Le (en occitan : baloard Jules Michelet) et la place Saint-Aubin (en occitan : plaça de Sant Aubin) sont deux voies de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description Le boulevard Jules-Michelet et la place Saint-Aubin sont deux voies publiques. Ils se trouvent au cœur du quartier Saint-Aubin.
Le boulevard Jules-Michelet est long de 391 mètres. Il est constitué de trois parties : les deux premières parties, de 177 mètres de long toutes les deux, naissent de la rue Pierre-Paul-Riquet puis longent l'église Saint-Aubin, l'une au nord formant le côté des numéros pairs, l'autre au sud le côté des numéros impairs. Elle se rejoignent pour aboutir ensemble aux boulevards qui longent le canal du Midi : boulevard Pierre-Paul-Riquet au nord, boulevard du Professeur-Léopold-Escande au sud. Le boulevard est prolongé à l'est par la passerelle Charles-Bourseul, qui franchit le canal et aboutit au boulevard de la Gare.
Voies rencontrées Le boulevard Jules-Michelet rencontre les voies suivantes, d'ouest en est (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
Rue Pierre-Paul-Riquet Place Saint-Aubin Boulevard Pierre-Paul-Riquet (g) Boulevard du Professeur-Léopold-Escande (d)
Transports Le boulevard Jules-Michelet et la place Saint-Aubin ne sont pas directement desservis par les transports en commun Tisséo. Ils se trouvent cependant à proximité immédiate des boulevards Pierre-Paul-Riquet et du Professeur-Léopold-Escande, parcourus par les lignes de bus . La station de métro la plus proche est la station François-Verdier de la ligne , sur le boulevard Lazare-Carnot. Les lignes des Linéo et du bus y marquent également l'arrêt.
Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse dans les rues adjacentes : la station (41 rue de la Colombette) et la station (1 rue Charles-Camichel).
Odonymie vignette|gauche|Jules Michelet photographié par Nadar (vers 1855-1856). Le boulevard honore la mémoire de Jules Michelet (1798-1874), un des plus importants historiens français du . Républicain, libéral et anticlérical, il est considéré comme l'un des bâtisseurs du « roman national ». Il fut par ailleurs chef de la section historique des Archives nationales et professeur au collège de FranceSalies 1989, vol. 2, ..
En 1847, lors des travaux de dégagement de la place et du chantier de l'église Saint-Aubin, elle en portait naturellement le nom, qui ne s'est conservé que pour la partie qui sert de parvis à l'égliseSalies 1989, vol. 2, .. Lorsqu'on aménagea la voie de circulation en « boulevard », le conseil municipal du vicomte François Toussaint décida le , sur proposition de l'abbé Cayre, de lui donner le nom de Montels, en l'honneur de l'abbé Jean-Jacques Montels (1792-1867), curé de la paroisse Saint-Aubin de 1843 à sa mort, qui avait consacré son énergie à la construction de l'égliseSalies 1989, vol. 2, .. En 1903, le conseil municipal radical – et anticlérical… – dirigé par Honoré Serres lui préféra le nom de Jules Michelet.
En 1994 enfin, le nom de Saint-Aubin a été rendu à la place qui sert de parvis à l'église Saint-Aubin, face à l'impasse du même nom.
Histoire Moyen Âge et période moderne
Époque contemporaine Au , le quartier compte plusieurs usines, telle la distillerie Labérie père et fils, fondée en 1828 (emplacement de l'actuel )Salies 1989, vol. 2, ..
L'école des filles est dirigée par Marie Magné entre 1904 et 1922Marie Magné (1857-1929), née au Burgaud, entre à seize ans à l'école normale des institutrices de Cintegabelle, dont elle sort première de sa promotion en 1876. Elle dirige l'école des filles du quartier des Minimes, puis celle de Saint-Cyprien, pour terminer sa carrière à Saint-Aubin. En 1933, le conseil municipal donne son nom à une rue du quartier Saint-Cyprien.Salies 1989, vol. 2, ..
Patrimoine et lieux d'intérêt Église Saint-Aubin vignette|La façade occidentale de l'église Saint-Aubin.
En 1840, afin de répondre à la croissance démographique des faubourgs Saint-Étienne et Saint-Aubin, la municipalité toulousaine décide la création d'une nouvelle paroisse et la construction d'une nouvelle église. L'emplacement choisi est celui du cimetière Saint-Sauveur, établi en 1780, puis désaffecté en 1840 à la suite de la création du cimetière de Terre-Cabade. En 1847, l'ambitieux projet du jeune architecte Auguste Delort est retenu – il vient de terminer ses études à l'École des Beaux-Arts de Paris. Les premiers travaux permettent la construction de la crypte. L'église basse est élevée entre 1849 et 1853 et se poursuivent durant la décennie suivante, mais ils sont interrompus en 1864. Les travaux reprennent en 1873. Ils s'interrompent à nouveau en 1929, à la suite d'une simplification du projet initialSalies 1989, vol. 2, ...
