Edmond Édouard Ernest Victor Toupet des Vignes ( - ) est un homme politique français.

Biographie Il est né à Givet le - extrait du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, d'Adolphe Robert et de Gaston Cougny, 1891.. Il fait ses études au collège Charlemagne. Il se prépare à l'École polytechnique, mais finalement ne se présente pas au concours, et revient dans sa ville natale. Il y est l'un des chefs de l'opposition libérale sous la monarchie de Juillet.

À la révolution de 1848, il est nommé commandant de la garde nationale de Givet. Il est élu, lors des élections législatives françaises du 23 avril 1848, représentant des Ardennes à l'Assemblée constituante, le sur 8, par voix sur votants et inscrits. Il vote avec les républicains modérés. Il se prononce en particulier pour le bannissement de et de sa famille en , contre l'abolition de la peine de mort, contre l'amendement Grévy qui s'oppose à l'élection du président de la République au suffrage universel, pour l'ensemble de la Constitution, contre la proposition Râteau, et contre l'expédition de Rome.

Il est réélu, le , aux élections législatives françaises de 1849, le et dernier, par voix sur votants, et inscrits). Il se montre hostile à la politique de Louis-Napoléon Bonaparte, devenu président de la République française. Mais il ne s'associe pas aux tentatives de résistance au coup d'État du 2 décembre 1851, et préfère se retirer provisoirement de la vie politique. En 1863, il se présente aux élections législatives, comme candidat de l'opposition dans la des Ardennes, et échoue contre le candidat soutenu par l'administration préfectorale, Prosper Joseph Sibuet.

La Troisième République est proclamée en , à la suite du désastre du siège de Sedan et de la chute du Second Empire. Aux élections législatives françaises de 1871, il est élu député des Ardennes à l'Assemblée nationale, le sur 6, par voix sur votants, et inscrits. Il prend place au centre gauche. Il est nommé questeur le . Il s'exprime pour la paix, pour l'abrogation des lois d'exil, contre le service de trois ans, contre la démission de Thiers, contre le septennat, contre le ministère de Broglie, pour l'amendement Wallon, et pour les lois constitutionnelles.

Le , il devient sénateur des Ardennes, avec 439 voix sur 575 votants. Il prend de nouveau place au centre gauche. Il devient nommé questeur du Sénat. Il repousse la dissolution de la Chambre demandée, en , par le ministère de Broglie, mais vote quelquefois avec les conservateurs. Il décède en , dans une de ses propriétés à proximité de Givet. Il est inhumé à Givet.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Biographie des neuf cents députés à l'Assemblée nationale, sous la direction de C. M. Lesaulnier, Paris : aux bureaux de la rédaction & chez Mme Veuve Louis Janet, , p. 31 .

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