Gabriel Roques, né le à Nérac (Lot-et-Garonne) et mort le à Bordeaux, est un caricaturiste français.
Il ne doit pas être confondu avec Gabriel-Aimé Roques, dit Georges Roques, inspecteur d'académie français du début du .
Biographie
Né à Nérac, rue de Condom, le , Jean-Pierre-Antoine-Gabriel Roques est le fils de Marie-Thérèse Beziat et de Jean-Baptiste Roques (1816-...), propriétaireArchives départementales du Lot-et-Garonne, état civil de Nérac, registres des naissances de 1848 à 1852, année 1851, acte (vue 282 sur 437).. Associé de Joseph-Didier Villeneuve, imprimeur à Nérac entre 1835 et 1852, Jean-Baptiste Roques lui succède en obtenant son brevet d'imprimeur le . À ce titre, il est l'éditeur du Journal de NéracAnnuaire de l'imprimerie et de la presse pour 1854, 1854, et 63 (consultable en ligne sur Gallica)., mais il cesse d'exercer dès 1854Jules Andrieu, « Histoire de l'imprimerie en Agenais depuis l'origine jusqu'à nos jours. Chapitre V », Revue de l'Agenais, vol. 13, 1886, ..
Après avoir été élève au lycée d'Agen, Gabriel Roques étudie pendant deux ans à l'École des beaux-arts de ToulouseAndrieu, ..
Tout d'abord directeur de la compagnie d'assurances L'UnionAnnuaire général des assurances, Paris, 1882, (consultable en ligne sur Gallica). dans sa ville natale, il devient ensuite secrétaire d'une compagnie d'assurances bordelaise, La Prévoyante.
Fixé à Bordeaux dans les années 1880, Roques restera cependant attaché à son département natal. Il sera ainsi l'un des vice-présidents de la société mutuelle de l'Union du Lot-et-GaronneLa Petite Gironde, 29 septembre 1897, ., une œuvre d'entraide des Lot-et-Garonnais établis en GirondeLa Petite Gironde, 19 juin 1895, ..
Avant son installation à Bordeaux, Roques s'est déjà intéressé à la presse. En 1878, il a fondé avec Marcel Durey, rédacteur du Journal de Nérac, le Gascon-Journal, qui n'a eu qu'un numéro et dont il a signé les trois dessins sous les pseudonymes de John, Pétrus et Faust. Entre 1879 et 1882, il a écrit de nombreux sonnets pour le Journal de Nérac en utilisant divers pseudonymes, dont celui d’O'Taneni, anagramme de son troisième prénom. C'est sous ce même nom de plume qu'il a signé des sonnets sur les assurances-vie publiés en 1881 dans La Semaine, un journal d'assurances parisien.
À Bordeaux, Roques lance un hebdomadaire républicain illustré, Le Martinet, dont le premier numéro paraît le , et dont il réalise les caricaturesLa Petite Gironde, 22 septembre 1889, .. En 1892, il publie les deux premières livraisons d'une série charges de personnalités locales, intitulée Silhouettes bordelaises, dont la préface est écrite par Ernest Laroche, collaborateur du MartinetLa Gironde, 10 mai 1892, .. Il publie également ses caricatures dans le Bijou-journalLa Gironde, 2 novembre 1892, .. En novembre de la même année, il prend la direction d'un nouvel hebdomadaire, L’Écho des écoles, organe des étudiants de l'Université de Bordeaux, dont il caricature les professeurs en première pageLa Petite Gironde, 6 novembre 1892, .. En 1894, il fait paraître un nouvel album, Charges et portraits, préfacé par La Petite Gironde, 20 mars 1894, .. En , il commence à illustrer un nouvel hebdomadaire, La Silhouette bordelaiseLa Gironde, 16 octobre 1895, .. Selon François Solo, Roques y aurait utilisé le pseudonyme de JaphetSolo, ..
En , Gabriel Roques est nommé officier d'AcadémieLa France de Bordeaux et du Sud-Ouest, 8 janvier 1896, ..
À cette époque, il gagne surtout sa vie en tant qu'employé de la mairie de Bordeaux, où il a obtenu un poste d'inspecteur de la salubrité. Or, en , il est mis en demeure par l'adjoint aux beaux-arts, Henri de La Ville de Mirmont, de choisir entre son emploi municipal et sa collaboration à La Silhouette bordelaise. Selon les journalistes de La Gironde, l'édile se serait ainsi vengé à la suite d'un article critique à son encontre publié par l'hebdomadaire illustréLa Gironde, 29 décembre 1896, .. Roques est finalement révoqué moins d'un an plus tard par le maire Camille CousteauLa Gironde, 27 novembre 1897, ..
Par la suite, Roques se consacre à la direction du Martinet, où il signe ses dessins du pseudonyme GriffAnnuaire de la presse française et étrangère, 1908 (consultable en ligne sur Gallica)..
À l'occasion des élections législatives de 1898, Roques pose sa candidature radicale-socialiste dans la circonscription de Bordeaux. Au premier tour, il n'obtient que 304 voix, soit 2% des votants, loin derrière le député progressiste sortant, Charles Gruet (, soit 46%), et le conseiller général antisémite Charles Bernard (, soit 49% des votants)Le Petit Caporal, 15 mai 1898, .. En vue du second tour, Roques se désiste en appelant à voter pour GruetLa Gironde, 20 mai 1898, ., mais celui-ci sera finalement battu par Bernard.
En 1907, Roques est nommé officier de l'Instruction publique.
Divorcé de Catherine Joly, Gabriel Roques épouse en secondes noces Catherine-Mathilde Massieu (1862-19..) le Archives municipales de Bordeaux, état civil de la section 1, registre des mariages de 1909, acte (vue 46 sur 277)..
Il meurt le à son domicile du de la rue de la TesteArchives municipales de Bordeaux, état civil de la section 1, registre des décès de 1915, acte (vue 76 sur 225). (actuelle rue Pierre-Duhem, dans le quartier Saint-Genès).
Distinctions
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Jules Andrieu, Bibliographie générale de l'Agenais et des parties du Condomois et du Bazadais incorporés dans le département de Lot-et-Garonne, t. II, Paris, 1891, (consultable en ligne sur Internet Archive, également consultable en ligne sur Gallica). François Solo et Catherine Saint-Martin, Plus de 5000 dessinateurs de presse & 600 supports en France de Daumier à l'an 2000 (Dico Solo), Vichy, Aedis, 2004, .
Liens externes
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