont : le vestibule avec un diaporama et une maquette du château de Fontainebleau à l'époque de Napoléon Ier la première salle pour les uniformes du Premier Empire ; la deuxième et troisième salles pour les armées du Second Empire ; la quatrième salle pour des instruments de musique ; la cinquième salle retraçant l'évolution de l'arme blanche depuis Louis XIV, présentant notamment les armes de la Garde impériale ; la neuvième salle présentant, entre autres, un plan en relief de la bataille d'Austerlitz.

Exposition « L’extraordinaire collection d’armes blanches de maître Prost » Dans le cadre du bicentenaire de la mort de Napoléon , une exposition est organisée dans la salle de l'Atelier du centre culturel de la Charité Royale, du au , puis prolongée jusqu'au . Elle regroupe des sabres d'officier décorés et des chapeaux militaires ainsi que des ouvrages du fonds local. Cette exposition a été virtualisée pour être consultable gratuitement en ligne. Plusieurs vitrines avec plusieurs pièces de collection chacune sont répartis dans la salle.

Exposition « Fontainebleau, la ville sous le Second Empire (1852-1870) » Toujours dans le centre culturel de la Charité royale, une nouvelle exposition est organisée du au . Elle regroupe plus de de l'époque du Second Empire et de Napoléon III (l'année célébrant le de sa mort) en lien avec la ville. Comme le souligne Laurent Roussel, adjoint au maire, chargé du patrimoine : . L'exposition combine en effet le fonds patrimonial bellifontain avec celui du musée, mais aussi les collections de prêteurs privés, d'institutions culturelles (château de Fontainebleau, musée des Peintres de Barbizon, musée de l'atelier Rosa-Bonheur) et d'acteurs locaux (paroisse, caserne de pompiers).

Collections La collection compte plus de parmi lesquels des costumes, des sabres, des fusils et d'autres objets inédits. Dans la collection, on retrouve notamment :

une canne de conscrit en verre coloré datant d'environ 1791. Elle a appartenu à Ulysse Dupuis, tué le à la bataille de Valmy. Ce genre de canne appartenait à des conscrits, durant la période de la Révolution française, pour la cérémonie de tirage au sort. On cassait alors la canne pour distribuer un souvenir aux proches. Des cannes non cassés sont quelquefois retrouvées ; elles auraient appartenu à des conscrits ayant tiré le « bon numéro » et donc échappé au service. un chapeau chinois, instrument de musique militaire, datant de la campagne d'Égypte. un sabre de mamelouk. un sabre de récompense ayant été remis en 1809 à François-Henri Holsberger, qui s'était engagé volontairement au régiment de hussards. Napoléon Ier décrète que les récompenses militaires consistent en armes d'honneur. Durant le Premier Empire, seulement 1854 récompenses de ce type ont été attribuées. une série d'assiettes en porcelaine sur le thème du « Retour des cendres » produite par la faïence de Montereau. Ce thème a inspiré de nombreuses gravures et souvenirs. Dans cette série, chaque assiette retrace un épisode du parcours. un mannequin portant un uniforme du régiment de cuirassiers en tissu, créé en . une rare série de casques d'essai du et dont un modèle de casque dessiné en 1912 par Édouard Detaille mis en essai dans le , , au régiment d'infanterie ainsi qu'au d'infanterie qui l'a porté durant le défilé militaire du 14 Juillet de 1912. une momie égyptienne, qui aurait été la danseuse favorite de Ptolémée IV ; de tels objets se font rares dans les musées. Son transfert en France remonte au . Elle atterrit chez l'écrivain barbizonnais André Rouveyre, qui en fait don à la Ville de Fontainebleau durant l'après-guerre. Ayant peu de rapport avec le reste de la collection, n'ayant pas pu être mise en valeur correctement et à la suite de la fermeture du musée à la villa Lavaurs, la Mairie de Châteaudun propose de la conserver dans son musée local des beaux arts et d’histoire naturelle qui comprend d'autres objets égyptiens. La Mairie de Fontainebleau accepte un prêt pour une durée de cinq ans renouvelable trois fois. Ainsi, la momie est transférée le . Son sarcophage a par ailleurs été retrouvé dans une propriété des descendants de Rouveyre.

Fréquentation

Références

Bibliographie

Annexes

Articles connexes Villa Lavaurs, bâtiment ayant accueilli les collections de 1972 à 2010 Château de Fontainebleau, qui abrite le musée Napoléon- Organisation générale de la Grande Armée

Musée de l'Armée (Paris)

Liens externes

Visite virtuelle de l'exposition « L’extraordinaire collection d’armes blanches de maître Prost » sur my.matterport.com

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