Le Corps de cavalerie est un corps d'armée mécanisé français créé en 1939 et dissous en 1940 après la bataille de France. Commandé par le général René Prioux, le corps de cavalerie avance en Belgique en et couvre le flanc français face à l'avancée du corps (motorisé) allemand. Coupé par les forces allemandes du gros de l'armée française, le corps est évacué à Dunkerque vers l' Angleterre puis renvoyé en France fin mai et début . La poursuite des combats entraîne des pertes importantes de véhicules blindés et une diminution constante de la puissance de combat du corps. Le corps de cavalerie cesse les combats avec l'entrée en vigueur du deuxième armistice de Compiègne et est démobilisé le .

Formation et drôle de guerre gauche|vignette|Défilé des troupes de la division légère mécanique à Boué le 24 février 1940. Formé le à Saint-Quentin., le corps de cavalerie n'entre en action que le dans les environs de Tongres. Le corps a diverses unités affectées pendant la période de la drôle de guerre. Le corps de cavalerie est initialement constitué des et DLM (divisions légères mécaniques) auxquelles sont rattachées deux brigades de dragons portés Il est notamment destiné, dans l'hypothèse d'une attaque allemande vers la Belgique neutre, à couvrir le déploiement de la française vers l'Escaut (manœuvre Escaut) puis vers la Dyle (manœuvre Dyle). La est également prête pour un engagement vers l'Est. Début mars, la est détachée du corps de cavalerie pour être disponible pour la manœuvre Bréda ajoutée au plan Dyle : il faut pouvoir faire la jonction avec les Pays-Bas à Bréda. Le , la , toujours à l'instruction, est rattachée. Au moment de l'invasion allemande en , le corps comprend les et DLM, ainsi que quelques petites unités de reconnaissance et d'artillerie..

Au combat Le corps de cavalerie se distingue lors de la bataille de Hannut au cours des combats en Belgique. Il est envoyé par le généralissime Gamelin pour couvrir à partir du dans la plaine belge le déploiement des forces franco-belgo-britanniques. Sa mission est de retarder jusqu’au matin (jusqu’au soir initialement) du l’avancée allemande.. Du 12 au , le corps de cavalerie freine avec succès le corps (motorisé) allemand, fort de deux divisions Panzer, à Hannut devant la trouée de Gembloux. Dès le 14 au soir, les blindés du corps de cavalerie ont commencé à être dispersées en soutien des diverses unités de la inquiète d'une poussée allemande sur leurs positions.. Le corps de cavalerie cesse d'être une unité blindée apte à la réaction rapide. L'infanterie française arrête les allemand lors de la bataille de Gembloux mais pendant ce temps, le front français est percé à Sedan et à Dinant par le gros des forces allemandes qui a traversé les Ardennes. Le 15 au soir, la reçoit l'ordre de se replier vers le canal de Charleroi.. Malgré une tentative de contre-attaque menée à Arras par les Britanniques soutenus par la , les forces alliées entrées en Belgique sont séparées du gros de l'armée française restée au sud.

Du au , les hommes du corps sont évacués en Angleterre puis reviennent en France via les ports de Brest et Cherbourg. Le corps de cavalerie est remis sur pied avec trois DLM reconstituées, la rejoignant et . Le , le corps de cavalerie est envoyé sur le front de la en Normandie et couvre sa retraite vers la Loire. La quitte le corps le 12 pour aller rejoindre l'armée de Paris, à laquelle est rattachée le corps de cavalerie après sa traversée de la Loire.

A la fin de la retraite des forces françaises, le corps de cavalerie dispose encore d'une quarantaine de blindés de la 1re DLM et de la DLM. La DLM se regroupe à Ribérac et la DLM se rassemble à Saint-Aquilin, tous deux en Dordogne. Le corps de cavalerie est démobilisé le .

