Le site Marais du Chancelier est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) française du département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Situation vignette|gauche|En aval du pont de la RD 33, le rideau d’arbres marque le cours de la Naute, et toute la zone qui lui est proche fait partie de la ZNIEFF.

Dans le quart nord-ouest du département de la Creuse, le site « Marais du Chancelier » David Naudon (LNE), Olivier Nawrot (CBNMC), Frédéric Noilhac (LNE) ; Karim Guebaa (CEN NA) ; Espaces Naturels du Limousin, L. Chabrol, 740006113 - Marais du Chancelier, INPN, SPN-MNHN, Paris, consulté le .Carte de la ZNIEFF 740006113, INPN, consulté le . Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ». s'étend sur , sur le territoire des communes de Saint-Fiel et Saint-Sulpice-le-Guérétois.

Environ 87 % de la superficie de cette zone se trouve sur le territoire de Saint-Fiel, le reste étant sur Saint-Sulpice-le-Guérétois.

En amont du bourg de Saint-Fiel, à d'altitude sur un socle cristallin, le long des cours de la Naute et de son affluent le ruisseau de la Barde, la zone est principalement composée de .

Description Le site « Marais du Chancelier » est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de , c'est-à-dire qu'elle est de superficie réduite, avec des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qu'elle abrite au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d'intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.

Des recensements y ont été effectués aux niveaux faunistique et floristique de 1997 à 2019.

Habitats Dix habitats déterminants sont présents sur le site : les roselières ; les communautés amphibies ; les chênaies-charmaies à Stellaire sub-atlantique ; les communautés à Reine des prés et communautés associées ; les eaux douces ; les bois d'Aulnes marécageux méso-eutrophes ; les prairies humides atlantiques et subatlantiques ; les voiles des cours d'eau ; les végétations enracinées flottantes ; les communautés flottantes des eaux peu profondes.

Quatre autres en font également partie : les phragmitaies ; les cariçaies à Carex vesicaria ; les communautés de Prêles d'eau ; les cariçaies à Laîche aiguë et communautés s'y rapportant.

En périphérie de la ZNIEFF se trouvent des prairies améliorées, des cultures et des bocages.

Faune Espèces animales déterminantes Onze espèces déterminantes d'animaux ont été répertoriées sur cette ZNIEFF depuis 1997 : un amphibien, le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) ; une araignée, Marpissa radiata ; quatre insectes dont un papillon, le Cuivré des marais (Lycaena dispar) et trois libellules : l'Æschne mixte (Aeshna mixta), le Leste des bois (Lestes dryas) et la Libellule fauve (Libellula fulva) ; deux mammifères : le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus) et la Loutre d'Europe (Lutra lutra) ; un mollusque, Vertigo moulinsiana ; deux oiseaux : la Cisticole des joncs (Cisticola juncidis) et le Râle d'eau (Rallus aquaticus).