Établissements scolaires 4 : école maternelle Michelet. En 1882, la municipalité se préoccupe de la création d'une école maternelle. Le projet en est confié à l'architecte Bernard Denax qui mène les travaux réalisés entre 1888 et 1889. L'école se compose de plusieurs corps de bâtiment disposés autour d'une cour fermée. Le corps de bâtiment principal, sur le boulevard Jules-Michelet, présente une façade symétrique qui se compose d'un pavillon central encadrés par deux ailes. Le pavillon, qui sert d'entrée à l'école, s'élève sur un étage. La façade est encadrée par des pilastres à bossages, tandis que les niveaux sont séparés par des cordons. Les encadrements des ouvertures sont soulignées par des chambranles à crossettes et des clefs passantes en légère saillie. Une corniche à modillons couronne l'élévation..
5 : école élémentaire Michelet. L'école élémentaire Michelet occupe l'ancienne école de garçons du quartier Saint-Aubin, construite entre 1873 et 1878. Le bâtiment principal est formé d'un corps en rez-de-chaussée qui développe sa longue façade sur treize travées. Elle est percée de fenêtres, reliées par un fin cordon qui passe au niveau des appuis. La travée centrale, où se trouve l'entrée principale, est mise en valeur par un appareil de briques apparentes et un décor de pilastres cannelés qui supportent un fronton triangulaire. Un pavillon à un étage, en légère saillie, qui accueillait le logement du directeur, s'élève à l'extrémité gauche..
6 : collège Michelet. Le collège a été aménagé dans l'ancienne école de filles du quartier Saint-Aubin. Elle avait été construite en 1873, en même temps que l'école de garçons qui lui fait face. En 1883, la municipalité acquiert des jardins pour permettre la construction de bâtiments destinés à recevoir une école supérieure..
Immeuble 1 : immeuble. L'immeuble est construit dans les années 1930 par Michel Munvez, architecte représentatif du courant Art déco à Toulouse. Le bâtiment s'élève d'ailleurs à proximité du bureau de poste du quartier Saint-Aubin, réalisé en 1929 sur les plans de Léon Jaussely (actuel rue Pierre-Paul-Riquet)..
Œuvre publique vignette|Le monument aux morts des quartiers Saint-Aubin et Dupuy. monument aux morts de Saint-Aubin-Dupuy. Le monument aux morts des quartiers Saint-Aubin et Dupuy est élevé à la suite de la constitution d'un comité entre 1919 et 1920. Le projet se heurte d'abord à l'opposition de la municipalité, qui vient de décider l'interdiction de la construction de monuments aux morts dans chaque quartier de la ville, sauf pour les quartiers les plus éloignés – elle cède finalement en 1921. Un concours de sculpteurs est lancé en octobre de cette année : c'est le projet de Joseph Cassaigne qui est finalement choisi un mois plus tard. Le monument est inauguré le en présence du maire Paul Feuga, du sénateur Fabien Duchein, et des députés Charles Bellet, Hippolyte Ducos et Joseph Gheusi. Le monument, qui devait « revêtir un caractère glorieux et non funéraire », selon le projet du comité de quartier, est une évocation de la France glorifiant la victoire des morts. Le piédestal est orné sur ses quatre côtés. Il porte sur trois côtés la liste des 191 noms des habitants du quartier morts au combat. Sur le côté qui fait face à la rue Pierre-Paul-Riquet est représenté, sculpté en bas-relief, un coq gaulois chantant dans le soleil levant, encadré par deux faisceaux de licteurs et surmonté par l'inscription "Gloire aux morts" et une couronne de feuilles de laurier et de chêne. Le groupe sculpté qui prend place au-dessus du piédestal est composé de deux personnages, une allégorie de la France guidant un soldat chantant la victoire. La France, l'air sévère, porte une tunique couverte par une cuirasse et une cape. Le soldat, un bras levé et la bouche grande ouverte, entonne le chant du triomphe..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des édifices religieux de Toulouse Liste des œuvres publiques de Toulouse Liste des collèges et lycées de Toulouse
Liens externes « Notices » et « », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Jules Michelet Jules Michelet Catégorie:Voie nommée d'après Jules Michelet