Composition

En septembre 1939 En , le corps de cavalerie est constituée de deux DLM auxquelles sont rattachées deux brigades de dragons portés :

de dragons (chars) ; de cuirassiers (chars) ; de cuirassiers (découverte) ; de dragons portés (infanterie) ; régiment d'artillerie tout-terrain. de dragons portés ;

de dragons (chars) ; de dragons (chars) ; de cuirassiers (découverte) ; de dragons portés (infanterie) ; d'artillerie tout-terrain. de dragons portés ; Éléments organiques du corps de cavalerie : d'artillerie ; de sapeurs portés (deux compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d'équipage de ponts) ; Compagnie télégraphique 129/81 ; Compagnie radio 129/82 ; Détachement colombophile 129/83 ; Compagnie automobile de quartier général 338/22 ; Compagnie automobile de transport 339/22 ; Groupe d'exploitation 129/22 (intendance) ; Compagnie de ravitaillement en viande fraiche 229/22 ; Service de santé ; sanitaire de ravitaillement.

Le de sapeurs portés est dissous le et ses compagnies deviennent indépendantes. Les brigades de dragons portés sont dissoutes en (leurs régiments renforcent les futures divisions légères de cavalerie).

Le 10 mai 1940 vignette|Illustration d'un tracteur d'artillerie Laffly S15T du d'artillerie de la , mai 1940.

DLM, subdivisée en deux brigades, la BLM (chars) et la BLM (dragons portés) : de dragons (40 chars Somua et 40 chars Hotchkiss) ; de dragons (40 chars Somua et 40 chars Hotchkiss) ; de cuirassiers (découverte sur AMD Panhard) ; de dragons portés (infanterie) ; d'artillerie tout-terrain (deux groupes de et un de ) ; du d'artillerie de DCA.

Groupement de groupes de reconnaissance rattaché à la . de reconnaissance de corps d'armée ; de reconnaissance de division d'infanterie ; de reconnaissance de division d'infanterie.

DLM, subdivisée en deux brigades, la BLM (chars) et la BLM (dragons portés) : de cuirassiers (40 chars Somua et 40 chars Hotchkiss) ; de cuirassiers (40 chars Somua et 40 chars Hotchkiss) ; de cuirassiers (découverte sur AMD) ; de dragons portés (infanterie) ; d'artillerie tout-terrain (deux groupes de et un de ).. du d'artillerie de DCA

Groupement de groupes de reconnaissance rattaché à la de reconnaissance de corps d'armée ; de reconnaissance de division d'infanterie ; de reconnaissance de division d'infanterie ; et de mitrailleurs motorisés. ; de reconnaissance de division d'infanterie, mis à disposition du corps de cavalerie à partir du Éléments organiques du corps de cavalerie.

Le 10 juin 1940 vignette|Illustration de la tourelle d'un des B1 bis de la , juin 1940. Le corps de cavalerie est alors constitué de trois DLM au format réduit en plus des éléments organiques :

Éléments organiques du corps de cavalerie (EOCC) : Un groupe de canons de 75 () ; Une batterie antichar ; Une batterie antiaérienne ; autonome de chars de combat : 10 chars B1 bis ;

: de cuirassiers (chars), de cuirassiers (découverte), de dragons portés (infanterie), pas d'artillerie ;

DLM : / de dragons (chars), de cuirassiers (découverte), de dragons portés (infanterie), pas d'artillerie ; : / de cuirassiers (chars), de cuirassiers (découverte), de dragons portés (infanterie), pas d'artillerie.

Le régiment de chars des DLM est formé d'un escadron de chars 10 H39 et d'un escadron de 11 chars S35, le régiment de découverte de deux escadrons mixtes, avec cinq AMD Panhard et les dragons portés sont motorisés sur GMC ACK 353, Laffly S20TL et Licorne V15T (plus quelques chars légers AMR 35 au de la ).

Insigne vignette|Insigne du corps de cavalerie. Le corps de cavalerie adopte un insigne en forme de losange, taillé rouge et blanc (couleurs du fanion d'un commandant de groupe de divisions de cavalerie), chargé d'un heaume empanaché de trois plumets. Le losange est bordé du nom de l'unité (Corps de cavalerie) et de sa devise Premier et dernier au feu.

Plusieurs fabrications existent : Augis, Drago et fabricant inconnu, et diffèrent par leurs détails (forme du heaume, largeur de la bordure). L'insigne présenté ici correspond à la disposition générale mais pas à un modèle précis.

Les éléments du train, des transmissions et de l'intendance reprennent le taillé rouge et blanc.

Commandants

– : général René Prioux – : général

Notes et références

Bibliographie

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. . . . . . . . . Liens externes

Ordre de bataille du corps de cavalerie le 10 mai 1940

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