Autres espèces animales Plus de deux cents autres espèces animales y ont été recensées entre 1992 et 2020 : huit amphibiens en 1999 et 2018 : l'Alyte accoucheur (Alytes obstetricans), le Crapaud commun (Bufo bufo), la Grenouille agile (Rana dalmatina), la Grenouille rousse (Rana temporaria), la Rainette verte (Hyla arborea), la Salamandre tachetée (Salamandra salamandra), le Triton marbré (Triturus marmoratus) et le Triton palmé (Lissotriton helveticus) ; vingt Arachnides en 2018 : l'Araignée Napoléon (Synema globosum), l'Argiope frelon (Argiope bruennichi), Clubonia stagnatilis, la Dolomède des marais (Dolomedes fimbriatus), Dolomedes plantarius, Enoplognatha caricis, l'Épeire des roseaux (Larinioides cornutus), l'Épeire tubuleuse (Singa hamata), Evarcha arcuata, Hypsosinga heri, la Linyphie triangulaire (Linyphia triangularis), la Mangore petite-bouteille (Mangora acalypha), la Méta des terriers (), , la Pisaure admirable (Pisaura mirabilis), la Tétragnathe étirée (Tetragnatha extensa), la Thomise à trois taches (Ebrechtella tricuspidata), la Thomise tricolore (Diaea dorsata), Xysticus acerbus et Xysticus ulmi ; un crustacé en 2018, l'Écrevisse de Californie (Pacifastacus leniusculus) ; dont : de 1999 à 2018 : l'Agapanthie à pilosité verdâtre (Agapanthia villosoviridescens), l'Apodère du noisetier (Apoderus coryli), la Casside verte (Cassida viridis), la Cétoine dorée (Cetonia aurata), la Chrysomèle de la menthe (Chrysolina herbacea), la Chrysomèle de l'oseille (Gastrophysa viridula), la Chrysomèle insipide (Gonioctena olivacea), la Chrysomèle polie (Chrysolina polita), la Cicindèle champêtre (Cicindela campestris), la Coccinelle à dix-neuf points (Anisosticta novemdecimpunctata), la Coccinelle à treize points (Hippodamia tredecimpunctata), Epitrix pubescens, la Galérucelle du saule marsault (Lochmaea capreae), la Galéruque de l'aulne (Agelastica alni), le Grand taupin (), le Hanneton des jardins (Phyllopertha horticola), le Lepture tacheté (Rutpela maculata), (Phyllobrotica quadrimaculata), le Pique-prune (Osmoderma eremita), Psylliodes dulcamarae, Timarcha goettingensis et , un Hyménoptère en 2018, le Frelon asiatique (Vespa velutina), en 2018 : l'Amaryllis (Pyronia tithonus), l'Argus bleu (Polyommatus icarus), l'Azuré des anthyllides (Cyaniris semiargus), la Carte géographique (Araschnia levana), le Citron (Gonepteryx rhamni), le Collier-de-corail (Aricia agestis), le Cuivré commun (Lycaena phlaeas), le Cuivré fuligineux (Lycaena tityrus), le Demi-deuil (Melanargia galathea), le Fadet commun (Coenonympha pamphilus), le Flambé (Iphiclides podalirius), le Gazé (Aporia crataegi), la Mélitée du plantain (Melitaea cinxia), le Miroir (Heteropterus morpheus), le Myrtil (Maniola jurtina), le Nacré de la ronce (Brenthis daphne), le Paon-du-jour (Aglais io), le Petit sylvain (Limenitis camilla), la Petite tortue (Aglais urticae), la Piéride du chou (Pieris brassicae), la Piéride du navet (Pieris napi), le Robert-le-Diable (Polygonia c-album), le Souci (Colias crocea), la Sylvaine (Ochlodes sylvanus), le Tircis (Pararge aegeria), la Thècle de l'yeuse (Satyrium ilicis), le Tristan (Aphantopus hyperantus) et le Vulcain (Vanessa atalanta), de 2001 à 2019 : l'Æschne bleue (Aeshna cyanea), l'Agrion délicat (Ceriagrion tenellum), l'Agrion élégant (Ischnura elegans), l'Agrion jouvencelle (Coenagrion puella), l'Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes), l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), l'Agrion nain (Ischnura pumilio), l'Anax empereur, (Anax imperator), le Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens), le Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo), la Cordulie métallique (Somatochlora metallica), le Gomphe gentil (Gomphus pulchellus), le Gomphe vulgaire (Gomphus vulgatissimus), le Leste brun (Sympecma fusca), le Leste vert (Chalcolestes viridis), la Libellule déprimée (Libellula depressa), la Libellule à quatre taches, (Libellula quadrimaculata), la Nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula), l'Orthétrum brun (Orthetrum brunneum), l'Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum), l'Orthétrum à stylets blancs (Orthetrum albistylum), le Sympétrum rouge sang (Sympetrum sanguineum) et le Sympétrum strié (Sympetrum striolatum), sont notés dans la liste de la ZNIEFF mais quatre d’entre eux sont cités deux fois : le Conocéphale bigarré, sous son nom scientifique actuel Conocephalus fuscus et sous son ancien nom scientifique Conocephalus discolor ; le Criquet des clairières, à la fois en tant qu'espèce et sous-espèce ; le Criquet des pâtures sous son nom scientifique actuel Chorthippus parallelus et sous son ancien nom scientifique Pseudochorthippus parallelus ; le Criquet verte-échine en tant qu'espèce et sous-espèce. de 1996 à 2019 : le Conocéphale bigarré (Conocephalus fuscus), le Conocéphale des roseaux (Conocephalus dorsalis), le Criquet des clairières (Chrysochraon dispar), le Criquet des pâtures (Chorthippus parallelus), le Criquet du brome (Euchorthippus declivus), le Criquet duettiste (Chorthippus brunneus), le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum), le Criquet marginé (Chorthippus albomarginatus), le Criquet mélodieux (Chorthippus biguttulus), le Criquet noir ébène (Omocestus rufipes), le Criquet palustre (Chorthippus montanus), le Criquet verte-échine (Chorthippus dorsatus), la Decticelle bariolée (Roeseliana roeselii), la Decticelle carroyée (Tessellana tessellata), la Decticelle cendrée (Pholidoptera griseoaptera), la Decticelle chagrinée (Platycleis albopunctata), le Gomphocère roux (Gomphocerippus rufus), la Grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima), le Grillon des bois (Nemobius sylvestris), le Grillon des marais (Pteronemobius heydenii), l'Œdipode turquoise (Oedipoda caerulescens), le Tétrix des vasières (), le Tétrix forestier (Tetrix undulata) et le Tétrix riverain (Tetrix subulata) ; huit mammifères de 1992 à 2019 : le Campagnol roussâtre (Myodes glareolus), le Chat forestier (Felis silvestris silvestris), l'Écureuil roux (Sciurus vulgaris), le Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus), le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii), le Muscardin (Muscardinus avellanarius), le Ragondin (Myocastor coypus) et le Renard roux (Vulpes vulpes) ; en 2017 et 2018 : l'Ambrette amphibie (Succinea putris), l'Ambrette élégante (), l'Auriculette naine (), le Bouton commun (), la Brillante commune (Cochlicopa lubrica), le Conule brillant (Euconulus praticola), la Cyclade commune (Sphaerium corneum), la Cyclade ovale (), l'Escargot de Bourgogne (Helix pomatia), l'Escargot des bois (Cepaea nemoralis), l'Escargot des jardins (Cepaea hortensis), , la Grande loche (Arion rufus), la Grande luisantine (Aegopinella nitidula), la Limnée tronquée (Galba truncatula), la Luisantine des marais (, la Physe voyageuse (Physella acuta), la Pisidie chiendent (), la Pisidie des rives (), la Pisidie des sources () et la Pisidie robuste (Pisidium casertanum) ;