dit , né vers 1199 à Montmélian et mort le à Chambéry, est seigneur de Piémont (1235-1259), par mariage comte de Flandre et de Hainaut (1237-1244). Il est à l'origine de la branche cadette des Savoie-Piémont.
Biographie Sa jeunesse Thomas naît vers 1199 (Guichenon) (lire en ligne). au château de Montmélian, l'un des centres politiques des comtes de Savoie.. Il est le fils de († 1233), comte de Maurienne et de Savoie, et de Béatrice-Marguerite de Genève. (dite aussi Béatrice de Genève ou Marguerite de Faucigny) († 1257), fille du comte ... Il est peut-être le sixième enfant et quatrième fils selon la généalogie indiquée par l'historien Demotz.
Thomas est destiné, comme ses frères, à une carrière ecclésiastique. Il est tout d'abord prévôt de l'Église de Valence, puis chanoine de Lausanne de 1224 à 1227, puis de Lyon.
À la mort de son père en 1233, son frère aîné Amédée (1197 † 1253) devient le nouveau comte de Maurienne et de Savoie.. quitte l'habit sacerdotal ; en 1235, le fait lieutenant général de ses États, mais il n'exerce pas longtemps ces fonctions. Il lui donne, en apanage, le Piémont, c'est-à-dire les possessions des Humbertiens en dessous du château d'Aveillane, à savoir le sud du Val de Suse.. En 1236, il vit à la cour de France, auprès de sa nièce, Marguerite de Provence (1221-1295), reine de France (1234-1270), épouse de .
Comte de Flandre et de Hainaut
Le roi lui donne la ceinture de chevalier, comme à la plupart des jeunes gentilshommes venus aux fêtes de Sens. L'ayant pris en affection, ce roi le retient auprès de lui, l'emploie dans ses armées, et lui confie d'importantes négociations. En 1237, il lui permet d'épouser Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut, fille aînée et héritière de , empereur latin de Constantinople, après la mort de son mari, Ferrand de Flandre († 1233)Louis François de Villeneuve-Trans, Histoire de Saint Louis, roi de France, 188..
Thomas demeure à Gand sept années, pour gouverner ses nouveaux États. Il doit soutenir des luttes sérieuses contre le duc de Brabant. Il séjourne, presque en permanence, en Flandre et dans le HainautChevallier Georgette : 7, , 185 (Vaugelas et Annecy) ; 7, , 63-88 Le séjour en Flandres et en Hainaut de ..
En 1243, n'a toujours pas de descendance. Sa femme est sur le point de succomber à une maladie mortelle et il se trouve à la veille de voir ses grands fiefs passer à sa belle-sœur Marguerite de Flandre. demande alors au comte de donner à son frère un apanage de nature à le dédommager de celui qu'il doit perdre.. Devenu veuf en 1244, il cède ses droits sur la Flandre à son neveu par alliance et revient en Savoie.
Seigneur de Piémont gauche|vignette|Blason de la branche cadette des Savoie-Piémont. Son frère (Reine Marie-José de Belgique).. Cependant, Demotz indique qu'un acte réalisé à Belley, le nomme seigneur de Piémont, sans toutefois apporter de précisions sur les possessions réelles de Thomas si ce n'est « en dessous d'Aveillane ». (cf. le château de Veillane, en val de Suse).
En , il combat les alliés du pape en Italie du Nord, aux côtés de son frère, le comte , commandant suprême de l'armée impériale .. L'année suivante, l'empereur lui octroie des droits et fiefs en Piémont, dont les villes d'Ivrée, Turin, et Moncalieri, ainsi que le Canavais. Il fait de lui son vicaire général impérial pour l'Italie du Nord..
Sa proximité avec l'empereur lui a valu l'excommunication.. En , celle-ci est relevée par le pape ., lui accordant une lettre de non-préjudice, et confirmée en 1252. Quelques mois plus tard, il épouse la nièce de celui-ci, Béatrice Fieschi. Ce mariage permet aussi au comte de Savoie d'obtenir la levée d'excommunication.
En 1252, le testament du comte applique la coutume prévoyant comme son successeur son fils, Boniface, et qu'en cas de disparition de ce dernier sans descendance, la succession reviendra à son oncle Thomas. À la mort d'Amédée en 1253, gouverne les États de son neveu Boniface (alors âgé de 9 ans) jusqu'à sa majorité, en 1253Claude Genoux, Histoire de la Savoie, La Fontaine de Siloé, Montmélian 1997 116-117.. Thomas obtient de son frère l'autorisation de construire une résidence au bord du lac de Châtillon, à proximité de l'embouchure de la Leysse, où la cour se réunira et festoiera..
