La (en occitan : carrièra de Santa Catarina) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La rue Sainte-Catherine est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier Saint-Michel, dans le secteur 5 - Sud-Est. Elle naît perpendiculairement à la grande-rue Saint-Michel. Orientée à l'est, longue de 216 mètres, elle aboutit à la rue des Trente-Six-Ponts.
La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à sens unique, depuis la grande-rue Saint-Michel vers la rue des Trente-Six-Ponts. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées La rue Sainte-Catherine rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Grande-rue Saint-Michel Rue des Trente-Six-Ponts
Transports La rue Sainte-Catherine n'est pas directement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle se trouve cependant à proximité de la place Auguste-Lafourcade et des allées Jules-Guesde, où se trouvent la station Palais-de-Justice, sur la ligne de métro , le terminus de la ligne de tramway et l'arrêt de la ligne de bus .
Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations (1 bis allées Jules-Guesde) et (139 grande-rue Saint-Michel).
Odonymie La rue tient son nom d'une chapelle fondée au et placée sous l'invocation de sainte Catherine, qui se trouvait à l'entrée de la rue (emplacement des actuels grande-rue Saint-Michel)Salies 1989, vol. 2, .. Pierre Salies propose également de voir dans l'actuelle rue Sainte-Catherine une voie du mal identifiée, la carrièra de Longatges – la « rue de Longages » : en effet, la chapelle dépendait de l'abbaye de Longages et la rue Sainte-Catherine serait celle qui en aurait pris le nomSalies 1989, vol. 2, ., une abbaye féminine de bénédictines, fondée en 1130 et dépendant de FontevraultDépêche, « Longages. Découvrir le couvent des Dames de Fontevrault », La Dépêche du Midi, 19 août 2017.. En 1794, pendant la Révolution française, elle porta quelques mois le nom de rue la Force, sans qu'il subsisteSalies 1989, vol. 1, et vol. 2, ..
Histoire
Patrimoine et lieux d'intérêt Cité internationale des chercheurs L'Institut de chimie est créé en 1906 sous l'impulsion de Paul Sabatier, professeur de chimie et doyen de la faculté des sciencesSalies 1989, vol. 2, .. En 1912, il se propose, avec une partie de l'argent du Prix Nobel de chimie qu'il a obtenu en 1910, de construire de nouveaux bâtiments. Le choix se porte sur un terrain entre la rue des Trente-Six-Ponts (emplacement de l'actuel ), la rue Sainte-Catherine (emplacement de l'actuel ) et la grande-rue Saint-Michel (actuel ). Les travaux sont engagés en 1913 sous la direction de l'architecte de l'université, Joseph Thillet, et le bâtiment est inauguré le Salies 1989, vol. 2, ...
En 1953, l'Institut de chimie devient l'École nationale supérieure de chimie de Toulouse (ENSCT). En 1962, les locaux sont agrandis par l'architecte Robert Trilhe. Mais cinq ans plus tard, l'ENSCT quitte le quartier Saint-Michel pour s'installer au cœur du nouveau campus de RangueilEn 2001, l'ENSCT fusionne avec l'École nationale supérieure des ingénieurs en génie chimique (ENSIGC) pour devenir l'École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (ENSIACET), qui s'installe en 2009 sur un nouveau campus à proximité de Labège, 4 allée Émile-Monso.Laurent Conreur, « Labège. ENSIACET : la chimie logée dans un hôtel cinq étoiles », La Dépêche du Midi, 3 avril 2009 . Le site de la rue des Trente-Six-Ponts reste occupé par la faculté des sciences, devenue université Toulouse-III en 1969. En 2012, les bâtiments sont devenus vétustes et fermés au public. L'université décide d'y installer une Cité internationale des chercheurs. Le projet consiste à y créer 383 logements pour des étudiants, français ou étrangers, pour quelques jours ou quelques années, mais aussi des espaces de travail partagés. En 2017, les travaux sont engagés : tous les bâtiments sont détruits, alors que seul le bâtiment central, qui abritait le laboratoire de chimie, est conservéCyril Doumergue, « Une Cité internationale pour héberger les chercheurs du monde entier », La Dépêche du Midi, 2 janvier 2019.David Saint-Sernin, « Toulouse. En pleine ville, un immense bâtiment est devenu squelettique : un gros projet à venir », sur le site d'ActuToulouse, 22 mars 2021..
École Montalembert vignette| : chapelle Notre-Dame de l'ancien couvent des Carmélites. Les bâtiments, construits au début du , sont dévolus à un couvent de carmélites. Ils occupent une parcelle à l'angle de la rue Sainte-Catherine (actuel ) et des Trente-Six-Ponts (actuel ). Après leur départ, les bâtiments sont occupés par l'institution des Dames Lafont, fondée en 1830, qui se consacre à l'éducation des jeunes filles. En 1974, l'Institut Lafont-Notre-Dame, devenue mixte, fusionne avec l'école Montalembert (emplacement de l'actuel bis)..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .
Article connexe Liste des voies de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Sainte Catherine Sainte Catherine Catherine