Selon Samuel Guichenon, ses frères, Pierre et Philippe, l'écartent de la succession et lui auraient imposé le port d'une cotice d'azur sur le blason familial.
Le pape lui confie la régence du patrimoine de l'Église et le nomme grand gonfalonnier. Les souverains le prennent pour arbitre.
Guerre contre Montferrat En 1254, signe un traité avec le Montferrat, sachant que son père avait déjà signé un traité en 1224, toutefois la politique d'expansion savoyarde en Piémont inquiète le marquis de Montferrat.. Une guerre éclate et, en 1254, Thomas est capturé. Il doit abandonner ses droits sur la rive gauche du Pô et sur la place de Carignan.
Le , le conflit se poursuit contre , marquis de Montferrat, Thomas est défait à Montebruno par les troupes de la République d'Asti, et fait prisonnier. Sa liberté ne lui est rendue que moyennant un traité humiliant qui est cassé par Richard de Cornouailles, roi de Germanie, frère d'. Il n'a pas le temps de rétablir ses affaires avant sa mort.
Mort et sépulture vignette|Sarcophage de dans la cathédrale d'Aoste. Thomas meurt au cours de l'année 1259, à ChambéryArmand Le Gallais, Histoire de la Savoie et du Piémont, ., possiblement empoisonné. Son corps est transféré à Aoste où il est inhumé dans la cathédraleJean-Auguste Duc, Histoire de l'église d’Aoste, Aoste, 1901-1915, , cité dans ..
Mariages et descendance Thomas de Savoie se marie deux fois et aurait eu entre quatre (Guichenon (lire en ligne)., Demotz.) et six enfants (MedLands).
Le , Thomas épouse, à Gand, en premières noces, Jeanne de Constantinople (1188-1244), fille de , comte de Flandre et de Hainaut et empereur latin de Constantinople, et de Marie de Champagne. Elle meurt, sans enfant, le .
Veuf, il se remarie, en 1251, avec Béatrice Fieschi (1225-1283), fille de (Tedisio Fieschi), patrice de Gênes et comte de Lavagna, et nièce du pape . Le pape la surnomme dans une lettre la « comtesse Fleskyna »Lettre d', du 10 juin 1252, Reg. , 5835, , n°397, Pérouse. .. Ils ont :
Thomas (1252-1282), qui succède à son père comme seigneur de Piémont, épouse Guye ou Guyonne de Bourgogne († 1316) ; Amédée (1253-1323), succède à son oncle comme comte de Savoie en 1285, surnommé le Grand, épouse Sibylle de Baugé (1255-1294), puis Marie de Brabant (ap. 1277-avt. 1340) ; Louis (1250/3-1302/03), baron de Vaud, épouse Adeline, fille de , puis Jeanne, et en troisièmes noces Isabelle d'Aulnay ; Léonore ou Éléonore (), dame de Châteauneuf, mariée en 1270 à (), fils de Renaud, comte de Forez, et héritier de sa mère Isabelle de Beaujeu.
Le site MedLands ajoute : Contesson () ; Alice (1252-1277).
Guichenon indique que V Vanderburch avait ajouté, par erreur, une fille, « Béatrix de Savoie, Dauphine », la confondant avec la fille du comte , la Grande Dauphine Béatrix de Faucigny.
Titres Prince de la maison de Savoie, Thomas de Savoie est apanagé en Piémont (1235-1259). Il devient, par mariage, comte de Flandre et de Hainaut (1237-1244).
Samuel Guichenon le qualifie, par erreur, de « comte de Maurienne ». Il est communément dit « comte de Piémont », titre qu'il aurait obtenu en 1247 selon MedLands. Dans son ouvrage, la reine Marie-José de Belgique indique qu'à l'issue de la donation du Piémont par son frère en 1245, .
En 1248, l'empereur le fait vicaire général du Saint-Empire pour l'Italie du Nord (Piémont et Lombardie).
Notes et références Notes
Références
Annexes
Bibliographie . . . . . . .
Articles connexes Maison de Savoie Liste des seigneurs et princes de Piémont Histoire de la Savoie au Moyen Âge
Liens externes
, dont la notice Le tombeau dans la cathédrale d'Aoste
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